Chers lecteurs, permettez-moi de revenir sur la notion de Nobé, c'est-à-dire de néo-béotien, notion à la fois simple et subtile, un peu comme ces expressions rustiques mais ô combien lourdes de sens, comme je t'emm...., va te faire f....., tu me fais ch... et autres joyeusetés de la conversation matrimoniale musclée.
Car, qu'est-ce qu'un nouveau béotien, ce que vous êtes puisque, par imprégnation mentalo*-visuelle, en parcourant mes lignes vous êtes forcément contaminés ,
Le Nobé, c'est celui/celle qui assume la part de mauvaise foi, de jugements primaires et d'idées à la mords-moi le doigt inhérente à tout humain.
Après tout, nous nous beurrons bien la tartine de ces beaux messieurs qui pontifient sur les ondes, bavassent sur nos écrans et se répandent sur le papier : cuistre qui brandit les mots nouveaux (dont beaucoup d'anglichonneries) comme les thuriféraires secouaient l'encens dans les cathédrales ; doctus cum libro, qui vous écrase de son savoir tout frais, lequel ne survivra pas à son prochain repas au resto du coin ; sapiens économicus, sorti bien calibré du moule, plus orthodoxe et mortellement ennuyeux qu'un témoin de Jéhovah qui a réussi à mettre son pied dans votre porte.
Alors, pourquoi nous, Nobés, ne pourrions pas joindre nos petites vomissures verbales au Niagara de mots pour rien, de sentences prétentieuses, de gloubi-boulga logorrhéique ?
Et si le coeur vous en dit, commentez mes éructations stylistiques ; j'en ferai mes délices. Par ailleurs, mes agneaux, répandez la bonne parole, recrutez les lecteurs : il serait tordant que Yadupéku? fasse autant de vues que K.K., Nab... ou T.Swift !!
Allo! Non, mais allo, quoi !
*C'eût été une menthe à la limonade j'aurais écrit diabolo-visuel...