Chers Nobés, vous n'êtes pas sans connaître ma passion pour les oeuvres de la philosophe hypertétinoïdée qui porte le doux nom de Nabilla. Au point que j'ai adopté, pour conclure mes misérables billets d'humeur, son impérissable formule, cette pensée qui me rappelle irrésistiblement Montaigne dans ses meilleurs moments : Allo, non, mais allo quoi !
J'ai pensé, dans mon cerveau que le temps rabougrit comme il dessèche le bout de gruyère abandonné sur son assiette aux caprices de l'air estival*, j'ai pensé, donc, à adopter une autre sentence comme point final de mes pitoyables productions : Ah, oui, mais alors...non !!
Je sais, je n'arrive pas à la cheville de la penseuse mégamamélique mais, au moins, cette maxime sera nôtre.
Puisque nous en sommes à parler de mots, permettez-moi d'épancher ma bile (ça coule comme le style, ô bile !) : je suis à cran à force d'entendre tant de mots maltraités, quand ils ne sont pas tartinés sur tranches de vide ou de prétention.
Vous savez déjà tout le mal que je pense d'immersif ... À chaque fois que, tantôt, j'ouïs ces délits de langue**, cela me fit fulminer, bouillir, écumer, et aujourd'hui encore cela me tire l'ire (recyclage d'un de mes anciens jeu de mots). Quand je vois ce malheureux chafouin -dont j'avais appris, dans ma tendre jeunesse, qu'il synonymait avec rusé, sournois, voire cauteleux- affadi, réduit à un banal équivalent de contrarié... je monte sur mes grands poneys !
Croyez-moi, la prochaine fois que j'entends au jour d'aujourd'hui... mais néanmoins...réserver à l'avance, je sors mon lance-pierre.
Frères et soeurs néo-béotiens, révoltons-nous, ne laissons pas les néo-barbares martyriser notre langue !
Ah, oui, mais alors... non !!
*Je suis assez content de cette comparaison quasi poétique.
**J'admire ma contention face à un jeu de mots qui me faisait de l'oeil.
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