J'ai ma littérature à moi, et ma façon de classer les auteurs : dans ma bibliothèque-cave, les livres sont autant de bouteilles et ouvrir un bouquin c'est comme déboucher un vin.
Il y a les écrivains champagne : c'est léger, souple et pétillant. Une flûte de Cocteau ou de d'Ormesson, ça ne se refuse pas !
Il y a les écrivains bons crus de terroir : une belle fiasque de Vincenot ou de Pourrat, aux saveurs boisées, vous met sur la langue le souvenir des lieux sauvages.
Il y a les écrivains AOC : on sait ce qu'on boit. Cela a de la cuisse et du bouquet, jamais en perte de qualité. Ne pas se refuser un godet de Marcel Aymé, de Colette ou de Modiano.
Il y a les écrivains piquettes : on voit un échantillon qui traîne, on le débouche et toc ! Dévastation du palais, destop dans la tuyauterie intime. On ne cherche même pas à lire le nom sur l'étiquette...
Il y a les écrivains Kiravi* : c'est du pinard sous plastique, ça désoiffe sur le coup mais ça manque de caractère. On en boit toujours trop, mais on y revient : pour les uns c'est du Harlequin, pour d'autres du Série noire, etc.
Il y a les écrivains vieux cognac (armagnac ou calva, je ne suis pas sexiste) : ça tient longtemps en bouche avec des parfums de violettes et de fruits buissonniers. Impossible de se lasser de déguster un ballon de Montaigne, de Diderot, de Flaubert, de Hesse ou de Camus.
En ce qui concerne les vins trop jeunes, laissons-les mûrir en cave. Le temps fera son oeuvre.
* Ou Margnat Village, si vous préférez, et toute autre bibine d'antan.
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
lundi 5 mars 2018
lundi 22 janvier 2018
FAN DE BINGBING
Jésumarijosef, il y a peu je déshabillais mon Télérama hebdomadaire (oui, oui, je lui arrachais sa petite combinaison plastique) et que vis-je ? Un titre hallucinant : Fan Bingbing !
Mon cerveau ne fit qu'un tour : comment, Télérama, cette revue à la fois audacieuse et dans les clous, s'intéresserait-elle au sexe et aux amateurs de copulation ?! Encore que j'aurais mieux vu Fan Craccrac, ou Fan Gangband pour les plus crapuleux.
Et puis, soudain, un éclair de lucidité me fit abandonner ces raisonnements polissons : j'envisageai que ce titre en appelait aux supporters de Sheila.
Saperlotte, dans un deuxième éclair, je me souvins que son tube s'appelait Bang Bang et non Bing Bing !
C'est alors que, faisant preuve d'une présence d'esprit confondante, je m'avisai que la couverture présentait le minois de porcelaine d'une jeune asiatique et que le titre correspondait à son patronyme. Aussi, quand on est chinois, a-t-on idée d'un nom pareil, qui aurait mieux convenu à une chanteuse suédoise des années 80 !
Ayant retrouvé toute mon acuité intellectuelle, je feuilletai, d'un doigt rapide et un tantinet concupiscent, les pages jusqu'à l'article désiré. Là, au bout de quelques lignes, nouvelle stupéfaction mâtinée d'hébétude ; que lus-je (dit-on aux sports d'hiver) me demanderez-vous ?
La jeune Bingbing, à la peau lisse comme un urinoir suisse, enfonce toutes mes philosophes préférées : Paris Hilton, Nabilla, et surtout Kim Kardashian, ma référence absolue, celle dont je bois la moindre parole comme un jus de citron* bio. En effet, cette Mylène Farmer extrême-orientale, star du Cinecitta chinetoc, demande 100 000 euros à qui veut dîner à sa table !
Allez vous rhabiller, bécasses siliconées, ex-présidents nécessiteux, stars du ballon rond gominées et autres foutriquets médiatiques ! Votre maîtresse est là. Personnellement, moi, torcheur de textes indignes, gagne-petit de l'écrit vain (300 euros de royalties pour 4 ans de boulot), je m'incline bassement. Trop forte, Bingbing...
Allez, je prends mon morey et je me casse, amer en mer. DMOS
*Le citron, la tête quoi !
Mon cerveau ne fit qu'un tour : comment, Télérama, cette revue à la fois audacieuse et dans les clous, s'intéresserait-elle au sexe et aux amateurs de copulation ?! Encore que j'aurais mieux vu Fan Craccrac, ou Fan Gangband pour les plus crapuleux.
Et puis, soudain, un éclair de lucidité me fit abandonner ces raisonnements polissons : j'envisageai que ce titre en appelait aux supporters de Sheila.
Saperlotte, dans un deuxième éclair, je me souvins que son tube s'appelait Bang Bang et non Bing Bing !
C'est alors que, faisant preuve d'une présence d'esprit confondante, je m'avisai que la couverture présentait le minois de porcelaine d'une jeune asiatique et que le titre correspondait à son patronyme. Aussi, quand on est chinois, a-t-on idée d'un nom pareil, qui aurait mieux convenu à une chanteuse suédoise des années 80 !
Ayant retrouvé toute mon acuité intellectuelle, je feuilletai, d'un doigt rapide et un tantinet concupiscent, les pages jusqu'à l'article désiré. Là, au bout de quelques lignes, nouvelle stupéfaction mâtinée d'hébétude ; que lus-je (dit-on aux sports d'hiver) me demanderez-vous ?
La jeune Bingbing, à la peau lisse comme un urinoir suisse, enfonce toutes mes philosophes préférées : Paris Hilton, Nabilla, et surtout Kim Kardashian, ma référence absolue, celle dont je bois la moindre parole comme un jus de citron* bio. En effet, cette Mylène Farmer extrême-orientale, star du Cinecitta chinetoc, demande 100 000 euros à qui veut dîner à sa table !
Allez vous rhabiller, bécasses siliconées, ex-présidents nécessiteux, stars du ballon rond gominées et autres foutriquets médiatiques ! Votre maîtresse est là. Personnellement, moi, torcheur de textes indignes, gagne-petit de l'écrit vain (300 euros de royalties pour 4 ans de boulot), je m'incline bassement. Trop forte, Bingbing...
Allez, je prends mon morey et je me casse, amer en mer. DMOS
*Le citron, la tête quoi !
samedi 20 janvier 2018
PUB...ALGIE PERSISTANTE
Si je devais donner une des caractéristiques du monde contemporain, ce serait l'épuisement. Car nous avons enfanté une société qui épuise toutes les ressources humaines : l'imagination, la patience, l'énergie, l'attention...
Or la publicité est un des éléments qui contribuent à cet épuisement, par son omniprésence, sa puissance répétitive, son invasion des espaces, la niaiserie de beaucoup de ses contenus.
Réellement, je serais étonné d'être seul à vomir la pub. Elle m'agresse parce que je dois la subir. D'autant que je sais qu'elle est une machine à nous faire prendre des vessies pour des lanternes : les produits matraqués ne sont pas forcément les meilleurs.
Si je ne dresse pas un bouclier entre elle est moi, je finis la journée avec le cerveau comme du céleri rémoulade.
L'utilisation de boules Quiès et de casques insonorisés n'est pas une solution.
Une fois qu'on a éduqué ses yeux à éviter les panneaux de Decaux et consorts, il reste, arrivé au doux foyer, à trouver les chaînes, télé ou radio, vierges d'annonces mercantiles : ces îlots, où le naufragé de la cacophonie contemporaine retrouve des plages de calme, de respect et de silence, se réduisent comme peau de chagrin. Arte pour la télé, France Culture et France Musique pour les radios.
Cependant, la bête pubienne -pas un morpion- n'est pas encore vaincue : profitant de notre faiblesse (envie de regarder un peu de sport, ou une petite daube américaine) la pub nous attaque sournoisement. Ce sont ces malheureux sportifs, badgés comme une valise en carton sur bras, tronc et jambes ; si c'était possible, on leur en mettrait sur le front, les dents, les oreilles, et les fesses, ce qui serait assez visuel chez les descendeurs à ski.
Une fois que vous avez esquivé les pubs qui saucissonnent les films ( pour Cochonou ou le Bâton de berger...), vous n'êtes pas saufs pour autant.
Il y a peu, cédant ignominieusement à l'envie de regarder un Barnaby, quelle ne fut pas ma rage de voir le haut de mon écran souillé par deux taches : sur la droite, le logo de la chaîne, C8 pour ne pas la nommer ; sur la gauche, le faciès de l'animateur de TPMP, émission que je m'enorgueillis de ne l'avoir jamais regardée, hormis au hasard d'un zapping !
Je pense n'avoir jamais acheté un produit "vu à la télé", au contraire, et comme vous, je suppose, j'aimerais qu'on laisse mes yeux, mes oreilles et mon cerveau tranquilles. Contrairement à Pascal, le silence éternel des espaces infinis ne m'effraie pas.
Or la publicité est un des éléments qui contribuent à cet épuisement, par son omniprésence, sa puissance répétitive, son invasion des espaces, la niaiserie de beaucoup de ses contenus.
Réellement, je serais étonné d'être seul à vomir la pub. Elle m'agresse parce que je dois la subir. D'autant que je sais qu'elle est une machine à nous faire prendre des vessies pour des lanternes : les produits matraqués ne sont pas forcément les meilleurs.
Si je ne dresse pas un bouclier entre elle est moi, je finis la journée avec le cerveau comme du céleri rémoulade.
L'utilisation de boules Quiès et de casques insonorisés n'est pas une solution.
Une fois qu'on a éduqué ses yeux à éviter les panneaux de Decaux et consorts, il reste, arrivé au doux foyer, à trouver les chaînes, télé ou radio, vierges d'annonces mercantiles : ces îlots, où le naufragé de la cacophonie contemporaine retrouve des plages de calme, de respect et de silence, se réduisent comme peau de chagrin. Arte pour la télé, France Culture et France Musique pour les radios.
Cependant, la bête pubienne -pas un morpion- n'est pas encore vaincue : profitant de notre faiblesse (envie de regarder un peu de sport, ou une petite daube américaine) la pub nous attaque sournoisement. Ce sont ces malheureux sportifs, badgés comme une valise en carton sur bras, tronc et jambes ; si c'était possible, on leur en mettrait sur le front, les dents, les oreilles, et les fesses, ce qui serait assez visuel chez les descendeurs à ski.
Une fois que vous avez esquivé les pubs qui saucissonnent les films ( pour Cochonou ou le Bâton de berger...), vous n'êtes pas saufs pour autant.
Il y a peu, cédant ignominieusement à l'envie de regarder un Barnaby, quelle ne fut pas ma rage de voir le haut de mon écran souillé par deux taches : sur la droite, le logo de la chaîne, C8 pour ne pas la nommer ; sur la gauche, le faciès de l'animateur de TPMP, émission que je m'enorgueillis de ne l'avoir jamais regardée, hormis au hasard d'un zapping !
Je pense n'avoir jamais acheté un produit "vu à la télé", au contraire, et comme vous, je suppose, j'aimerais qu'on laisse mes yeux, mes oreilles et mon cerveau tranquilles. Contrairement à Pascal, le silence éternel des espaces infinis ne m'effraie pas.
mercredi 3 janvier 2018
LA PÊCHE AU CON
Comme beaucoup de vilains garnements alermondialistes je scrute avec attention la décision de l'Europe quant à la pratique de la pêche électrique en mer...
Le pillage par les chaluts géants étant lucratif, mais pas encore assez, cette technique a été testée disons... généreusement par des flottes d'Europe du Nord. D'ici la fin de ce mois de janvier nous saurons si elle est autorisée officiellement.
Pour ma part, j'aimerais contribuer à l'effort de réflexion des instances européennes. En leur proposant d'autres types de pêche tout aussi efficaces, dans le désordre : on pourrait promener des mégapompes dans les océans pour aspirer tout ce qui y traîne, poissons, plancton, algues et crustacés, enfin tout ce qui fait qu'un homme normal n'a pas envie de s'y baigner.
On pourrait également verser des citernes d'anesthésiant dans l'eau ce qui permettrait d'éponger les excédents des entreprises chimiques, assurerait des pêches fructueuses et, une fois les mers vidées, de les utiliser comme une sorte de gigantesque pisciculture.
On pourrait enfin inventer un appeau à poissons, lequel, comme le sifflet avec les canards, convoquerait à notre gré bars, daurades et turbots, ce qui permettrait de congédier le menu fretin, lequel serait prié de repasser à sa maturité.
Cette dernière technique a ma faveur parce qu'elle cueille la ressource dans la douceur.
Ceci dit, nous pourrions capturer une autre espèce à l'électricité : je propose la pêche au con. Tous ces beaux poissons à cravate qui considèrent que les mers sont surpeuplées (ils ne doivent pas lire souvent les rapports sur l'état des stocks) qu'une petite décharge de 40 volts aiderait à visualiser les effets de l'électropêche... Malheureusement, comme leur viande est vite avariée, on ne peut envisager de la commercialiser. La pêche au con ne doit donc rester qu'un "loisir sportif". Le con blanc pourra être pêché sans quotas ; le con rouge, de plus en plus rare dans nos mers européennes, sera traité avec parcimonie. Avis aux gastronomes : le filet de con étant un peu sec, il est bon de le faire tremper dans l'oseille avant de le cuisiner.
Le pillage par les chaluts géants étant lucratif, mais pas encore assez, cette technique a été testée disons... généreusement par des flottes d'Europe du Nord. D'ici la fin de ce mois de janvier nous saurons si elle est autorisée officiellement.
Pour ma part, j'aimerais contribuer à l'effort de réflexion des instances européennes. En leur proposant d'autres types de pêche tout aussi efficaces, dans le désordre : on pourrait promener des mégapompes dans les océans pour aspirer tout ce qui y traîne, poissons, plancton, algues et crustacés, enfin tout ce qui fait qu'un homme normal n'a pas envie de s'y baigner.
On pourrait également verser des citernes d'anesthésiant dans l'eau ce qui permettrait d'éponger les excédents des entreprises chimiques, assurerait des pêches fructueuses et, une fois les mers vidées, de les utiliser comme une sorte de gigantesque pisciculture.
On pourrait enfin inventer un appeau à poissons, lequel, comme le sifflet avec les canards, convoquerait à notre gré bars, daurades et turbots, ce qui permettrait de congédier le menu fretin, lequel serait prié de repasser à sa maturité.
Cette dernière technique a ma faveur parce qu'elle cueille la ressource dans la douceur.
Ceci dit, nous pourrions capturer une autre espèce à l'électricité : je propose la pêche au con. Tous ces beaux poissons à cravate qui considèrent que les mers sont surpeuplées (ils ne doivent pas lire souvent les rapports sur l'état des stocks) qu'une petite décharge de 40 volts aiderait à visualiser les effets de l'électropêche... Malheureusement, comme leur viande est vite avariée, on ne peut envisager de la commercialiser. La pêche au con ne doit donc rester qu'un "loisir sportif". Le con blanc pourra être pêché sans quotas ; le con rouge, de plus en plus rare dans nos mers européennes, sera traité avec parcimonie. Avis aux gastronomes : le filet de con étant un peu sec, il est bon de le faire tremper dans l'oseille avant de le cuisiner.
samedi 9 décembre 2017
RIP
Johnny s'en est allé. C'est notre lot à tous. Depuis que ses albums étaient moins rock je le suivais de loin. Je reconnais sa puissance vocale et sa présence scénique exceptionnelles ; je comprends qu'on éprouve admiration et sympathie pour lui, mais l'idolâtrie c'est un truc qui m'échappe. En revanche, j'ai trouvé le petit mot de sa femme très touchant.
Regrets de voir parti Jean d'Ormesson. Je n'ai lu aucun de ses livres, je n'avais pas les mêmes goûts politiques, mais j'admirais sa culture et son sens de la répartie. Il a longtemps fait mes délices, le vendredi soir, quand, sur France Inter, il se mesurait à Roland Leroy, le communiste. D'Ormesson ? Ce qu'on appelait autrefois un bel esprit ; peut-être une race en voie d'extinction...
Je déplore qu'on ait si peu parlé de la disparition du professeur Cabrol, il y a cinq mois. Il a plus fait pour la survie de ses contemporains que les millionnaires du ballon rond dont on nous rebat les oreilles (sauf sur France Culture, Dieu merci).
Ma plus grande tristesse de cette dernière quinzaine, c'est le décès de Daniel, un ami simple et rayonnant, qu'on ne pouvait pas ne pas aimer. Ses funérailles n'étaient pas nationales mais ses amis nombreux, et navrés. La gentille Louise ne méritait pas cela. Dire que la dernière fois que je l'ai croisé, j'ai failli ne pas m'arrêter, pris en vélo dans un flot de voitures ; nous avons échangé quelques mots, une brève étreinte. C'était quasiment hier. Il nous manque déjà.
Regrets de voir parti Jean d'Ormesson. Je n'ai lu aucun de ses livres, je n'avais pas les mêmes goûts politiques, mais j'admirais sa culture et son sens de la répartie. Il a longtemps fait mes délices, le vendredi soir, quand, sur France Inter, il se mesurait à Roland Leroy, le communiste. D'Ormesson ? Ce qu'on appelait autrefois un bel esprit ; peut-être une race en voie d'extinction...
Je déplore qu'on ait si peu parlé de la disparition du professeur Cabrol, il y a cinq mois. Il a plus fait pour la survie de ses contemporains que les millionnaires du ballon rond dont on nous rebat les oreilles (sauf sur France Culture, Dieu merci).
Ma plus grande tristesse de cette dernière quinzaine, c'est le décès de Daniel, un ami simple et rayonnant, qu'on ne pouvait pas ne pas aimer. Ses funérailles n'étaient pas nationales mais ses amis nombreux, et navrés. La gentille Louise ne méritait pas cela. Dire que la dernière fois que je l'ai croisé, j'ai failli ne pas m'arrêter, pris en vélo dans un flot de voitures ; nous avons échangé quelques mots, une brève étreinte. C'était quasiment hier. Il nous manque déjà.
UNE NOUVELLE FORME DE PUB...ALGIE
Enfer et putréfaction, la crétinerie de la publicité n'a-t-elle pas de fond ? A la regarder quelques temps il vous vient un vertige ; à l'écouter trop souvent on en souhaiterait la surdité...
Le cadeau Bonux, l'efficacité de Génie, le détartrage de Calgon, le petit coup d'Omo (hou, la vilaine !) c'est le lessivage cérébral . Vos tissus cérébelleux sont liquéfiés, décolorés et ramollis, comme neufs, quoi.
Toutes ces grandes enseignes qui ne veulent que mon bien et qui me font comprendre que lorsque j'achète un produit à son prix normal je suis un dolichocéphale puisque, si je l'avais acheté en promotion, gratuit à partir du troisième article, j'aurais fait une économie phénoménale. Évidemment, à ce train-là, pour stocker toutes mes promos il faudrait que je construise une annexe à ma modeste demeure, mais cela est une autre histoire.
Le problème c'est que la pub, pire que le gaz moutarde et le pet dans le lit, s'insinue partout : à la radio, il n'y a plus que France culture et France Musique pour épargner à mes oreilles les fadaises commerciales. A la télévision, je suis obligé d'enregistrer les films pour pouvoir zapper les avalanches de tromblonneries ; et encore, je dois asticoter frénétiquement la télécommande pour sauter d'une pub à l'autre. Épuisant !
Je ne lui échappe que sur la mer, lorsque les seuls bruits qui m'atteignent viennent des vagues, de ma pagaie et des mouettes. A l'horizon, pas un faux capitaine pour me dire que les croquettes de poisson Tartempion sont les plus croustillantes, ni un navigateur de music-hall pour me vanter le déodorant qui attire les sirènes.
A quand les annonces muettes sous-titrées ? Sauf pour les sonotones, cela va de soi.
Le cadeau Bonux, l'efficacité de Génie, le détartrage de Calgon, le petit coup d'Omo (hou, la vilaine !) c'est le lessivage cérébral . Vos tissus cérébelleux sont liquéfiés, décolorés et ramollis, comme neufs, quoi.
Toutes ces grandes enseignes qui ne veulent que mon bien et qui me font comprendre que lorsque j'achète un produit à son prix normal je suis un dolichocéphale puisque, si je l'avais acheté en promotion, gratuit à partir du troisième article, j'aurais fait une économie phénoménale. Évidemment, à ce train-là, pour stocker toutes mes promos il faudrait que je construise une annexe à ma modeste demeure, mais cela est une autre histoire.
Le problème c'est que la pub, pire que le gaz moutarde et le pet dans le lit, s'insinue partout : à la radio, il n'y a plus que France culture et France Musique pour épargner à mes oreilles les fadaises commerciales. A la télévision, je suis obligé d'enregistrer les films pour pouvoir zapper les avalanches de tromblonneries ; et encore, je dois asticoter frénétiquement la télécommande pour sauter d'une pub à l'autre. Épuisant !
Je ne lui échappe que sur la mer, lorsque les seuls bruits qui m'atteignent viennent des vagues, de ma pagaie et des mouettes. A l'horizon, pas un faux capitaine pour me dire que les croquettes de poisson Tartempion sont les plus croustillantes, ni un navigateur de music-hall pour me vanter le déodorant qui attire les sirènes.
A quand les annonces muettes sous-titrées ? Sauf pour les sonotones, cela va de soi.
dimanche 3 décembre 2017
ÉPUISEMENT MENTAL
Je ne sais trop quelle expression employer : le coeur au bord des lèvres, l'estomac qui se soulève, les amygdales qui baignent... Je suis terrassé par ce crétinisme prétentieux qui consiste à tartiner de l'anglais de cuisine ou des anglichonneries mal digérées dans les moindres discours techniques, commentaires sportifs et publicités en tous genres.
Cet après-midi, roulant béatement vers ma maison du Pradet, le ventre agréablement plein d'une fondue vietnamienne et le cerveau enchanté par un spectacle de Jacques Gamblin, que vois-je ? Un de ces panneaux publicitaires dont le volume n'a d'égal que la signifiance de l'information : l'affiche appelle le chaland à acquérir un appartement dans la résidence Nature Park.
Déjà, la barre d'immeuble à la place d'un espace vert me titille l'humeur mais, ventredieu, le mot park la transforme en fulmination !! La langue française est-elle devenue si indigente ? Et encore, j'ai supposé que le mot nature n'était pas employé dans sa forme anglaise.
En plein autoallumage colérique, je fais subir à ma malheureuse femme une diatribe sur ces "cons de sportifs" (sportif moi-même, je sais de quoi je parle) qui sont les premiers à émailler leurs commentaires d'anglichonneries. Les journalistes de l'Équipe, ou d'ailleurs, pourraient-ils nous lâcher avec leurs warm up et leurs turn over ? Si les mots échauffement et tour de chauffe, roulement et rotation, leur arrachent la gueule, qu'ils retournent à l'école... Je connais de très bons élèves de CM2 qui pourraient les coach... les remettre à niveau, quoi !
Dans ma ville se trouve le chemin de la Mounine (la chatte dans le midi, et dans tous les sens du terme) et je supporterais mal qu'un cuistre vienne la rebaptiser la Cat road, ou la Pussy street s'il a l'esprit mal tourné !
Quoi qu'il en soit, comme disent les Anglais : Gode save the gouine !
Cet après-midi, roulant béatement vers ma maison du Pradet, le ventre agréablement plein d'une fondue vietnamienne et le cerveau enchanté par un spectacle de Jacques Gamblin, que vois-je ? Un de ces panneaux publicitaires dont le volume n'a d'égal que la signifiance de l'information : l'affiche appelle le chaland à acquérir un appartement dans la résidence Nature Park.
Déjà, la barre d'immeuble à la place d'un espace vert me titille l'humeur mais, ventredieu, le mot park la transforme en fulmination !! La langue française est-elle devenue si indigente ? Et encore, j'ai supposé que le mot nature n'était pas employé dans sa forme anglaise.
En plein autoallumage colérique, je fais subir à ma malheureuse femme une diatribe sur ces "cons de sportifs" (sportif moi-même, je sais de quoi je parle) qui sont les premiers à émailler leurs commentaires d'anglichonneries. Les journalistes de l'Équipe, ou d'ailleurs, pourraient-ils nous lâcher avec leurs warm up et leurs turn over ? Si les mots échauffement et tour de chauffe, roulement et rotation, leur arrachent la gueule, qu'ils retournent à l'école... Je connais de très bons élèves de CM2 qui pourraient les coach... les remettre à niveau, quoi !
Dans ma ville se trouve le chemin de la Mounine (la chatte dans le midi, et dans tous les sens du terme) et je supporterais mal qu'un cuistre vienne la rebaptiser la Cat road, ou la Pussy street s'il a l'esprit mal tourné !
Quoi qu'il en soit, comme disent les Anglais : Gode save the gouine !
samedi 25 novembre 2017
LES VOMIS DE LA SEMAINE
Gerbe de bronze : Mugabe congédié... enfin ! Trente-sept ans qu'il pompait l'air et les finances de son peuple. Il était temps de le mettre sur la touche car il était parti pour devenir le Jeanne Calment africain ? Et sa mousmé, Grace, qui se voyait déjà héritière du trône : n'est pas Grace Kelly qui veut, ni Grace qu'élit le peuple, d'ailleurs... Ceci dit, il y a quelques mugabés qui sévissent dans les bureaux princiers de certaines multinationales, bien plus redoutables que l'original.
Gerbe d'argent : pour faire suite à la semaine dernière, encore un furoncle qui vient de dégager, mais un peu tard. Charles Manson a cassé sa pipe à 83 ans ; il avait beau se croire immortel, la faucheuse l'a ratissé comme les autres... elle aurait juste pu arriver plus tôt.
Gerbe d'or : incontestablement, les quarante députés irakiens -séides des religieux intégristes- qui cherchent à avancer l'âge de la nubilité pour les femmes, de dix-huit à neuf ans. Les mots me manquent pour qualifier de telles intentions : c'est au moins aussi rance que se poser la question de l'âge où une jeune fille peut être considérée comme sexuellement consentante.
Je dirai simplement à ceux que les très jeunes demoiselles attirent : qu'en diriez-vous si vous étiez une femme ? Et une femme en Irak !
Gerbe d'argent : pour faire suite à la semaine dernière, encore un furoncle qui vient de dégager, mais un peu tard. Charles Manson a cassé sa pipe à 83 ans ; il avait beau se croire immortel, la faucheuse l'a ratissé comme les autres... elle aurait juste pu arriver plus tôt.
Gerbe d'or : incontestablement, les quarante députés irakiens -séides des religieux intégristes- qui cherchent à avancer l'âge de la nubilité pour les femmes, de dix-huit à neuf ans. Les mots me manquent pour qualifier de telles intentions : c'est au moins aussi rance que se poser la question de l'âge où une jeune fille peut être considérée comme sexuellement consentante.
Je dirai simplement à ceux que les très jeunes demoiselles attirent : qu'en diriez-vous si vous étiez une femme ? Et une femme en Irak !
jeudi 23 novembre 2017
A CONTRE-POIL
Puisque je reprends du service, autant vous rappeler que ce blog n'est que le salmigondis de mes petites éructations littéraires : pas de publicité pour mézigue, pas de détails croustillants sur ma vie intime, pas de hautes considérations sur des sujets que je ne maîtrise pas. En revanche, feu vert pour passer à la moulinette tout ce qui fâche.
Un truc qui commence à me courir sur le haricot c'est la sanctification de la voiture électrique et la diabolisation des moteurs à carburant. Peste, devez-vous penser, le vieux sanglier écolo vire sa cuti ! Que nenni : comme le disait très justement je ne sais plus vraiment qui, "la technologie déplace les problèmes (environnementaux) sans vraiment les résoudre".
La preuve : plus de voiture à essence ou gazole, plus de pollution atmosphérique. Certes, mais une "zoé" n'est pas moins redoutable car sa batterie exigera sa ration d'électricité (nucléaire, charbon ?) et son recyclage pose un fameux problème.
Alors, bien que Vert foncé, je n'entonne pas béatement l'hymne à l'auto électrique. Qui plus est, comme je suis un jobastron de première classe, je me pose des questions de couillon : et si, au lieu de couvrir les terres agricoles de ZI et de ZA, nous cultivions des plantes pour produire de l'éthanol* ou du diester ? Et si, au lieu de bétonner les zones maraîchères, nous récupérions les déchets verts aptes à fournir ces deux carburants ? Et si nous envisagions de commencer à être autonomes pour faire rouler nos autos et alimenter nos chaudières ?
Je ne connais qu'un véhicule 100 % propre : c'est mon vélo...
* Seul problème de ce carburant : à 1,50 euros le litre, les poivrots vont siphonner les réservoirs !
Un truc qui commence à me courir sur le haricot c'est la sanctification de la voiture électrique et la diabolisation des moteurs à carburant. Peste, devez-vous penser, le vieux sanglier écolo vire sa cuti ! Que nenni : comme le disait très justement je ne sais plus vraiment qui, "la technologie déplace les problèmes (environnementaux) sans vraiment les résoudre".
La preuve : plus de voiture à essence ou gazole, plus de pollution atmosphérique. Certes, mais une "zoé" n'est pas moins redoutable car sa batterie exigera sa ration d'électricité (nucléaire, charbon ?) et son recyclage pose un fameux problème.
Alors, bien que Vert foncé, je n'entonne pas béatement l'hymne à l'auto électrique. Qui plus est, comme je suis un jobastron de première classe, je me pose des questions de couillon : et si, au lieu de couvrir les terres agricoles de ZI et de ZA, nous cultivions des plantes pour produire de l'éthanol* ou du diester ? Et si, au lieu de bétonner les zones maraîchères, nous récupérions les déchets verts aptes à fournir ces deux carburants ? Et si nous envisagions de commencer à être autonomes pour faire rouler nos autos et alimenter nos chaudières ?
Je ne connais qu'un véhicule 100 % propre : c'est mon vélo...
* Seul problème de ce carburant : à 1,50 euros le litre, les poivrots vont siphonner les réservoirs !
vendredi 17 novembre 2017
LES VOMIS DE LA SEMAINE
Chers petits vampires lecteurs, je m'essaie à un retour timide au blog avec une rubrique sur mes exécrations...
Tout un chacun étalant ses états d'âme dans tous les médias complaisants, je ne vois pas pourquoi je n'irais pas de mes petits écoeurements, de mes modestes dégoûts ou de mes révulsions intimes.
Je parlerais bien de la COP 23 mais je garde cela pour un futur renvoi aigre.
Gerbe d'or
J'apprends aujourd'hui la mort, à 87 ans, du parrain italien Toto Riina qui, avant d'aller pourrir en prison -il y a quand même une justice- a empoisonné la vie de bien de ses contemporains ; à entendre cette nouvelle je repense à ce brave Pinochet qui décéda à 90 ans dont son lit... Comme quoi le service de ramassage des ordures ne fonctionne pas si bien.
Gerbe d'argent
450 millions de dollars pour un Vinci... Un million d'euros étant déjà -pour moi- un objet virtuel, comment pourrais-je réaliser qu'on puisse soustraire de son pécule personnel une telle somme ? En tous cas, je constate que la répartition des richesses ne cesse de s'améliorer en ce siècle d'émancipation et de progrès.
Gerbe de bronze
Une information m'avait échappé : la plus grande ferme du monde, en février 2017, était située en Arabie Saoudite (cherchez l'erreur) et non en Chine, comme je le pensais, béotien que je suis. Amalrai : 93711 vaches, 2750 employés, 1,2 milliard de litres par an du nectar blanc... Devant ce tsunami de lait on rendrait volontiers gorge, estomac et boyaux ! Je ne sais pas pourquoi, j'ai tout à coup envie d'un bon verre d'armagnac.
Tout un chacun étalant ses états d'âme dans tous les médias complaisants, je ne vois pas pourquoi je n'irais pas de mes petits écoeurements, de mes modestes dégoûts ou de mes révulsions intimes.
Je parlerais bien de la COP 23 mais je garde cela pour un futur renvoi aigre.
Gerbe d'or
J'apprends aujourd'hui la mort, à 87 ans, du parrain italien Toto Riina qui, avant d'aller pourrir en prison -il y a quand même une justice- a empoisonné la vie de bien de ses contemporains ; à entendre cette nouvelle je repense à ce brave Pinochet qui décéda à 90 ans dont son lit... Comme quoi le service de ramassage des ordures ne fonctionne pas si bien.
Gerbe d'argent
450 millions de dollars pour un Vinci... Un million d'euros étant déjà -pour moi- un objet virtuel, comment pourrais-je réaliser qu'on puisse soustraire de son pécule personnel une telle somme ? En tous cas, je constate que la répartition des richesses ne cesse de s'améliorer en ce siècle d'émancipation et de progrès.
Gerbe de bronze
Une information m'avait échappé : la plus grande ferme du monde, en février 2017, était située en Arabie Saoudite (cherchez l'erreur) et non en Chine, comme je le pensais, béotien que je suis. Amalrai : 93711 vaches, 2750 employés, 1,2 milliard de litres par an du nectar blanc... Devant ce tsunami de lait on rendrait volontiers gorge, estomac et boyaux ! Je ne sais pas pourquoi, j'ai tout à coup envie d'un bon verre d'armagnac.
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