Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.

jeudi 23 avril 2015

NOTA BENE (et non NOTE À BENNER)

      Le 22 mai 2015, en la toute fraîche librairie Mille Paresses du Pradet, la gente Hélène Pinel me recevra pour festoyer à l'occasion d'un quadruple évènement :
    *anniversaire de la sortie de HIER, LA TERRE
    *parution imminente de DEVASTATION, thrilleur d'anticipation
    *première mondiale du film MASSACRE A LA TRONCHONNEUSE (4') où dans des scènes insoutenables on assiste au destin tragique d'un livre
    *diffusion sur le net d'un livre gratuit, MA GUEULE OUVERTE, dans lequel vous retrouverez mes billets d'humeur, des jeux de mots à l'appel à la pelle, des réflexions faites en caustique, des pensées d'une profondeur consternante.
    S'il y a plus je vous préviendrai. Portez-vous bien, chers petits vampires, et réservez votre fin de journée du 22 mai si vous vivez dans la région toulonnaise.

mercredi 15 avril 2015

PLUIE DE SOUPE

    Jésumarijosef, surfer n'empêche pas de réfléchir et devant le miroir bien trop lisse de la Méditerranée étale -ouah, le style- les entrées maritimes m'ont pénétré, comme des nuages d'intelligence. Et je me suis dit...
    Il n'est de richesse que par la captation de l'argent public ou de la pécune des particuliers. Mettons de côté la captation frauduleuse (c'est un autre sujet), imaginons que la richesse soit une rivière ; chacun de nous entre dans l'eau et essaie de remplir sa gourde, juste de quoi vivre décemment. Le problème est que certains se placent en amont et installent une motopompe tandis que le plus grand nombre, en aval, dispose à peine d'un filet d'eau.
    Assez satisfait de mon raisonnement aqueux je me suis risqué à penser que le premier problème économique de l'humanité est la répartition des richesses ; peu importe que d'aucuns soient généreusement rétribués si nul n'est payé une misère.
    C'est alors que, tombant dans une pathétique naïveté, j'ai rêvé d'un principe universel : que tout travailleur devrait toucher un salaire qui le rend redevable de l'impôt. Sinon, on ne parlera plus de salaire mais d'aumône.
    Enfin, il m'est revenu ce proverbe brésilien : "Quand il pleuvra de la soupe, les riches auront des cuillères, les pauvres des fourchettes". Je me suis dit qu'il était grand temps de le réactualiser. Je ne sais pas moi, "...les riches auront des entonnoirs et des bassines, les pauvres auront des passoires et des serpillères" ?
     Sur ce, les nuées marines se sont dissipées mais la mer est restée désespérément plate... Allez je range mon morey et je me casse. DMOS

mardi 14 avril 2015

COURT MAIS TRASH (5' de boulot)

    Eh, oui, un article qui commence mal, avec un jeu de mots besogneux, mais aujourd'hui, avec ce ciel ruisselant de lumière, mon jardin m'appelle, alors je vais abréger.
    Et si, m'interrogeais-je, au lieu de faire l'amour on disait donner l'amour ? J'en étais là dans mes supputations quand un triple ludonyme vint heurter de plein fouet mes méninges ; je vous le sers tel quel.
    Je ne sais pas quoi préférer, donner l'amour aux mots
                                                             la mort aux mous
                                                             la moue aux morts.
    Sur ce, je vais enlever des feuilles -pas dans mes manuscrits, ne vous réjouissez pas trop vite- dans ma haie, surtout que je ratisse comme un chef ; il faut dire, avec le nombre de "râteaux" que j'ai pris cette année [les plus beaux viennent des acteurs et des metteurs en scène mais les journalistes m'en ont mis aussi quelques sévères]  !

lundi 13 avril 2015

BIJOU NATIONAL

    Notre langue est un joyau ductile ; c'est une étoffe qui se prête à toutes les silhouettes, un parfum qui sied à toutes les peaux, un matériau acoustique qui permet toutes les variations.
    Prenons un bout de phrase anodin il est allé et voyons ce qu'on peut en tirer...

    Tu cherches Momo : il est allé à la pêche.
    L'eau à la bouche (et non beau à la louche) il étalait la tapenade sur un croûton.
    Je ferai fi de ce kaki car il est talé !
    Momo n'aime pas ton sanglier domestique : il hait ta laie.
    Ré, trente kilomètres sur cinq, est un île étalée.
    On voit des vaches sur les îlots de la mer du Nord : des îlettes à lait, en quelque sorte.
    Vous vous souvenez du i de Rimbaud, défini comme "sang craché" ; ce i létal est pourpre !

    Et trois un peu plus forcés...

    Momo est gros et moche : il est tas laid.
    Il tapisse sa chambre ; il étale lés et frises sur les murs.
    Momo fait du vélo, du coup il est hâlé.

    Après cela, osez me dire que notre langue n'est pas un bijou !


samedi 11 avril 2015

    Chers petits vampires, vous ne pouvez pas dire que j'abuse de l'autopromotion ; cependant, il faut bien que je vous donne des nouvelles, de temps en temps, de mes activités littéraires, sinon vous finiriez par penser que je suis un retraité siestophile, branché bière et barbecues.
    A moins qu'Armageddon surgisse du fin fond de l'univers et nous transforme en confetti(s) intersidéraux, ce printemps devrait voir les résultats de mon activité zébulonnique, à savoir : un court métrage sur la terrible destinée d'un roman, réalisé avec mon cher Jean-Paul (Planchon), où, dans une crise d'autophilie compulsive, j'ai assumé tous les personnages ; une publication protéiforme et gratuite sur le net d'une oeuvre dont le titre est pour l'instant MA GUEULE OUVERTE ;  mon dernier roman -dont les membres de mon Club de Dégrouignés ont déjà pu lire les vingt première pages- et qui devrait être l'occasion d'un partenariat plutôt original ; enfin, une journée portes ouvertes chez les Pétroleuses (en préparation) qui aura lieu le samedi 30 mai.

    La gâterie du samedi : une pensée.

    Quand je vois ce que je lis et que j'entends ce qu'on raconte, je suis plutôt pessimiste quant à la survie de l'optimisme.

jeudi 9 avril 2015

RENVOI AIGRE

    Le rictus à la bouche, j'attends le futur sommet sur les changements climatiques ; s'il débouche sur du concret je mettrai chapeau bas... mais je crains d'être amené à laisser ce dernier dans son carton.
    Fi, le vilain garçon, me direz-vous ! Pourquoi tant de scepticisme ?
            Parce que chat échaudé craint l'eau froide,
            Et qu'écolo refroidi craint l'enfumage.
    Savez-vous que les hommes politiques n'ont pas pu ignorer les avertissements des premiers écologistes (où alors ils étaient sur Mars) ? Ces pionniers se sont démenés : livres, conférences, télévision (peu), et même campagne électorale (Dumont en 1974) ; comme s'ils avaient peigné la girafe !
    En une décennie tout avait été dit ou écrit et les hommes politiques savaient. Leur responsabilité au regard de l'histoire sera indiscutable ; vis à vis des générations futures elle sera écrasante. Ce qui est dommage c'est qu'ils ne seront pas là pour l'assumer...
    Et maintenant, les preuves :

Rachel Carson              Le printemps silencieux (1962)
Jean Dorst                    Avant que nature ne meure (1964)
René Dubos &
Barbara Ward}             Nous n'avons qu'une Terre (1971)
Club de Rome              Halte à la croissance (1972)
René Dumont               L'utopie ou la mort (1973).

    A présent, à vous de vérifier.

TERRE HUMAINE

   Je crains de n'avoir jamais la chance de rencontrer cet homme formidable : Jean Malaurie, trois fois  remarquable.
    Parce qu'il a vécu chez les Inuits, selon le mode traditionnel, à une époque où leur civilisation n'avait pas été laminée par l'alcool, les maladies et d'une certaine façon le confort.
    Parce qu'il a tiré de cette expérience un des plus beaux livres d'ethnographie que je connaisse Les derniers rois de Thulé.
    Parce qu'il a créé cette collection incroyable de Terre Humaine qui a rendu l'ethnologie accessible et attrayante. J'en ai lu une quinzaine et certains m'ont passionné ; les voici :

Toinou  Antoine Sylvère
Le désert des déserts   Wilfred Thesiger
L'été grec   Jacques Lacarrière
Le cheval d'orgueil   Pierre-Jakez Hélias
Un village anatolien   Mahmout Makal
Soleil Hopi    Don C.Talayesva
Tristes Tropiques    Claude Lévi-Strauss

    La collection Terre Humaine paraît chez Plon ; vous aurez du mal à les trouver en bibliothèque car, malheureusement, beaucoup ont disparu dans les désherbages.


mercredi 8 avril 2015

SORTIE DE CRISE

    Mes chers petits vampires, je sors tout juste d'une grosse crise d'autodérision avec forte envie d'autodafé de mes six oeuvres à paraître ; et puis, au moment de frotter l'allumette, j'ai eu un petit spasme égotiste et j'ai remis la boîte dans le placard.
    Il faut dire que ma morosité n'est pas sans fondement : ignoblement trahi par la radio de service public, me voilà obligé d'écouter RTL ou RMC. Conséquences : un, je subis le pilonnage promotionnel du dernier Guillaume Musso, ce qui me renvoie cruellement à mon infinie petitesse ; deux, les publicités insanes qui tournent en boucle sont en train de transformer mon cerveau en fromage mou et j'épie en moi-même les premiers signes de dégénérescence mentale.
    Par ailleurs, moi qui pratiquait déjà le sport dans mon berceau (je smurfais... surfer c'est venu plus tard) je n'en ai pas cru mes oreilles quand j'ai écouté RMC sport : voix grasses éructantes, plaisanteries de corps de garde, hurlements en guise de saillies humoristiques, analyses aussi manichéennes que pontifiantes... J'admets avoir atterri assez rudement !
    Plus de deux semaines sans France Inter et France Culture et pour seul potage les radios commerciales, allez vous étonner que je sois d'une humeur de chien.
    Ajoutez-y les déclarations "pure langue de bois" de Gallet et Pellerin... Je ne sais pas pourquoi, ça me donne une furieuse envie de relire du Topor, du Pérec, du Cavanna, de réécouter du Desproges ou du Bobby Lapointe !



    Ah, j'allais oublier, l'estocade (pas l'estocaficada) de midi : Nabilla, 718 445 followers... J'ai tout faux : si j'avais deux -grosses- miches et trois neurones vous seriez des milliers sur Yadupeku. "Sic transit gloria mundi".

vendredi 3 avril 2015

LOQUE OST

    Quand on me parle de low cost je ne peux m'empêcher d'entendre law coast : la loi des frères de la côte, ces flibustiers qui écumaient les Caraïbes... c'est à dire pas de loi, le principe étant de rançonner tout ce qui passe.
    Car il y a toujours quelqu'un qui paye le pas cher ; le low cost c'est le low employé, le low service, la low considération.
    Low cost ça sonne mieux que au rabais, pourtant la réalité c'est que lorsque j'achète un billet low cost j'accepte d'être considéré comme un économiquement faible : cela m'irrite, mais pas autant que ça me fiche les chocottes parce que quand j'obtiens un aller-retour à Londres pour soixante euros je me dis que pour ce prix ils n'ont pas pris le temps de tout vérifier.
    Au moment du décollage, dans un dernier sursaut d'humour, je me dis qu'ils n'ont pas pu serrer les prix ET les boulons. Et pendant tout le vol je prie tous les saints de la création de ne pas me laisser tomber.
    Le train low cost pour Paris c'est arriver dans la banlieue est, puis s'envoyer le RER avant le métro bondé : cette seule perspective m'emplit d'un bonheur sans mélange.
    Mais le pire dans le low cost c'est ce qu'il dit de notre monde et de ses ségrégations.

    Et si on se remettait à parler français, avec une pointe de positivisme : pourquoi pas les places à prix d'amis, à prix réduit, au juste prix ?

mercredi 1 avril 2015

ZOPOSTOUFFIA

    Jésumarijosef, ça y est ; j'en ai la "stouffia", l'overdose gravissime, la réplétion quasi vomitive. Je ne peux plus supporter les discours des politiciens.
    Que ce soit les chattemites de gauche, les prétentieux de droite, les gourmands d'extrême-droite, dès qu'ils parlent j'ai la glotte qui coince, la migraine qui pointe. Même les écolos arrivent à m'insupporter.
    Rien que l'idée de feuilleter un des livres pondus complaisamment par nos zopos [voir l'article éponyme] me flanque une nausée de mousse à sa première sortie sur un dragueur de mines un jour de mistral, moi qui ne connaît pas le mal de mer.
    Je ne sais pas combien de temps peut durer cette crise de zopophobie mais j'envisage de consulter un rebouteux, au cas où il saurait redresser mon opinion et me redonner l'appétit électoral.
    J'attends si peu des politiques que je vous fiche mon billet -très fin- que le prochain sommet sur les changements climatiques donnera plus de vent que les Quarantièmes Rugissants, un peu comme un éléphant qui se concentrerait un quart d'heure pour accoucher d'un pet de souris. Et du moment que les petites affaires des ploutocrates reprendront, le monde se recouchera en paix, en attendant la prochaine crise. Un peu comme un tubard  qui vient d'apprendre que son cancer n'a pas bougé depuis un mois et qui s'allume tout de go une cigarette.
    Ceci dit, j'espère encore en une mutation idéologique des jeunes mecs. Et puis, une fois sur l'eau je n'entends plus les zopos, juste les mouettes. Il ne manquerait plus qu'ils viennent sur mon spot... Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS