Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.

vendredi 9 octobre 2015

L'ARRACHÉ DE CHEMISE

    Pendant qu'une partie non négligeable de la planète s'aplatit la gueule à coups de bombes, qu'ici et là on vitriole les récalcitrantes, on torture et décapite son prochain, la France est tourneboulée par une bataille de chiffonniers -celle-là est excellente -, traumatisée par un spectacle qui a mêlé à la fois les turpitudes de la nudité et les affres de la déchirure.
    Cela m'a rappelé les algarades de la cour d'école ou les peignées que nous nous mettions au lycée (à l'époque le lycée allait de la sixième à la terminale) au cours desquelles se décousaient ou s'arrachaient les vêtements maltraités.
    Évidemment, la violence est mauvaise conseillère et traîne toujours sa honte derrière elle, mais j'avoue que dans ma vie adulte j'ai eu parfois envie de déchirer certaines chemises-cravates, et je regrette presque de ne l'avoir pas fait.
    Maintenant -n'hésitant pas à vous faire accéder à mon tréfonds le plus inavouable- je dois confesser un fantasme : je m'imagine, subissant l'arraché de chemise des mains de groupies en transe, toutes lectrices énamourées de HIER, LA TERRE ou de DÉVASTATION.
    Et elles ne se contenteraient pas de la chemise...

jeudi 8 octobre 2015

NATURO

    Jésumarijosef, je ne supporte plus ce mot : écologiste. Entre les Verts, politiques consternants, et tous ceux qui nous jouent les chattemites de l'environnement en cette sainte année de la COP 21, il y a matière à rire jaune. ÉCOLOGISTE : ne plus l'utiliser -sauf pour les scientifiques qui méritent ce nom- parce qu'il est devenu un terme fourre-tout, vide de substance, et méprisant dans sa version raccourcie (écolo).
    A partir de tout de suite, je me contenterai de naturophile, qui peut se réduire aisément en naturo. Me voici donc un naturo hétéro, ce qui fait beaucoup de ro, j'en conviens, mais je ne suis pas à une éructation près !
    A propos d'éructation, ce matin, en écoutant la radio, j'ai imité le brame du cerf -c'est de saison- en entendant que le Louvre recourait au financement participatif ; je pourrais avoir le triomphe modeste mais j'en suis plutôt au triomphe amer... Le 2 février, dans l'article ÉPANCHEMENT D'ACRIMONIE, je criais au dévoiement du crowdfunding : ça n'a pas raté.
    Les gros vont assécher les sources et les petits entrepreneurs de la culture vont mourir de soif. A moins que les citoyens aux bourses hypersollicitées -on appelle cela le syndrome Rocco- gardent leur artiche (les fonds d'artiche aux petits poids) pour les projets modestes. 0n peut toujours rêver.
    Le plus mauvais jeu de mots de la journée, proféré au bord de la mer :
    "T'aimes les tapas ?                                              
    -Oui, surtout ceux en boulettes. Tu sais les... tapas en balles."
    Allez, je ferais mieux de prendre mon morey et de me casser. DMOS

lundi 5 octobre 2015

    Chers petits vampires lecteurs je n'ai que vous pour faire entendre ma voix, alors, si vous pensez que l'esprit de Yadupéku mérite de souffler sur une plus grande surface, parlez-en autour de vous. Dieu vous rendra au centuple ce prosélytisme, enfin... je le suppose.

PAPIER DE VERRE

    La peau du monde change mais sa chair reste la même. La pâte humaine a toujours les mêmes ingrédients ; par exemple, le goût de la tyrannie et le fanatisme nous ont été légués tel quel, depuis les limbes de l'humanité. Internet n'est pas diabolique, pas plus que les caméras qui filmaient Hitler pour essayer de le déifier. Ce n'est qu'un instrument au service de tous, qu'ils soient bienveillants ou pervers.


    Des centaines d'animaux chassés pour construire sur leur lieu de vie un simulacre de nature idéale  ( Sans Terres parcs ?), des ville marines fermées huit mois de l'année, des immensités de prairies et de vignes que l'on couvre de hangars dans lesquels on stocke ou l'on vend de quoi couvrir d'autres immensités, des machines -toujours plus dévorantes- qui broient dans leur mâchoires les roches millénaires et les arbres centenaires, des villes où l'on doit porter un masque pour protéger sinus et poumons (les imprudents développant allergies et asthme), des humains qui pour se distraire consomment des ressources qui n'existeront plus jamais (à défaut de millions d'années) : est-ce que notre monde a encore un sens ? Y aura-t-il un jour un homme influent qui demandera à ce que l'on réfléchisse avant de continuer cette course frénétique vers le vide ?


    Ceci dit, je vais bien.

dimanche 4 octobre 2015

... DE MA PAGE FESSEBOUQUE

Je sais que les mots vont encore me trahir, mais comment ne pas parler d'elle. Ceux qui l'aiment n'ont pas besoin de paroles pour se comprendre. Dans le creux de ses bras il y a la chaleur d'une aisselle accueillante, d'un abri contre les maçons de la laideur.
Elle a cette force qui nous malmène et nous écrase, en même temps qu'elle nous vivifie et nous grandit. Si elle mouille notre peau c'est comme la caresse de lèvres aimées.
Chacune de ses allures est un bonheur du regard et quand elle a décidé d'être belle, on n'a pas fini de l'admirer qu'elle a déjà changé de robe.
Elle nous arrache à la pesanteur du monde -humains dilatés dans son sein infini- et fait de nous des oiseaux, planant sur la soie bleue de ses lames.
Son nom ? Mer.

BIG BROTHER DATA ?

   BIGDATA, grosse pieuvre malsaine, tu peux fouiller dans nos désirs et gratter dans nos intimités avec tes pseudopodes électroniques, pour paraphraser Rousseau "il est aisé de nous opprimer, il sera difficile de nous avilir".

vendredi 2 octobre 2015

LES AMPOULÉS

    Jésumarijosef, je me suis fait posséder comme un bleu (d'Auvergne, vu mes origines en partie cantaliennes) : visite d'une Agence de l'Habitat qui venait nourrir ses statistiques et qui finit par me proposer de travaux. Deux mois de vacances m'ayant ramolli le cerveau, j'ai failli succomber.
    Anecdote banale et inintéressante, mais occasion de noter quelque chose : les titres ronflants, voire ampoulés, dont se parent certaines entreprises à tout faire, certaines officines fraîchement créées.
    Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer quelques sociétés altruistes du même tonneau :

    Institut du débouchage en urgence, les maîtres vidangeurs
    Rénov'tout, département seniors++ (liftings, dentiers, moumoutes, fausses miches et faux derches)
    Boyau assistance, le must de la gastro-entérologie
    Pro pedibus, le spécialiste de la chaussure inodore, de la chaussette parfumée, du pied toujours sec
    SOS factures (soutien psychologique aux périodes d'échéances : loyer, impôts, assurances,...)
    God Service Activity (exorcismes, désenvoûtements, circoncisions, trip pèlerin Lourdes-Bénarès -Jérusalem-La Mecque, confessions, funérailles toutes religions)
    Temps Perdu.Tech, stages d'apprentissage au retard, au coinçage de bulle et à la procrastination
    Centrale des Mauvaises Langues Réunies (ragots, bavasseries, calomnies et délation ; travail soigné)
    Eurocouillons, l'assurance d'inepties et de crétineries haut de gamme
    Coopérative du suicide réussi (pour éviter le mauvais goût d'un autocide au roundup ou à la broyeuse à végétaux)
    Association des vacanciers professionnels (mordus du travail, ne perdez plus votre temps, nous prenons les congés à votre place ; à notre retour, récits, objets souvenirs, photos, enregistrements sonores et olfactifs)
    Guilde des maîtres enfumeurs-entubeurs, à votre disposition
    Courtier en ignominies, indispensable pour vous mettre en contact avec dictateurs, racailles sadiques, zopos corrompus, esclavagistes divers
    Agence de synergie anti-écologique, quarante ans d'expérience dans la souillure des terres, la pollution des eaux, la destruction des paysages
    Fainéants Multiservices (cadre surmené, vous n'avez besoin de rien... appelez-nous, nous viendrons glander chez vous à prix d'or, détente assurée).

   Allez,  je prends mon morey et je me casse. DMOS


mardi 29 septembre 2015

LE NEGO

    A cinq ans je découvrais le lego, à quinze le mégot, à dix-huit l'ego et un peu plus tard le Rego -chez Les Charlots puis au Tribunal des flagrants délires-, juste avant la Ségo.
    Mon ego et moi-même vivons une existence paisible et routinière : daube, camembert, baguette, gros rouge, et un Paris-Brest les jours de débauche ! En revanche, la cohabitation avec mon nego est nettement plus corrosive.
    Ce que j'appelle mon nego n'a aucun rapport avec le verbe latin ; je ne suis pas cuistre à ce point. Non. Il correspond juste au moment où ma carapace d'homme de bien se fend ; j'aperçois alors l'étendue de mes petitesses et cela me fait un très sale effet. Tout à coup je suis remis à ma juste place, à mon exacte dimension. Le nego ce n'est pas une crise d'autodérision ou d'auto-dénigrement, juste une vision soudaine de mon insuffisance, de mes torts envers autrui, mon MOI devenant comme le fond de la mer que je regarderais à travers un masque alors que d'ordinaire je nage à la surface de mes illusions.
    C'est douloureux comme se coincer un doigt dans une portière. Par bonheur, ça ne dure pas très longtemps, parce qu'on se promet de s'amender, ou que l'ego reprend dare dare sa place et referme la déchirure.

    Évidemment, ce qui précède n'est pas au niveau d'un Jung, d'un Foucault ou d'un Onfray, mais mieux vaut une petite pensée pourrie qu'un grand vide qui présente bien.
    Ceci dit, j'aurais pu parler de l'étalage de miches ; vous avez remarqué : publicités, télévision, films, difficile d'échapper à l'exposition nibaresque ! Alors, je veux bien reconnaître que le naissance d'une jolie poitrine ne me laisse jamais indifférent, que ces rondeurs féminines évoquent en moi les images douces et mélangées de mes si lointaines tétées nourrissonnes et de mes plus récentes polissonnes, malgré tout je trouve que nous frôlons le mauvais goût et j'ai parfois l'impression d'être un poisson sous la gueule duquel un pêcheur fait passer sans vergogne le même ver tout décoloré (une comparaison comme celle-là, même Onfray ne l'aurait pas trouvée).
    Bien, bien, bien ; je vais aller me lire quelques pages de Lacan.

lundi 28 septembre 2015

JOBASTRONNADE

    Jésumarijosef, comme des millions de Terriens je me suis levé dès potron-minet pour contempler la lune et en voyant l'astre rouge je me suis souvenu d'une photo de Pékin au mois de janvier dernier : sur la place Tiananmen, mangée par le smog, un écran montre un soleil levant.
    Et je me dis que le jobastron n'est pas celui qui se réveille dans la nuit pour contempler une éclipse mais celui qui trouve acceptable qu'on en soit réduit à vivre dans un brouillard créé par l'homme et à le meubler avec un soleil artificiel.
    Jobastron celui qui ne s'émeut plus de la fatalité des embouteillages quotidiens, délétères et gaspilleurs d'énergie.
    Jobastron celui qui ne voit pas le caractère ubuesque de la solution consistant à interdire les feux de cheminée, à instaurer la circulation alternée (quand la pollution aura doublé on roulera un jour sur quatre ?).  Ces mesures me paraissent frileuses ; en tant que khmer vert j'imposerais l'interdiction totale de fumer et de péter -hommes et animaux-, le fonctionnement alterné des usines, les galères pour le transport fluvial -je créerai ainsi des emplois de rameurs et les chômeurs ne pourront plus dire qu'ils rament pour trouver un job-, les voitures à pédales pour les taxis et le chauffage autorisé les jours pairs pour les parisiens, impair pour les banlieusards et jamais pour les Auvergnats.
    Par bonheur, ce sera bientôt la COP 21, qui ne saurait être un écran de fumée.
    Ceci dit, moi qui suis un cycliste du quotidien, donc assez souvent le nez dans les gaz, j'en viens à trouver les pollutions diurnes et leurs particules fines autrement plus sinistres que les pollutions nocturnes et les parties fines... Je sais, je suis prêt à tout pour un mauvais jeu de mots. La preuve : j'aime bien le taffetas, mais beaucoup moins le TAFTA , cheval de Troie économique, qui sonne curieusement à mon oreille [t'as des aftes, ou tu en auras, quand tu prendras le TAFTA dans les gencives...  t'as taffé pour rien il ne te restera que ta taffe à vapoter... tu n'auras plus qu'à écrire l'épitaphe du taf artisanal].
    Allez, je prends mon morey et je le sors pour qu'il recoive notre première pluie depuis presque sept mois, histoire de le rincer écologiquement. DMOS

dimanche 27 septembre 2015

PROUT PROUT

    Deux flatulences de ma pensée...

    Ne jamais oublier que toute richesse naît de la captation de l'argent, argent public ou des particuliers ; donc, les riches ne devraient pas la ramener sur le mérite de "s'être fait soi-même". Sans nos petits sous, ils seraient pauvres.

    Je veux bien faire don de mon corps à la science. A une condition : que mon corps ne soit manipulé et disséqué que par des femmes.

N.B. : Ceux qui me lisent fidèlement auront noté que j'avais déjà utilisé cette phrase sur la captation de l'argent dans l'article PLUIE DE SOUPE.