Nous avons tricoté un monde à notre façon où la valeur humaine est bien inférieure à la valeur financière.
Que m'importe que mon ami n'ait pas de fortune du moment que j'ai le plaisir de partager un quignon de pain avec lui... avec un bout de saucisson et un verre de rouge, quand même.
Tout ça pour vous dire que, malgré les prescriptions du Zen et de Mathieu Ricard, je me suis encore énervé : 300 millions pour un Gauguin (Go, gains !), 4 millions de bonus d'arrivée pour le nouveau patron de Sanofi (Sanofi c'est finaud !), les riches au Brésil qui évitent les inextricables embouteillages en prenant, en toute simplicité, l'hélicoptère (40 à 100 litres de kérosène à l'heure), et moi qui utilise constamment mon vélo pour réduire mon impact écologique...
Je suis un jobastron de première classe !
Alors que je commence à me calmer je lis que Cinquante nuances de Grey s'est vendu à 100 millions d'exemplaire : l'estocade.
Dès demain, et tous les matins, avant de me raser je me flagellerai de dix coups de knout en répétant autant de fois cette antienne : "Pourquoi n'ai-je pas écrit Cinquante nuances de Grey? Pourquoi n'ai-je pas écrit..."
Et pendant ce temps mon ami agriculteur en Auvergne, qui fournit l'un des cinq produits indispensables à la vie -la nourriture- vit dans la sobriété, en s'échinant. Gauguin, bonus, hélico, il ne connaît ça qu'à la télé. Mais manger un de ses pigeons rôtis, avec lui et Brouilly, c'est le paradis ; ça, je ne l'échangerai pas pour un tour d'hélico.
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
lundi 23 février 2015
samedi 21 février 2015
ALORS, ÇA VA ?
Bonjour chers petits vampires, heureux de vous retrouver bien que je sois complètement déconnecté après quatre jours dans la neige et l'azur, dans le silence à peine troublé par le glissement des skis de fond. Pour l'instant je me sens aussi à ma place dans ma rue que le jour où je suis sorti du cinéma après avoir vu Dersou Ouzala : vous savez, cette impression d'avoir rétréci, de vivre dans une cage, de n'être plus qu'un homme lyophilisé.
J'évite les stations surpeuplées par manque de goût pour les files d'attente devant le tire-fesses, le bruit des béotiens en extase, le béton montagnard et les entorses du genou.
En revanche, le trip dans une vallée sauvage, raquettes aux pieds, en louvoyant entre les pins et les mélèzes, en contemplant les cascades de glace et les stalactites des ruisseaux, en relevant les traces de chevreuil, de lièvre ou de mouflon, je kife grave.
J'en suis encore tout ramolli ; mais ne vous en faites pas, l'acide de l'information ne va pas tarder à m'attaquer et je ne me donne pas huit jours pour céder à une crise de révulsion.
D'ici là, soyez sage, et lisez un peu de Cabu pour ne pas oublier ce qu'est le talent dans l'irrévérence.
J'évite les stations surpeuplées par manque de goût pour les files d'attente devant le tire-fesses, le bruit des béotiens en extase, le béton montagnard et les entorses du genou.
En revanche, le trip dans une vallée sauvage, raquettes aux pieds, en louvoyant entre les pins et les mélèzes, en contemplant les cascades de glace et les stalactites des ruisseaux, en relevant les traces de chevreuil, de lièvre ou de mouflon, je kife grave.
J'en suis encore tout ramolli ; mais ne vous en faites pas, l'acide de l'information ne va pas tarder à m'attaquer et je ne me donne pas huit jours pour céder à une crise de révulsion.
D'ici là, soyez sage, et lisez un peu de Cabu pour ne pas oublier ce qu'est le talent dans l'irrévérence.
samedi 14 février 2015
EN-CAS
Comme je vais partir quelques jours à la montagne pour méditer (à compte d'hauteur), je vais vous laisser, comme on laisse des croquettes au chat, deux de ces calembredaines que vous lisez avec un plaisir coupable, chers petits vampires.
"On est si peu de chose dans cette grosse machine qu'est la société : être chiffonné, chiffon-né ; on est fiché, on est fichu, juste un fichu sur un nez ; on naît chiffe puis on est siphonné par cette société de chiffres, honnie."
Enfin, pour vous faire patienter une huitaine, un exemple d'indigence littéraire digne du Guiness des records.
"Quel est le rapport entre la pizza calzone et l'opéra Cosi fan tutte ? ........Tout Mozart est là."
Là-dessus, champagne : c'est le centième texte de mon blog. Je sais que je déblogue complètement mais c'est la faute de ma maman qui m'a fait naître avec des muscles (tout chaud sorti du four j'avais déjà des petites boules au niveau des mollets) et un peu muscat (parfois, constatant autour de moi les ravages de la démence sénile, je me dis que je finirai complètement jobastre).
"On est si peu de chose dans cette grosse machine qu'est la société : être chiffonné, chiffon-né ; on est fiché, on est fichu, juste un fichu sur un nez ; on naît chiffe puis on est siphonné par cette société de chiffres, honnie."
Enfin, pour vous faire patienter une huitaine, un exemple d'indigence littéraire digne du Guiness des records.
"Quel est le rapport entre la pizza calzone et l'opéra Cosi fan tutte ? ........Tout Mozart est là."
Là-dessus, champagne : c'est le centième texte de mon blog. Je sais que je déblogue complètement mais c'est la faute de ma maman qui m'a fait naître avec des muscles (tout chaud sorti du four j'avais déjà des petites boules au niveau des mollets) et un peu muscat (parfois, constatant autour de moi les ravages de la démence sénile, je me dis que je finirai complètement jobastre).
MAUX D'AIR NOEUD ou Aérophagie ?
Ecrire c'est la liberté, mais une liberté conditionnelle, parce qu'il y a ces satanés mots sur lesquels s'envole la pensée mais qui, aussi bien, la cadenasse ou la dénature.
Ecrire c'est comme se mettre en cuisine : parfois la mayonnaise ne prend pas, la chantilly ne durcit pas, la crème anglaise reste désespérément liquide.
Même les années passant, je suis toujours fasciné par la vitalité des mots, par leur incroyable pouvoir, leur caractère glissant ou leur lente agonie.
Il y a ceux que j'appelle les mots grigri : brandis par leur(s) utilisateurs(s) ils repoussent tous les anti-dogmatiques. Dans LES SEPT PLAIES DU MODÈLE CONTEMPORAIN -qui a figuré dans ce blog- je parlais de l'emploi de "moderne" dans les mondes économique et politique où il sert à tenir à distance les apostats du libéralisme (écolos, altermondialistes, sociologues,...) mais aujourd'hui je pense à son utilisation dans le langage des plasticiens.
Après le Modernisme, l'Art Moderne ayant fini par ne plus être contemporain on a inventé le Postmodernisme, déjà menacé d'obsolescence ; alors, n'écoutant que mon bon coeur et mon mauvais esprit, j'ai décidé d'apporter ma pierre à l'Eddy fils (je sais qu'au Ciel il me sera beaucoup pardonné, à commencer par mes ludonymes).
Donc, après le Postmodernisme, quoi ? Le pré-néomodernisme, le Néantisme, l'Onanart, le Destructisme, le Contemporalisme, le Cit'art (indien),le Démoëllisme, le Branlisme,...
Je fais confiance aux commentateurs de l'Art, jamais en panne de discours aussi alambiqués que creux, pour enfanter quelques néologismes croustillants.
Allez, messieurs... j'en salive déjà !
Ecrire c'est comme se mettre en cuisine : parfois la mayonnaise ne prend pas, la chantilly ne durcit pas, la crème anglaise reste désespérément liquide.
Même les années passant, je suis toujours fasciné par la vitalité des mots, par leur incroyable pouvoir, leur caractère glissant ou leur lente agonie.
Il y a ceux que j'appelle les mots grigri : brandis par leur(s) utilisateurs(s) ils repoussent tous les anti-dogmatiques. Dans LES SEPT PLAIES DU MODÈLE CONTEMPORAIN -qui a figuré dans ce blog- je parlais de l'emploi de "moderne" dans les mondes économique et politique où il sert à tenir à distance les apostats du libéralisme (écolos, altermondialistes, sociologues,...) mais aujourd'hui je pense à son utilisation dans le langage des plasticiens.
Après le Modernisme, l'Art Moderne ayant fini par ne plus être contemporain on a inventé le Postmodernisme, déjà menacé d'obsolescence ; alors, n'écoutant que mon bon coeur et mon mauvais esprit, j'ai décidé d'apporter ma pierre à l'Eddy fils (je sais qu'au Ciel il me sera beaucoup pardonné, à commencer par mes ludonymes).
Donc, après le Postmodernisme, quoi ? Le pré-néomodernisme, le Néantisme, l'Onanart, le Destructisme, le Contemporalisme, le Cit'art (indien),le Démoëllisme, le Branlisme,...
Je fais confiance aux commentateurs de l'Art, jamais en panne de discours aussi alambiqués que creux, pour enfanter quelques néologismes croustillants.
Allez, messieurs... j'en salive déjà !
jeudi 12 février 2015
EPANCHEMENT D'ACRIMONIE
Et voilà... je savais bien que mon dernier article était trop sirupeux ! A présent je suis d'une humeur de chien, faute aussi à une sieste trop prolongée.
Du coup, comme un verrat dans sa bauge, je me complais à ruminer les derniers ronds de jambes politiques et autres caquetages financiers : les histoires d' H.S. baissé, de prix des transports en commun qu'ils sont pas assez chers (les gars de la cour des comptes, ils n'ont pas pris le métro ou le RER depuis des siècles !), la réforme de la taxe foncière (ce projet me rassure à peu près autant qu'un type qui me suit dans une ruelle obscure avec une batte de base-ball),...
Je bois une tisane bien dégueulasse pour me remettre et, vertudieu ! j'apprends que le musée des Beaux-Arts de Lyon a lancé une souscription dans le but d'acquérir un tableau de Racine (et moi qui vais bientôt démarrer ma cure de décoctions d'aubier de tilleul du Roussillon) : mon sang ne fait qu'un tour. Le but est certes vertueux, mais 250 000 euros, c'est du lourd.
A force, ils vont nous épuiser le potentiel du financement participatif et la générosité citoyenne ; si des institutions telles que les musées commencent à capter des sommes pareilles que restera-t-il dans la bourse des quidams pour soutenir les petits écrivains et leurs projets éditoriaux (vous remarquez que, outre le ronchonnement, je cède à la mesquinerie) ?
Et puis on me tartine le cervelet avec ces histoires d'évasion fiscale à longueur de semaine, alors, quand je vois que le fisc m'a pompé plus de trois mois de retraite je m'abandonne à la fulmination (il y a les Femen, moi ce serait plutôt le Fulmen). Sapristi, j'entends que la mathématique qui s'applique à moi soit la même pour les autres, et encore plus quand il s'agit d'entreprises qui suintent de fric ; les à ma zone, à Peul, et que sonne, ouah le mart[eau], mi-crocs softs, ce tas rebuque*, [za]za ras,... (je suis obligé de flouter les noms, mes royalties d'écrivain ne me permettant pas de soutenir un procès).
Enfin, un dernier relent de colère monte en moi, comme une éructation intérieure, car je me mets à penser à tous ceux des petits artisans de la culture qui se défoncent pour embellir notre vie -libraires, troupes de théâtre, musiciens, éditeurs modestes- premières victimes des restrictions budgétaires alors qu'il y a toujours assez de sous pour pondre un rond-point de mes deux.
J'en suis là de mon ire lorsque je réalise que ce soir je dîne avec des amis avant d'assister à un spectacle de Jacques Gamblin à Châteauvallon : tout à coup le monde m'apparaît d'une extrême douceur. Même toi lecteur, je te considère d'un oeil attendri et te prie de me pardonner cet épanchement de bile. Ce qui n'empêchera qu'à la prochaine occasion d'avoir les boules j'aurai de la bile (boule et bile, vous l'aviez vue arriver celle-là).
Sans rancune. Signé : Fulmen.
*Mot du très très vieux Français ; à partir du verbe BUQUER qui signifie frapper, rebuquer veut dire qui frappe moult fois le nase. Si vous préférez, rebuquer c'est puer, fouetter, cocotter, trouilloter, schlipoter, poquer.
Du coup, comme un verrat dans sa bauge, je me complais à ruminer les derniers ronds de jambes politiques et autres caquetages financiers : les histoires d' H.S. baissé, de prix des transports en commun qu'ils sont pas assez chers (les gars de la cour des comptes, ils n'ont pas pris le métro ou le RER depuis des siècles !), la réforme de la taxe foncière (ce projet me rassure à peu près autant qu'un type qui me suit dans une ruelle obscure avec une batte de base-ball),...
Je bois une tisane bien dégueulasse pour me remettre et, vertudieu ! j'apprends que le musée des Beaux-Arts de Lyon a lancé une souscription dans le but d'acquérir un tableau de Racine (et moi qui vais bientôt démarrer ma cure de décoctions d'aubier de tilleul du Roussillon) : mon sang ne fait qu'un tour. Le but est certes vertueux, mais 250 000 euros, c'est du lourd.
A force, ils vont nous épuiser le potentiel du financement participatif et la générosité citoyenne ; si des institutions telles que les musées commencent à capter des sommes pareilles que restera-t-il dans la bourse des quidams pour soutenir les petits écrivains et leurs projets éditoriaux (vous remarquez que, outre le ronchonnement, je cède à la mesquinerie) ?
Et puis on me tartine le cervelet avec ces histoires d'évasion fiscale à longueur de semaine, alors, quand je vois que le fisc m'a pompé plus de trois mois de retraite je m'abandonne à la fulmination (il y a les Femen, moi ce serait plutôt le Fulmen). Sapristi, j'entends que la mathématique qui s'applique à moi soit la même pour les autres, et encore plus quand il s'agit d'entreprises qui suintent de fric ; les à ma zone, à Peul, et que sonne, ouah le mart[eau], mi-crocs softs, ce tas rebuque*, [za]za ras,... (je suis obligé de flouter les noms, mes royalties d'écrivain ne me permettant pas de soutenir un procès).
Enfin, un dernier relent de colère monte en moi, comme une éructation intérieure, car je me mets à penser à tous ceux des petits artisans de la culture qui se défoncent pour embellir notre vie -libraires, troupes de théâtre, musiciens, éditeurs modestes- premières victimes des restrictions budgétaires alors qu'il y a toujours assez de sous pour pondre un rond-point de mes deux.
J'en suis là de mon ire lorsque je réalise que ce soir je dîne avec des amis avant d'assister à un spectacle de Jacques Gamblin à Châteauvallon : tout à coup le monde m'apparaît d'une extrême douceur. Même toi lecteur, je te considère d'un oeil attendri et te prie de me pardonner cet épanchement de bile. Ce qui n'empêchera qu'à la prochaine occasion d'avoir les boules j'aurai de la bile (boule et bile, vous l'aviez vue arriver celle-là).
Sans rancune. Signé : Fulmen.
*Mot du très très vieux Français ; à partir du verbe BUQUER qui signifie frapper, rebuquer veut dire qui frappe moult fois le nase. Si vous préférez, rebuquer c'est puer, fouetter, cocotter, trouilloter, schlipoter, poquer.
mardi 10 février 2015
GAI, T'ES ?
Le problème des billets d'humeur c'est qu'on finirait par en avoir, de l'humeur. Alors, pour rassurer ceux de mes lecteurs qui penseraient que je broie du noir -j'ai hésité sur l'expression vu l'actualité un peu tendue- que j'atrabile, que je me grouigne*1, voici un billet d'hume-heur.
Abstraction faite de tous les véreux, vicieux, sadiques, fanatiques, accapareurs, jobastrons et niquedouilles, j'ai le bonheur de fréquenter des gens agréables, bienveillants, francs, intéressants mais désintéressés, consciencieux et humains.
Leur amitié est le petit radiateur auquel je réchauffe mes crises d'arthrose intellectuelle ; ils sont ma petite pompe à essence de joie et dès que j'en croise un je fais le plein. Si je n'ai pas encore assez chaud au moral je salive quelques friandises : une pénéqué sur le divan quand le soleil de 13h.30 chauffe mon crâne et ma nuque, le goût du couscous de midi et ses suaves bouchées d'agneau, une pensée de mes montagnes du Cantal et de ma forêt préférée, le souvenir de la voix de Dee Dee Bridgewater parlant amoureusement à un micro*2, la grive que j'ai observée tout à l'heure au pied de mon citronnier.
Merci à tous, aujourd'hui vous m'avez donné l'envie d'écrire ce poulet au sucre candi (vous n'espériez tout de même pas vous en tirer sans un petit ludonyme pourri !), ce loukoum épistolaire que n'aurait pas renié Barbara Cartland.
*Voir mon roman HIER, LA TERRE (si j'attends après les autres pour me faire la pub...)
*Bouffée de chaleur mémorable lorsqu'elle avait susurré quelques mots torrides sur France Inter, dans l'émission "A titre provisoire" de Daniel Schick, à une époque où ma barbe était encore de jais.
Abstraction faite de tous les véreux, vicieux, sadiques, fanatiques, accapareurs, jobastrons et niquedouilles, j'ai le bonheur de fréquenter des gens agréables, bienveillants, francs, intéressants mais désintéressés, consciencieux et humains.
Leur amitié est le petit radiateur auquel je réchauffe mes crises d'arthrose intellectuelle ; ils sont ma petite pompe à essence de joie et dès que j'en croise un je fais le plein. Si je n'ai pas encore assez chaud au moral je salive quelques friandises : une pénéqué sur le divan quand le soleil de 13h.30 chauffe mon crâne et ma nuque, le goût du couscous de midi et ses suaves bouchées d'agneau, une pensée de mes montagnes du Cantal et de ma forêt préférée, le souvenir de la voix de Dee Dee Bridgewater parlant amoureusement à un micro*2, la grive que j'ai observée tout à l'heure au pied de mon citronnier.
Merci à tous, aujourd'hui vous m'avez donné l'envie d'écrire ce poulet au sucre candi (vous n'espériez tout de même pas vous en tirer sans un petit ludonyme pourri !), ce loukoum épistolaire que n'aurait pas renié Barbara Cartland.
*Voir mon roman HIER, LA TERRE (si j'attends après les autres pour me faire la pub...)
*Bouffée de chaleur mémorable lorsqu'elle avait susurré quelques mots torrides sur France Inter, dans l'émission "A titre provisoire" de Daniel Schick, à une époque où ma barbe était encore de jais.
vendredi 6 février 2015
CHICHERIE
Jésumarijosef, qu'ils sont beaux ! Comme je les admire, comme je les chéris, comme je les révère !
Qui me direz-vous ?
Mais, mais, mais, voyons... Ces costumes trois pièces aux tissus indémodables, ces cravates si respectables, ces sourires de crocodile alternant avec la mine d'un comptable qui vient de trouver un trou dans sa caisse. Cette componction explicative à notre attention, nous béotiens incurables, petit peuple non rolexisé, chiure de mouche sur la calandre de leur berline de fonction.
Ça y est, vous les avez reconnus : tous ceux qui nous expliquent que nous sommes de vilains garçons parce que nous coûtons trop cher à l'assurance maladie, aux caisses de retraite et aux employeurs, mais qui sont incapables, par exemple, de mener une vie décente en-dessous de 2,5 millions par an soit plus de mille fois mon revenu annuel (mes hommages cher ex-président).
Comme je le disais dernièrement à un ami "Je ne sais plus quoi faire avec mon argent... il disparaît avant que je le touche !"
Ces admirables conseilleurs, parangons de frugalité, me rappellent un économe qui venait pendant notre repas lycéen, sa proue abdominale en avant, nous expliquer qu'il ne fallait pas se goinfrer tout en débarrassant ses dents, au moyen d'une allumette taillée, des surplus de son dernier repas.
Bon, la mer est encore gratuite. Je prends mon morey et je me casse. DMOS
Qui me direz-vous ?
Mais, mais, mais, voyons... Ces costumes trois pièces aux tissus indémodables, ces cravates si respectables, ces sourires de crocodile alternant avec la mine d'un comptable qui vient de trouver un trou dans sa caisse. Cette componction explicative à notre attention, nous béotiens incurables, petit peuple non rolexisé, chiure de mouche sur la calandre de leur berline de fonction.
Ça y est, vous les avez reconnus : tous ceux qui nous expliquent que nous sommes de vilains garçons parce que nous coûtons trop cher à l'assurance maladie, aux caisses de retraite et aux employeurs, mais qui sont incapables, par exemple, de mener une vie décente en-dessous de 2,5 millions par an soit plus de mille fois mon revenu annuel (mes hommages cher ex-président).
Comme je le disais dernièrement à un ami "Je ne sais plus quoi faire avec mon argent... il disparaît avant que je le touche !"
Ces admirables conseilleurs, parangons de frugalité, me rappellent un économe qui venait pendant notre repas lycéen, sa proue abdominale en avant, nous expliquer qu'il ne fallait pas se goinfrer tout en débarrassant ses dents, au moyen d'une allumette taillée, des surplus de son dernier repas.
Bon, la mer est encore gratuite. Je prends mon morey et je me casse. DMOS
mercredi 4 février 2015
DEGENERESCENCE
Je viens de réaliser que je suis atteint de dégénérescence motsculaire, maladie qui provoque une illusion d'optique : en lisant un mot j'en vois un autre.
Je ne peux pas ouvrir un livre ou une revue sans lire double. Ainsi, dans une même page j'ai fourché deux fois, apercevant "page spermaculture" au lieu de stage permaculture, "cachot de la peste" au lieu de cachet de la poste.
J'envisage sérieusement de me faire soigner.
Je ne peux pas ouvrir un livre ou une revue sans lire double. Ainsi, dans une même page j'ai fourché deux fois, apercevant "page spermaculture" au lieu de stage permaculture, "cachot de la peste" au lieu de cachet de la poste.
J'envisage sérieusement de me faire soigner.
mercredi 14 janvier 2015
PROMIS
C'est promis, mardi prochain je reprends la publication des PENSEES de mon obtus congénital et ce jusqu'à la fin du mois ; après, il faudra attendre l'éventuelle publication du livre pour déguster le reste. A suivre.
Cependant, pour récompenser ceux qui me lisent fidèlement depuis des semaines je vais faire mon "comique-août" ; en effet, suivant l'air du temps -qui parfois sent un peu fort- je dois confesser que j'ai cédé à une pulsion de midinette, regardant avec un délice coupable, la vidéo d'un fan de Beyoncé qui, embrassé par la vedette, tombe dans les pommes.
Sachez -de thé- que je ne lui jette pas la pierre ; moi-même si j'avais été étreint par Marguerite Yourcenar je me serais certainement pâmé.
Voilà, c'est un lourd secret que je vous dévoile mais Dieu que je me sens bien après cette confession (qui, je l'admets, n'est pas du niveau de celles de Jean-Jacques Rousseau)!
Cependant, pour récompenser ceux qui me lisent fidèlement depuis des semaines je vais faire mon "comique-août" ; en effet, suivant l'air du temps -qui parfois sent un peu fort- je dois confesser que j'ai cédé à une pulsion de midinette, regardant avec un délice coupable, la vidéo d'un fan de Beyoncé qui, embrassé par la vedette, tombe dans les pommes.
Sachez -de thé- que je ne lui jette pas la pierre ; moi-même si j'avais été étreint par Marguerite Yourcenar je me serais certainement pâmé.
Voilà, c'est un lourd secret que je vous dévoile mais Dieu que je me sens bien après cette confession (qui, je l'admets, n'est pas du niveau de celles de Jean-Jacques Rousseau)!
lundi 12 janvier 2015
NOCABUDONOSOR
L'idolâtrie, l'admiration sans bornes ni nuances ne sont pas ma tasse de thé mais j'ai toujours éprouvé des sympathies profondes et instinctives pour quelques personnes connues ; elles étaient -ou elles sont- pour moi comme des grands frères, ou soeurs, dans lesquels je me retrouve. Leurs indignations, leurs rires, leur philosophie de la vie sont les miennes. A chaque fois que l'un d'eux disparaît je disparais moi-même pour quelque jours, alourdi par un chagrin qui me semble excessif ; ils s'appelaient Brassens, Desproges, Yourcenar. Ils se nomment Le Clézio, Rabhi, Rochefort.
Aujourd'hui c'est Cabu ; ce "con" qui m'avait fait tant rire m'a fait pleurer comme un gosse. Sans nous connaître nous partagions, il me semble, la férocité du trait -moi avec moins de talent- et l'amour de l'humanité. Vous comprendrez donc mon silence depuis mercredi ; je n'avais plus le coeur à plaisanter ou à brocarder.
Pour le meilleur ou le pire, je reprendrai la publication des PENSEES D'UN OBTUS CONGENITAL mardi 20 janvier. D'ici là ma petite boutique sera fermée. A bientôt.
Aujourd'hui c'est Cabu ; ce "con" qui m'avait fait tant rire m'a fait pleurer comme un gosse. Sans nous connaître nous partagions, il me semble, la férocité du trait -moi avec moins de talent- et l'amour de l'humanité. Vous comprendrez donc mon silence depuis mercredi ; je n'avais plus le coeur à plaisanter ou à brocarder.
Pour le meilleur ou le pire, je reprendrai la publication des PENSEES D'UN OBTUS CONGENITAL mardi 20 janvier. D'ici là ma petite boutique sera fermée. A bientôt.
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