Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
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mardi 4 octobre 2016

FRANGLAIS 4

    Aaah, les cuistres, les jocrisses, les bachi-bouzouks ! Bateleurs télévisuels, animateurs radios snobinards, vous tartinez votre logorrhée de work in progress... Que Belzébuth m'asticote les arpions, ça vous arracherait les amygdales de dire oeuvre en cours ou, mieux encore, oeuvre en chantier. Pour pas une syllabe de plus !

samedi 8 novembre 2014

FRANGLAIS 3

    Vous rendez-vous compte qu'un spécialiste de stand-up, après avoir brillamment mené un running gag à terme, peut recevoir une standing ovation ?
    Si vous préférez, l'humoriste, après un debout a reçu une ovation de standing pour son gag qui détale... Ah, mes enfants, que deviendrions-nous sans ces paillettes d'anglais dont moult fins esprits émaillent leur langage ? !
    Je ne voudrais pas passer pour un pisse-froid mais depuis l'âge de ma première sucette j'ai toujours vu les humoristes assurer leur spectacle debout ; quant à l'aspect improvisation interactive, j'en connais qui n'ont pas attendu les années 2000 (frère Desproges priez pour nous)...
    Pour le running gag, vous pouvez toujours courir pour que je l'utilise ; je lui préfère gag en boucle, gag filé -comme la métaphore- ou vanne en échos.
    Enfin, pour ceux qui snoberaient l'ovation debout, on se demande pourquoi, je leur conseillerais, devant une cantatrice, de ne pas brûler les chants d'elle par les debouts.

mercredi 5 novembre 2014

FRANGLAIS 2

    Ce week-end, comme l'assassin sur les lieux de son crime, comme la langue sur un "ice cream" [provocation gratuite], comme un poète sort d'un i ce que rime [Rimbaud pour ne pas le nommer], je suis revenu sur ma terre natale, Nice.
    Et là, enfer et putréfaction, en paires et foutre à réaction, que vois-je, rue Rancher, rue Penchienatti, puis partout ? Des enseignes complaisantes, des raisons sociales en baragouin, des cartouches professionnels fruits de la mode langagière et du renoncement le plus odieux !
   Alors que je déambule avec mon excellent ami Loulou, un ESTATE NIÇOIS m'arrache les yeux ; une envie furieuse d'aller invectiver l'agent immobilier dans son officine me saisit. Je vais lui en donner moi, des estate niçois ! Pourquoi pas ESTHETE NIÇOIS ou ET CE TÊT* NIÇOIS ou EST-CE TÊTE, NIÇOIS ?
    Ah, l'ignoble jobastron, quand IMMOBILIER NIÇOIS aurait largement suffi.
    Mais je bus la lie du calice au moment où, m'apprêtant à déguster ma daube provençale à L'auberge Acropolis mon regard fut sauvagement agressé par la devanture d'un magasin en vis-à-vis, surmonté d'un gigantesque SHOW ROOM. Me gâcher ainsi mon orgasme gastronomique!
    S'il n'eût été près de vingt et une heures je serais allé souffleter l'impudent, ou, pour le moins, l'aurais-je morigéné, gourmandé, tancé jusqu'à obtenir amende honorable. " Jeune homme vous auriez pu tenter une contrepèterie  CHOU ROM, ou inventer quelque saillie écrivassière, je ne sais pas moi,  CHAUD ROUE MEUT !, CHAUVE ROUX HMM, CHIOTTE ROOM, CHAUT ROUMAGNOLE (pour un marchand d'articles de pêche ou de spiritueux). Voilà, jeune bélître !"
    Pour finir, après cette démonstration aveuglante de pertinence, quelques francisations sauvages : à pis Inde, noeud guette de pou laid, mue fine au chocolat et stries Ming.

*Le récipient, pas la fête vietnamienne.

N.B. : J'offrirai toute ma gratitude à celui qui m'indiquera comment mettre des cédilles sous les majuscules.
P.S. : Le gagnant est Roger Malvezin ; je lui enverrai ma gratitude emballée dans du PQ, cela va de soi (de soie ?).
P.S. II : Ça n'est pas un blog interactif, ça !!

vendredi 10 octobre 2014

COMMENCEMENT

    Encore une matinée où tout n'était que luxe (relatif), calme et volupté ; j'écoutais France-Culture où l'on tressait -comme partout- des couronnes de lauriers à Nobel Modiano, ce qui me réjouissait puisque j'ai toujours aimé cet écrivain.
    Et là, aux portes de l'épectase, un journaliste, après une faute de syntaxe (double interrogation est-ce que + est-il) m'assène un coup de matraque assassin : un anglicisme prononcé à la vitesse de 300 mots/minute.
    Alors, j'ai décidé, pour purger ma bile, de m'attaquer, à chaque bonne occasion, à cette cuistrerie qui consiste à larguer un anglicisme pour s'éviter de chercher un équivalent dans notre langue maternelle.
   Ainsi je prierai les pédants médiatiques de lâcher "work in progress" pour oeuvre en chantier, travail en cours, livre en gestation.
    Enfin, pour conclure ce premier billet quelques francisations sauvages, juste pour le plaisir : Goûtgueule, Amaszone, fessebouc, touite, blogue, pipeul, hachetague, ouifi et ailphone (celui-là irait aussi pour le gars qui vous parle dans l'oreille quand il a becqueté un aïoli à midi).