Jésumarijosef, la sculpturale Kim Kardashian exige de son époux un tour de cou en diamants pour prix des souffrances de sa grossesse !
Moi qui suis en train de mener à terme, et non sans déchirements, un beau bébé de 280 pages, je crois que je vais réclamer à ma chère femme un collier de chien -vu nos moyens- histoire qu'elle tienne en laisse mon côté cabot.
A bien y réfléchir j'envisage même quelques autres présents, sardanapalesques, comme un slip en gore-tex, un marcel tricoté en fil doré ou des sandales tressées dans des tiges de chanvre indien.
En vérité je suis un gros jaloux, parce que je n'ai ni poitrine ni croupe généreuses, et encore moins conjoint qui, au vu et au su du monde entier -une pub, sinon rien- m'offrirait la Captain Loubi Shiny Calf de Louboutin, escarpin à 745 €, parce que je le vaux bien.
Ah, très regrettée maman, que ne m'as tu engendré bimbo ! Aujourd'hui je ferais commerce de mes charmes, même si mon ironie congénitale me ferait envisager le moment futur où l'on me considérerait avec autant de tendresse qu'une savate dans un sac poubelle, un chewing-gum collé sous un bureau ou le dernier amuse-gueule au fond d'un plateau du buffet de l'Association des Psoriasiques Anonymes.
Et pour ceux qui douteraient de ma parturition je signalerai que mon enfant se prénomme Dévastation et qu'il est couvert du rouge des saignements de né, voire de nouveau-né.
Comme un malheur n'arrive jamais seul, le vent, après nous avoir bien secoué, a déjà déserté la côte et nous laisse orphelins du surf tant désiré. Alors je ne touche pas à mon morey et je me casse. DMOS
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
dimanche 22 novembre 2015
samedi 21 novembre 2015
NOMADISME LITTÉRAIRE
De la petite bouilloire qui me sert de cerveau il sort régulièrement des idées saugrenues mais que j'affirme être les miennes.
Et voilà que tout à coup, comme une démangeaison peu convenable, il m'est venu le besoin urgent d'effectuer une mise au point quant aux mots et groupes de mots dont je réclame la paternité (avec une phrase comme celle-là je ne suis pas près d'avoir le Goncourt, peut-être le prix des Amis de la plume empesée).
La notion de nomadisme littéraire me tient à coeur : je n'ai jamais pu me faire à cette idée de "sous-genres" en littérature. Comme s'il était plus noble de raconter les pets de travers de notre chère petite personne que d'écrire un chef-d'oeuvre de science-fiction ou d'humour.
Bien que nous vivions dans un siècle moderne -c'est exactement ce que se disaient les gaulois en sirotant leur cervoise- les maisons d'édition restent encore très frileuses devant les livres dits "de genre" et bien des lecteurs aussi, malheureusement.
C'est pourquoi je réclame le droit au nomadisme littéraire, c'est-à-dire le droit à mêler plusieurs genres dans un même livre, passer du policier à l'humour en entreprenant un nouveau roman, jouer avec les codes quand ce jeu épice ce que l'on écrit ; et tout cela sans se retrouver mis au ban de la société littéraire.
Car le fabricant de "livres de genre" est une sorte de prolétaire du monde des Lettres, un quasimodo du roman, un frankenstein de l'écriture !
Et que sainte Nabilla m'arrache les miches si je ne continue pas à explorer les chemins méprisés de la littérature tant que j'y trouverai les parfums de l'existence. Le Goncourt, ce sera dans une autre vie...
Et voilà que tout à coup, comme une démangeaison peu convenable, il m'est venu le besoin urgent d'effectuer une mise au point quant aux mots et groupes de mots dont je réclame la paternité (avec une phrase comme celle-là je ne suis pas près d'avoir le Goncourt, peut-être le prix des Amis de la plume empesée).
La notion de nomadisme littéraire me tient à coeur : je n'ai jamais pu me faire à cette idée de "sous-genres" en littérature. Comme s'il était plus noble de raconter les pets de travers de notre chère petite personne que d'écrire un chef-d'oeuvre de science-fiction ou d'humour.
Bien que nous vivions dans un siècle moderne -c'est exactement ce que se disaient les gaulois en sirotant leur cervoise- les maisons d'édition restent encore très frileuses devant les livres dits "de genre" et bien des lecteurs aussi, malheureusement.
C'est pourquoi je réclame le droit au nomadisme littéraire, c'est-à-dire le droit à mêler plusieurs genres dans un même livre, passer du policier à l'humour en entreprenant un nouveau roman, jouer avec les codes quand ce jeu épice ce que l'on écrit ; et tout cela sans se retrouver mis au ban de la société littéraire.
Car le fabricant de "livres de genre" est une sorte de prolétaire du monde des Lettres, un quasimodo du roman, un frankenstein de l'écriture !
Et que sainte Nabilla m'arrache les miches si je ne continue pas à explorer les chemins méprisés de la littérature tant que j'y trouverai les parfums de l'existence. Le Goncourt, ce sera dans une autre vie...
dimanche 15 novembre 2015
Comme au moment de l'attaque de Charlie Hebdo, il va me falloir plusieurs jours pour retrouver l'envie d'écrire des billets.
Pour honorer un engagement que j'ai pris je vous communique cette invitation qui vise les habitants de l'aire toulonnaise.
RENCONTRE
Un écrivain qui aime sa banque. Une banque qui soutient un écrivain. L'agence Banque Populaire du Pradet accueillera dans ses locaux Daniel MATHIEU, romancier, sociétaire de la Banque Populaire, auteur de HIER, LA TERRE
et DÉVASTATION [parus chez Pétroleuses Éditions], et de MA GUEULE
OUVERTE [paru sur internet]. Venez discuter à bâtons rompus, le jeudi 19 novembre 2015, autour d'une tasse de thé ou de café.
Pour honorer un engagement que j'ai pris je vous communique cette invitation qui vise les habitants de l'aire toulonnaise.
jeudi 12 novembre 2015
À PELLE QUE VEUX-TU...
Jésumarijosef, quelle vision terrifique, quelle image médusante ! Un homme en sous-vêtements bleus maniant sa pelle comme Roland sa Durandal. Jadis c'était "Sus aux Sarrazins !" aujourd'hui c'est "Sus aux Sauve-serins !"
Nous avons tous connu des coups de barre, des coups de bourre, des coups de coeur, des coups de dents, des coups de mou (et même des mous du cou, ministres), des coups de pompe et des coups de rein, mais le coup de pelle, voilà qui frappe... l'imagination !
A titre exclusivement personnel, et en mon âge prépubère, au coup de pelle j'aurais préféré le roulé de pelle, de Pamela Anderson par exemple.
Nous eussions été en été nous aurions pu avoir la pelle du 18 juin (je sais, avec un peu d'avance). Considérant mon naturel timoré, je n'aurais sans doute pas osé le "slipgate" mais quelques titres du style
Pincés pour des pinsons,
LPO : elle plaît aux oiseaux pas aux oiseux
Gare au dos à Audon !
Des écolos à la pelle
Après le poêle à pellets, à poil la pelletée !
Les serins de la colère (jeu de mots double lame)
L'homme en bleu file des bleus
Coupelles à glu : coups de pelle au cul .
Finalement, la chasse à la matole ça ne me dérange pas trop, du moment que ce n'est pas une chasse à la Mathieu !
Allez, j'arrête de dire des bêtises, et comme il y a pétole (pas matole) je vais aller siroter un bon bouquin. DMOS
Nous avons tous connu des coups de barre, des coups de bourre, des coups de coeur, des coups de dents, des coups de mou (et même des mous du cou, ministres), des coups de pompe et des coups de rein, mais le coup de pelle, voilà qui frappe... l'imagination !
A titre exclusivement personnel, et en mon âge prépubère, au coup de pelle j'aurais préféré le roulé de pelle, de Pamela Anderson par exemple.
Nous eussions été en été nous aurions pu avoir la pelle du 18 juin (je sais, avec un peu d'avance). Considérant mon naturel timoré, je n'aurais sans doute pas osé le "slipgate" mais quelques titres du style
Pincés pour des pinsons,
LPO : elle plaît aux oiseaux pas aux oiseux
Gare au dos à Audon !
Des écolos à la pelle
Après le poêle à pellets, à poil la pelletée !
Les serins de la colère (jeu de mots double lame)
L'homme en bleu file des bleus
Coupelles à glu : coups de pelle au cul .
Finalement, la chasse à la matole ça ne me dérange pas trop, du moment que ce n'est pas une chasse à la Mathieu !
Allez, j'arrête de dire des bêtises, et comme il y a pétole (pas matole) je vais aller siroter un bon bouquin. DMOS
vendredi 6 novembre 2015
GARE AUX TRANSHUS !
Dieu nous préserve des Transhumanistes qui rêvent de nous faire vivre -enfin ceux qui en auront les moyens financiers- deux ou trois cents ans.
Bon sang, se farcir les mêmes crétins et les mêmes tordus pendant deux siècles ! Je préfère encore l'Enfer.
N.B. : Si vous cherchez un cadeau de Noël, je vous rappelle que jusqu'au 15 novembre vous pouvez commander DÉVASTATION, roman torride. Tapez Pétroleuses Editions à la rubrique Projets.
Bon sang, se farcir les mêmes crétins et les mêmes tordus pendant deux siècles ! Je préfère encore l'Enfer.
N.B. : Si vous cherchez un cadeau de Noël, je vous rappelle que jusqu'au 15 novembre vous pouvez commander DÉVASTATION, roman torride. Tapez Pétroleuses Editions à la rubrique Projets.
mardi 3 novembre 2015
TROIS PERLES
Bien que phagocyté par la prévente de mon dernier roman*, je vous offre trois amuse-gueule de fraîche date.
Le marketing nous traque : cerner avant de berner.
Playboy, c'était un bien beau jouirnal.
Pour finir, deux interdits de ma Géographie Amusante (voir MA GUEULE OUVERTE sur Youscribe) : des lieux à ne pas jumeler, Bouffémont et Chypre, Coudoux et Cuise-la-Motte.
Je sais, c'est digne des Grosse Têtes, mais après le billet d'hier je ne pouvais pas faire moins.
*DÉVASTATION, disponible jusqu'au 15 novembre sur le site Pétroleuses Éditions.
Le marketing nous traque : cerner avant de berner.
Playboy, c'était un bien beau jouirnal.
Pour finir, deux interdits de ma Géographie Amusante (voir MA GUEULE OUVERTE sur Youscribe) : des lieux à ne pas jumeler, Bouffémont et Chypre, Coudoux et Cuise-la-Motte.
Je sais, c'est digne des Grosse Têtes, mais après le billet d'hier je ne pouvais pas faire moins.
*DÉVASTATION, disponible jusqu'au 15 novembre sur le site Pétroleuses Éditions.
lundi 2 novembre 2015
RÉGULATION
Jésumarijosef, je ne sais pas si c'est l'approche de la COP 21 mais... vous n'avez pas l'impression que j'ai mes vapeurs en ce moment ? Je me fais beaucoup moins marrer.
Ce matin, par exemple, je n'avais pas encore enfilé ma première chaussette que je ruminais déjà : je me disais que nous nous sommes enfermés dans un système dont il est de moins en moins possible de sortir. Il aurait été relativement facile d'échapper au piège dans les années 70 mais les intentions vertueuses n'ont pas fait long feu (vous vous rappelez, la chasse au gaspi !).
Notre mode de vie a ses très bons côtés ; le problème c'est qu'il serait soutenable à condition que nous soyons deux milliards sur Terre, ou que nous disposions de plusieurs planètes.
Ce qui peut frapper tout observateur, c'est le caractère exponentiel de notre développement. Où l'on aménageait un hectare on en viabilise cent aujourd'hui ; la maison qui demandait un à deux ans se construit à présent en six mois.
Or, tous les biotopes sont soumis à une forme de régulation naturelle (dans une rivière où elles sont trop nombreuses les perches ont une tendance au nanisme et grossissent très lentement) et la nôtre interviendra un jour ou l'autre.
Je pense que nous vivrons, au moment de notre inévitable régulation, une période assez grise, dans le style gagne-petit, quotidien mesquin, horizon très réduit, et que les prophètes de l'Apocalype en seront pour leurs frais, même si l'on pourra compter sur inondations, séismes et autres canicules dramatiques.
Ceci dit, il est prévu de la vague mercredi, alors je vais aller préparer mon morey. Je me casserai plus tard. DMOS
Ce matin, par exemple, je n'avais pas encore enfilé ma première chaussette que je ruminais déjà : je me disais que nous nous sommes enfermés dans un système dont il est de moins en moins possible de sortir. Il aurait été relativement facile d'échapper au piège dans les années 70 mais les intentions vertueuses n'ont pas fait long feu (vous vous rappelez, la chasse au gaspi !).
Notre mode de vie a ses très bons côtés ; le problème c'est qu'il serait soutenable à condition que nous soyons deux milliards sur Terre, ou que nous disposions de plusieurs planètes.
Ce qui peut frapper tout observateur, c'est le caractère exponentiel de notre développement. Où l'on aménageait un hectare on en viabilise cent aujourd'hui ; la maison qui demandait un à deux ans se construit à présent en six mois.
Or, tous les biotopes sont soumis à une forme de régulation naturelle (dans une rivière où elles sont trop nombreuses les perches ont une tendance au nanisme et grossissent très lentement) et la nôtre interviendra un jour ou l'autre.
Je pense que nous vivrons, au moment de notre inévitable régulation, une période assez grise, dans le style gagne-petit, quotidien mesquin, horizon très réduit, et que les prophètes de l'Apocalype en seront pour leurs frais, même si l'on pourra compter sur inondations, séismes et autres canicules dramatiques.
Ceci dit, il est prévu de la vague mercredi, alors je vais aller préparer mon morey. Je me casserai plus tard. DMOS
dimanche 1 novembre 2015
PREMIÈRE FLEUR DE NOVEMBRE
Qui suis-je pour me permettre de juger le monde, de jeter mon petit acide sur les ridicules de l'humanité ? Un souriceau, qui mord et déchiquète les inepties qui passent à sa portée.
Mais, à bien y réfléchir, les grands philosophes et littérateurs, les spécialistes, les zopos, ne sont que de gros souriceaux, la mâchoire à peine plus large pour appréhender le monde... Alors je ne vois pas pourquoi je culpabiliserais de pondre mon petit oeuf corrosif à chaque jour que mon cerveau paresseux veut bien m'octroyer sa semence.
Mais, à bien y réfléchir, les grands philosophes et littérateurs, les spécialistes, les zopos, ne sont que de gros souriceaux, la mâchoire à peine plus large pour appréhender le monde... Alors je ne vois pas pourquoi je culpabiliserais de pondre mon petit oeuf corrosif à chaque jour que mon cerveau paresseux veut bien m'octroyer sa semence.
samedi 31 octobre 2015
DERNIÈRES FLEURS D'OCTOBRE
Ainsi clos-je ce dixième mois de 2015 avec deux pensées, des crises en thèmes, en quelque sorte.
L'humour c'est ce qui fait que chaque matin, après le journal de sept heures, nous ne commettons pas un suicide instantané.
La mort me fiche le trac mais ne me fait pas peur, parce qu'elle est une instantanéité, le millième de seconde où l'on bascule de la conscience au néant immédiat (ou à une autre vie, avec un brin d'optimisme). Non, ce qui me terrifie c'est d'être arraché à soi-même vivant : la paralysie, l'esprit enfermé dans un corps qui ne peut plus communiquer ; les prémices d'une dégénérescence du cerveau, quand on sent s'effondrer des pans de notre esprit, comme un mur qui se décroûte.
L'humour c'est ce qui fait que chaque matin, après le journal de sept heures, nous ne commettons pas un suicide instantané.
La mort me fiche le trac mais ne me fait pas peur, parce qu'elle est une instantanéité, le millième de seconde où l'on bascule de la conscience au néant immédiat (ou à une autre vie, avec un brin d'optimisme). Non, ce qui me terrifie c'est d'être arraché à soi-même vivant : la paralysie, l'esprit enfermé dans un corps qui ne peut plus communiquer ; les prémices d'une dégénérescence du cerveau, quand on sent s'effondrer des pans de notre esprit, comme un mur qui se décroûte.
vendredi 30 octobre 2015
ON ME DÉSTABILISE
Jésumarijosef... De la même façon qu'on s'endurcit les pieds à l'orée de la belle saison pour affronter les claquettes, tongs et autres squelettes (ou méduses selon la région), j'avais reconstitué ma carapace protectrice après des vacances béates et, déjà, les meurtres les plus odieux, les ravages insensés des tyrans et les saignées à blanc de l'ultra-libéralisme ne me faisaient plus guère d'effet, quand, horreur et sudation, quelques nouvelles assassines vinrent percer ma chitine à peine reconstituée !
Les fondements même de ma pensée, le socle de mes certitudes, la base de ma sérénité, balayés par deux découvertes de chercheurs qu'apparemment on ne paye pas à peigner la girafe (peut-être à fendre les poilducs en sept) : d'abord la saucisse et l'onglet cancéri(o)gène !
Ô combien de figatellis, combien de mortaus et de montbéliards ai-je abandonnés à mes boyaux ; déjà le remords stomacal, intestinal et rectal me torture. Je sais maintenant que je devrai expier les fatales ingestions de pâté de sanglier, de mousse de canard, de daube et de pot-au-feu. Je n'espère plus que racheter les désordres de ma vie gastronomique, fut-ce au prix d'un pélerinage, à genoux, aux sources de Volvic -publicité gratuite- ou d'un ex-voto à Sainte Blette ou Saint Radis.
Je me remettais à peine de ce coup de poignard lorsque j'ai appris que d'autres chercheurs (eux aussi peu consensuels ou qu'on sent peu sensuels) ont établi que les rapports buccogénitaux provoquaient des cancers oropharyngés (toi y en a faire cochonneries avec ta bouche toi y en a avoir cancer !). Moi qui mène depuis près de trente ans une vie de modération sexuelle, voire de chasteté épisodique, j'en fus tout ébaubi ; ainsi, même les petits plaisirs gratuits sont sujets à justice immanente ! Ils ont bien raison, les ayatollahs de tous poils, les tartufes de la couille*, de nous déconseiller ce qu'ils s'autorisent ; par-là même, ils nous sauvent du vilain crabe et du péché ignominieux.
Évidemment, j'attends dans l'angoisse la prochaine découverte, qui jettera l'anathème sur mon verre de Brouilly, mon morceau de Saint-Nectaire ou mes regards concupiscents (cancer de l'oeil).
Bon, avant qu'on s'aperçoive que le surf donne le cancer du pied, je prends mon morey et je me casse.DMOS
*Et oui, parfois on ne peut éviter le langage viril des hommes d'action.
Les fondements même de ma pensée, le socle de mes certitudes, la base de ma sérénité, balayés par deux découvertes de chercheurs qu'apparemment on ne paye pas à peigner la girafe (peut-être à fendre les poilducs en sept) : d'abord la saucisse et l'onglet cancéri(o)gène !
Ô combien de figatellis, combien de mortaus et de montbéliards ai-je abandonnés à mes boyaux ; déjà le remords stomacal, intestinal et rectal me torture. Je sais maintenant que je devrai expier les fatales ingestions de pâté de sanglier, de mousse de canard, de daube et de pot-au-feu. Je n'espère plus que racheter les désordres de ma vie gastronomique, fut-ce au prix d'un pélerinage, à genoux, aux sources de Volvic -publicité gratuite- ou d'un ex-voto à Sainte Blette ou Saint Radis.
Je me remettais à peine de ce coup de poignard lorsque j'ai appris que d'autres chercheurs (eux aussi peu consensuels ou qu'on sent peu sensuels) ont établi que les rapports buccogénitaux provoquaient des cancers oropharyngés (toi y en a faire cochonneries avec ta bouche toi y en a avoir cancer !). Moi qui mène depuis près de trente ans une vie de modération sexuelle, voire de chasteté épisodique, j'en fus tout ébaubi ; ainsi, même les petits plaisirs gratuits sont sujets à justice immanente ! Ils ont bien raison, les ayatollahs de tous poils, les tartufes de la couille*, de nous déconseiller ce qu'ils s'autorisent ; par-là même, ils nous sauvent du vilain crabe et du péché ignominieux.
Évidemment, j'attends dans l'angoisse la prochaine découverte, qui jettera l'anathème sur mon verre de Brouilly, mon morceau de Saint-Nectaire ou mes regards concupiscents (cancer de l'oeil).
Bon, avant qu'on s'aperçoive que le surf donne le cancer du pied, je prends mon morey et je me casse.DMOS
*Et oui, parfois on ne peut éviter le langage viril des hommes d'action.
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