Johnny s'en est allé. C'est notre lot à tous. Depuis que ses albums étaient moins rock je le suivais de loin. Je reconnais sa puissance vocale et sa présence scénique exceptionnelles ; je comprends qu'on éprouve admiration et sympathie pour lui, mais l'idolâtrie c'est un truc qui m'échappe. En revanche, j'ai trouvé le petit mot de sa femme très touchant.
Regrets de voir parti Jean d'Ormesson. Je n'ai lu aucun de ses livres, je n'avais pas les mêmes goûts politiques, mais j'admirais sa culture et son sens de la répartie. Il a longtemps fait mes délices, le vendredi soir, quand, sur France Inter, il se mesurait à Roland Leroy, le communiste. D'Ormesson ? Ce qu'on appelait autrefois un bel esprit ; peut-être une race en voie d'extinction...
Je déplore qu'on ait si peu parlé de la disparition du professeur Cabrol, il y a cinq mois. Il a plus fait pour la survie de ses contemporains que les millionnaires du ballon rond dont on nous rebat les oreilles (sauf sur France Culture, Dieu merci).
Ma plus grande tristesse de cette dernière quinzaine, c'est le décès de Daniel, un ami simple et rayonnant, qu'on ne pouvait pas ne pas aimer. Ses funérailles n'étaient pas nationales mais ses amis nombreux, et navrés. La gentille Louise ne méritait pas cela. Dire que la dernière fois que je l'ai croisé, j'ai failli ne pas m'arrêter, pris en vélo dans un flot de voitures ; nous avons échangé quelques mots, une brève étreinte. C'était quasiment hier. Il nous manque déjà.
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
samedi 9 décembre 2017
UNE NOUVELLE FORME DE PUB...ALGIE
Enfer et putréfaction, la crétinerie de la publicité n'a-t-elle pas de fond ? A la regarder quelques temps il vous vient un vertige ; à l'écouter trop souvent on en souhaiterait la surdité...
Le cadeau Bonux, l'efficacité de Génie, le détartrage de Calgon, le petit coup d'Omo (hou, la vilaine !) c'est le lessivage cérébral . Vos tissus cérébelleux sont liquéfiés, décolorés et ramollis, comme neufs, quoi.
Toutes ces grandes enseignes qui ne veulent que mon bien et qui me font comprendre que lorsque j'achète un produit à son prix normal je suis un dolichocéphale puisque, si je l'avais acheté en promotion, gratuit à partir du troisième article, j'aurais fait une économie phénoménale. Évidemment, à ce train-là, pour stocker toutes mes promos il faudrait que je construise une annexe à ma modeste demeure, mais cela est une autre histoire.
Le problème c'est que la pub, pire que le gaz moutarde et le pet dans le lit, s'insinue partout : à la radio, il n'y a plus que France culture et France Musique pour épargner à mes oreilles les fadaises commerciales. A la télévision, je suis obligé d'enregistrer les films pour pouvoir zapper les avalanches de tromblonneries ; et encore, je dois asticoter frénétiquement la télécommande pour sauter d'une pub à l'autre. Épuisant !
Je ne lui échappe que sur la mer, lorsque les seuls bruits qui m'atteignent viennent des vagues, de ma pagaie et des mouettes. A l'horizon, pas un faux capitaine pour me dire que les croquettes de poisson Tartempion sont les plus croustillantes, ni un navigateur de music-hall pour me vanter le déodorant qui attire les sirènes.
A quand les annonces muettes sous-titrées ? Sauf pour les sonotones, cela va de soi.
Le cadeau Bonux, l'efficacité de Génie, le détartrage de Calgon, le petit coup d'Omo (hou, la vilaine !) c'est le lessivage cérébral . Vos tissus cérébelleux sont liquéfiés, décolorés et ramollis, comme neufs, quoi.
Toutes ces grandes enseignes qui ne veulent que mon bien et qui me font comprendre que lorsque j'achète un produit à son prix normal je suis un dolichocéphale puisque, si je l'avais acheté en promotion, gratuit à partir du troisième article, j'aurais fait une économie phénoménale. Évidemment, à ce train-là, pour stocker toutes mes promos il faudrait que je construise une annexe à ma modeste demeure, mais cela est une autre histoire.
Le problème c'est que la pub, pire que le gaz moutarde et le pet dans le lit, s'insinue partout : à la radio, il n'y a plus que France culture et France Musique pour épargner à mes oreilles les fadaises commerciales. A la télévision, je suis obligé d'enregistrer les films pour pouvoir zapper les avalanches de tromblonneries ; et encore, je dois asticoter frénétiquement la télécommande pour sauter d'une pub à l'autre. Épuisant !
Je ne lui échappe que sur la mer, lorsque les seuls bruits qui m'atteignent viennent des vagues, de ma pagaie et des mouettes. A l'horizon, pas un faux capitaine pour me dire que les croquettes de poisson Tartempion sont les plus croustillantes, ni un navigateur de music-hall pour me vanter le déodorant qui attire les sirènes.
A quand les annonces muettes sous-titrées ? Sauf pour les sonotones, cela va de soi.
dimanche 3 décembre 2017
ÉPUISEMENT MENTAL
Je ne sais trop quelle expression employer : le coeur au bord des lèvres, l'estomac qui se soulève, les amygdales qui baignent... Je suis terrassé par ce crétinisme prétentieux qui consiste à tartiner de l'anglais de cuisine ou des anglichonneries mal digérées dans les moindres discours techniques, commentaires sportifs et publicités en tous genres.
Cet après-midi, roulant béatement vers ma maison du Pradet, le ventre agréablement plein d'une fondue vietnamienne et le cerveau enchanté par un spectacle de Jacques Gamblin, que vois-je ? Un de ces panneaux publicitaires dont le volume n'a d'égal que la signifiance de l'information : l'affiche appelle le chaland à acquérir un appartement dans la résidence Nature Park.
Déjà, la barre d'immeuble à la place d'un espace vert me titille l'humeur mais, ventredieu, le mot park la transforme en fulmination !! La langue française est-elle devenue si indigente ? Et encore, j'ai supposé que le mot nature n'était pas employé dans sa forme anglaise.
En plein autoallumage colérique, je fais subir à ma malheureuse femme une diatribe sur ces "cons de sportifs" (sportif moi-même, je sais de quoi je parle) qui sont les premiers à émailler leurs commentaires d'anglichonneries. Les journalistes de l'Équipe, ou d'ailleurs, pourraient-ils nous lâcher avec leurs warm up et leurs turn over ? Si les mots échauffement et tour de chauffe, roulement et rotation, leur arrachent la gueule, qu'ils retournent à l'école... Je connais de très bons élèves de CM2 qui pourraient les coach... les remettre à niveau, quoi !
Dans ma ville se trouve le chemin de la Mounine (la chatte dans le midi, et dans tous les sens du terme) et je supporterais mal qu'un cuistre vienne la rebaptiser la Cat road, ou la Pussy street s'il a l'esprit mal tourné !
Quoi qu'il en soit, comme disent les Anglais : Gode save the gouine !
Cet après-midi, roulant béatement vers ma maison du Pradet, le ventre agréablement plein d'une fondue vietnamienne et le cerveau enchanté par un spectacle de Jacques Gamblin, que vois-je ? Un de ces panneaux publicitaires dont le volume n'a d'égal que la signifiance de l'information : l'affiche appelle le chaland à acquérir un appartement dans la résidence Nature Park.
Déjà, la barre d'immeuble à la place d'un espace vert me titille l'humeur mais, ventredieu, le mot park la transforme en fulmination !! La langue française est-elle devenue si indigente ? Et encore, j'ai supposé que le mot nature n'était pas employé dans sa forme anglaise.
En plein autoallumage colérique, je fais subir à ma malheureuse femme une diatribe sur ces "cons de sportifs" (sportif moi-même, je sais de quoi je parle) qui sont les premiers à émailler leurs commentaires d'anglichonneries. Les journalistes de l'Équipe, ou d'ailleurs, pourraient-ils nous lâcher avec leurs warm up et leurs turn over ? Si les mots échauffement et tour de chauffe, roulement et rotation, leur arrachent la gueule, qu'ils retournent à l'école... Je connais de très bons élèves de CM2 qui pourraient les coach... les remettre à niveau, quoi !
Dans ma ville se trouve le chemin de la Mounine (la chatte dans le midi, et dans tous les sens du terme) et je supporterais mal qu'un cuistre vienne la rebaptiser la Cat road, ou la Pussy street s'il a l'esprit mal tourné !
Quoi qu'il en soit, comme disent les Anglais : Gode save the gouine !
samedi 25 novembre 2017
LES VOMIS DE LA SEMAINE
Gerbe de bronze : Mugabe congédié... enfin ! Trente-sept ans qu'il pompait l'air et les finances de son peuple. Il était temps de le mettre sur la touche car il était parti pour devenir le Jeanne Calment africain ? Et sa mousmé, Grace, qui se voyait déjà héritière du trône : n'est pas Grace Kelly qui veut, ni Grace qu'élit le peuple, d'ailleurs... Ceci dit, il y a quelques mugabés qui sévissent dans les bureaux princiers de certaines multinationales, bien plus redoutables que l'original.
Gerbe d'argent : pour faire suite à la semaine dernière, encore un furoncle qui vient de dégager, mais un peu tard. Charles Manson a cassé sa pipe à 83 ans ; il avait beau se croire immortel, la faucheuse l'a ratissé comme les autres... elle aurait juste pu arriver plus tôt.
Gerbe d'or : incontestablement, les quarante députés irakiens -séides des religieux intégristes- qui cherchent à avancer l'âge de la nubilité pour les femmes, de dix-huit à neuf ans. Les mots me manquent pour qualifier de telles intentions : c'est au moins aussi rance que se poser la question de l'âge où une jeune fille peut être considérée comme sexuellement consentante.
Je dirai simplement à ceux que les très jeunes demoiselles attirent : qu'en diriez-vous si vous étiez une femme ? Et une femme en Irak !
Gerbe d'argent : pour faire suite à la semaine dernière, encore un furoncle qui vient de dégager, mais un peu tard. Charles Manson a cassé sa pipe à 83 ans ; il avait beau se croire immortel, la faucheuse l'a ratissé comme les autres... elle aurait juste pu arriver plus tôt.
Gerbe d'or : incontestablement, les quarante députés irakiens -séides des religieux intégristes- qui cherchent à avancer l'âge de la nubilité pour les femmes, de dix-huit à neuf ans. Les mots me manquent pour qualifier de telles intentions : c'est au moins aussi rance que se poser la question de l'âge où une jeune fille peut être considérée comme sexuellement consentante.
Je dirai simplement à ceux que les très jeunes demoiselles attirent : qu'en diriez-vous si vous étiez une femme ? Et une femme en Irak !
jeudi 23 novembre 2017
A CONTRE-POIL
Puisque je reprends du service, autant vous rappeler que ce blog n'est que le salmigondis de mes petites éructations littéraires : pas de publicité pour mézigue, pas de détails croustillants sur ma vie intime, pas de hautes considérations sur des sujets que je ne maîtrise pas. En revanche, feu vert pour passer à la moulinette tout ce qui fâche.
Un truc qui commence à me courir sur le haricot c'est la sanctification de la voiture électrique et la diabolisation des moteurs à carburant. Peste, devez-vous penser, le vieux sanglier écolo vire sa cuti ! Que nenni : comme le disait très justement je ne sais plus vraiment qui, "la technologie déplace les problèmes (environnementaux) sans vraiment les résoudre".
La preuve : plus de voiture à essence ou gazole, plus de pollution atmosphérique. Certes, mais une "zoé" n'est pas moins redoutable car sa batterie exigera sa ration d'électricité (nucléaire, charbon ?) et son recyclage pose un fameux problème.
Alors, bien que Vert foncé, je n'entonne pas béatement l'hymne à l'auto électrique. Qui plus est, comme je suis un jobastron de première classe, je me pose des questions de couillon : et si, au lieu de couvrir les terres agricoles de ZI et de ZA, nous cultivions des plantes pour produire de l'éthanol* ou du diester ? Et si, au lieu de bétonner les zones maraîchères, nous récupérions les déchets verts aptes à fournir ces deux carburants ? Et si nous envisagions de commencer à être autonomes pour faire rouler nos autos et alimenter nos chaudières ?
Je ne connais qu'un véhicule 100 % propre : c'est mon vélo...
* Seul problème de ce carburant : à 1,50 euros le litre, les poivrots vont siphonner les réservoirs !
Un truc qui commence à me courir sur le haricot c'est la sanctification de la voiture électrique et la diabolisation des moteurs à carburant. Peste, devez-vous penser, le vieux sanglier écolo vire sa cuti ! Que nenni : comme le disait très justement je ne sais plus vraiment qui, "la technologie déplace les problèmes (environnementaux) sans vraiment les résoudre".
La preuve : plus de voiture à essence ou gazole, plus de pollution atmosphérique. Certes, mais une "zoé" n'est pas moins redoutable car sa batterie exigera sa ration d'électricité (nucléaire, charbon ?) et son recyclage pose un fameux problème.
Alors, bien que Vert foncé, je n'entonne pas béatement l'hymne à l'auto électrique. Qui plus est, comme je suis un jobastron de première classe, je me pose des questions de couillon : et si, au lieu de couvrir les terres agricoles de ZI et de ZA, nous cultivions des plantes pour produire de l'éthanol* ou du diester ? Et si, au lieu de bétonner les zones maraîchères, nous récupérions les déchets verts aptes à fournir ces deux carburants ? Et si nous envisagions de commencer à être autonomes pour faire rouler nos autos et alimenter nos chaudières ?
Je ne connais qu'un véhicule 100 % propre : c'est mon vélo...
* Seul problème de ce carburant : à 1,50 euros le litre, les poivrots vont siphonner les réservoirs !
vendredi 17 novembre 2017
LES VOMIS DE LA SEMAINE
Chers petits vampires lecteurs, je m'essaie à un retour timide au blog avec une rubrique sur mes exécrations...
Tout un chacun étalant ses états d'âme dans tous les médias complaisants, je ne vois pas pourquoi je n'irais pas de mes petits écoeurements, de mes modestes dégoûts ou de mes révulsions intimes.
Je parlerais bien de la COP 23 mais je garde cela pour un futur renvoi aigre.
Gerbe d'or
J'apprends aujourd'hui la mort, à 87 ans, du parrain italien Toto Riina qui, avant d'aller pourrir en prison -il y a quand même une justice- a empoisonné la vie de bien de ses contemporains ; à entendre cette nouvelle je repense à ce brave Pinochet qui décéda à 90 ans dont son lit... Comme quoi le service de ramassage des ordures ne fonctionne pas si bien.
Gerbe d'argent
450 millions de dollars pour un Vinci... Un million d'euros étant déjà -pour moi- un objet virtuel, comment pourrais-je réaliser qu'on puisse soustraire de son pécule personnel une telle somme ? En tous cas, je constate que la répartition des richesses ne cesse de s'améliorer en ce siècle d'émancipation et de progrès.
Gerbe de bronze
Une information m'avait échappé : la plus grande ferme du monde, en février 2017, était située en Arabie Saoudite (cherchez l'erreur) et non en Chine, comme je le pensais, béotien que je suis. Amalrai : 93711 vaches, 2750 employés, 1,2 milliard de litres par an du nectar blanc... Devant ce tsunami de lait on rendrait volontiers gorge, estomac et boyaux ! Je ne sais pas pourquoi, j'ai tout à coup envie d'un bon verre d'armagnac.
Tout un chacun étalant ses états d'âme dans tous les médias complaisants, je ne vois pas pourquoi je n'irais pas de mes petits écoeurements, de mes modestes dégoûts ou de mes révulsions intimes.
Je parlerais bien de la COP 23 mais je garde cela pour un futur renvoi aigre.
Gerbe d'or
J'apprends aujourd'hui la mort, à 87 ans, du parrain italien Toto Riina qui, avant d'aller pourrir en prison -il y a quand même une justice- a empoisonné la vie de bien de ses contemporains ; à entendre cette nouvelle je repense à ce brave Pinochet qui décéda à 90 ans dont son lit... Comme quoi le service de ramassage des ordures ne fonctionne pas si bien.
Gerbe d'argent
450 millions de dollars pour un Vinci... Un million d'euros étant déjà -pour moi- un objet virtuel, comment pourrais-je réaliser qu'on puisse soustraire de son pécule personnel une telle somme ? En tous cas, je constate que la répartition des richesses ne cesse de s'améliorer en ce siècle d'émancipation et de progrès.
Gerbe de bronze
Une information m'avait échappé : la plus grande ferme du monde, en février 2017, était située en Arabie Saoudite (cherchez l'erreur) et non en Chine, comme je le pensais, béotien que je suis. Amalrai : 93711 vaches, 2750 employés, 1,2 milliard de litres par an du nectar blanc... Devant ce tsunami de lait on rendrait volontiers gorge, estomac et boyaux ! Je ne sais pas pourquoi, j'ai tout à coup envie d'un bon verre d'armagnac.
dimanche 4 juin 2017
ET SI J'ARRÊTAIS ?
Chers petits vampires lecteurs, voilà presque deux mois que je me tâte pour savoir si je continue ce blog ou si je le voue dès maintenant à l'oubli, ne faisant qu'anticiper sur son destin inéluctable. Finalement, je vais le laisser vivoter, et il vous faudra bien de la vertu pour me suivre puisque mes articles deviendront aussi imprévus que sporadiques...
Je ne me sens pas l'âme d'un fonctionnaire du billet d'humeur et la répétition me lasse, alors il se peut que le style et le ton de mes textes changent. Ceux qui seront en quête de vannes ne seront pas forcément déçus, mais certainement frustrés.
Ce n'est pas la matière qui me manque -l'actualité est d'une générosité princière, c'est plutôt l'envie de concocter mes fricandeaux humoristiques qui me fait défaut.
Ceci dit, je ne suis pas encore tout à fait sec. La preuve...
Depuis peu je trouve à Monsieur Trump (dont la moue me donne des envies de gifle, voire même d'homicide) des vertus pédagogiques : en effet, en bon bourrin qu'il est, il montre à ceux qui ont encore les yeux chassieux ce qu'est un ennemi de la planète. Contemplez cette suffisance, ce mépris des hommes et de la Terre, cette obstination à bousiller notre monde pour ne pas renoncer à l'ultra-confort, à la gabegie hyperconsumériste.
Une fois que vous l'avez bien regardé, dites-vous que le même modèle existe en nombreux exemplaires, dans une version autrement plus discrète, à la tête de chaque multinationale écocidaire (par exemple les grandes compagnies du bois aux USA, au Canada...). Les Trump de l'ombre ne font pas de bruit ; ils n'en sont pas moins nocifs pour autant.
Pour rester dans ma spirale optimiste, une pensée que je lègue à l'humanité (qui s'en balance, Dieu merci).
La plupart de nos malheurs sont les fruits de notre cruauté et de notre avidité.
Je ne me sens pas l'âme d'un fonctionnaire du billet d'humeur et la répétition me lasse, alors il se peut que le style et le ton de mes textes changent. Ceux qui seront en quête de vannes ne seront pas forcément déçus, mais certainement frustrés.
Ce n'est pas la matière qui me manque -l'actualité est d'une générosité princière, c'est plutôt l'envie de concocter mes fricandeaux humoristiques qui me fait défaut.
Ceci dit, je ne suis pas encore tout à fait sec. La preuve...
Depuis peu je trouve à Monsieur Trump (dont la moue me donne des envies de gifle, voire même d'homicide) des vertus pédagogiques : en effet, en bon bourrin qu'il est, il montre à ceux qui ont encore les yeux chassieux ce qu'est un ennemi de la planète. Contemplez cette suffisance, ce mépris des hommes et de la Terre, cette obstination à bousiller notre monde pour ne pas renoncer à l'ultra-confort, à la gabegie hyperconsumériste.
Une fois que vous l'avez bien regardé, dites-vous que le même modèle existe en nombreux exemplaires, dans une version autrement plus discrète, à la tête de chaque multinationale écocidaire (par exemple les grandes compagnies du bois aux USA, au Canada...). Les Trump de l'ombre ne font pas de bruit ; ils n'en sont pas moins nocifs pour autant.
Pour rester dans ma spirale optimiste, une pensée que je lègue à l'humanité (qui s'en balance, Dieu merci).
La plupart de nos malheurs sont les fruits de notre cruauté et de notre avidité.
dimanche 9 avril 2017
PLAISIR D'HUMOUR
J'emprunte ce titre à Alphonse Allais ( pas vache en l'occurance), pour vous parler de nos zopos, lesquels, actualité oblige, font régulièrement bouillir ma cafetière cérébrale.
Curieux de savoir si les jeux de mots ont un sens, je me propose de tester quelques à-peu-près sur nos candidats à la présidentielle.
Fillon, filleul fielleux, auquel nous ne nous fions guère ?
Le Pen, à peine pénible, à la clé de son destin en main.
Macron (anagramme : mon car...), macro(n)céphale, mais creux ?
Lassalle lassa la salle de ses saillies.
Poutou pour tout pourri ?
Dupont-Aignan, du bon teigneux ou du bon agneau ?
Artaud en retard, en pétard.
Cheminade se minant en chemin.
Asselineau assez linotte.
J'en ai oublié deux ? Ah, mon... ami on met l'anchois où l'on peut ! Si nous mélangeons Mélanchon et Hamon, nous obtenons Mélamon ; le titre Mélamon, amis ?, outre son harmonie sonore, prêterait à des sous-entendus douteux, mais je ne m'aventurerai pas sur ce terrain.
Voilà, à vous de voir si le calembour "fait sens" , comme disent les gens qui causent bien.
A propos, vous avez dit zopo ? Et pourquoi pas zippo, quand ils mettent le feu à la salle (pas à Lassalle) ou zeppo, quand ils font leurs comédiens (Poutou et Besancenot, eux aussi des Marx brothers) ?
Zappons les zopos d'opposition et finissons par un pompion* : à bas les zopositions !
Nota bene : attention, cet article est susceptible de recevoir des additifs.
*Bonjour wikipédia...
Curieux de savoir si les jeux de mots ont un sens, je me propose de tester quelques à-peu-près sur nos candidats à la présidentielle.
Fillon, filleul fielleux, auquel nous ne nous fions guère ?
Le Pen, à peine pénible, à la clé de son destin en main.
Macron (anagramme : mon car...), macro(n)céphale, mais creux ?
Lassalle lassa la salle de ses saillies.
Poutou pour tout pourri ?
Dupont-Aignan, du bon teigneux ou du bon agneau ?
Artaud en retard, en pétard.
Cheminade se minant en chemin.
Asselineau assez linotte.
J'en ai oublié deux ? Ah, mon... ami on met l'anchois où l'on peut ! Si nous mélangeons Mélanchon et Hamon, nous obtenons Mélamon ; le titre Mélamon, amis ?, outre son harmonie sonore, prêterait à des sous-entendus douteux, mais je ne m'aventurerai pas sur ce terrain.
Voilà, à vous de voir si le calembour "fait sens" , comme disent les gens qui causent bien.
A propos, vous avez dit zopo ? Et pourquoi pas zippo, quand ils mettent le feu à la salle (pas à Lassalle) ou zeppo, quand ils font leurs comédiens (Poutou et Besancenot, eux aussi des Marx brothers) ?
Zappons les zopos d'opposition et finissons par un pompion* : à bas les zopositions !
Nota bene : attention, cet article est susceptible de recevoir des additifs.
*Bonjour wikipédia...
vendredi 7 avril 2017
MARCEL PROU(s)T
Craignant d'avoir plombé l'atmosphère avec mon dernier article, je me suis résolu à aborder un sujet plus léger, mais d'une grande délicatesse...
J'étais à peine prépubère quand j'entendis parler de Joseph Pujol pour la première fois ; les adultes faisant des gorges chaudes, le diablotin de mon cerveau -déjà à l'oeuvre à l'époque- me fit tendre l'oreille : il s'agissait du pétomane, gloire de l'avant-première guerre mondiale.
Je n'ai jamais su si mon grand-père l'avait vu -entendu serait plus exact- sur scène mais comme l'aïeul de mon diablotin fouraillait dans sa cervelle, il ne manquait pas de faire référence, dans des contretemps malicieux, à cet artiste de renommée mondiale.
Pour ma part, ce personnage me faisait plonger dans un abîme d'idées et de questions : ayant vu des photos de ses prestations scéniques je me demandais si, pour jouer Au clair de la lune avec un flûtiau (authentique), il devait retirer son pantalon et, dans ce cas, comment il embouchait l'instrument. J'étais petit mais déjà curieux...
Parfois je me perdais en conjectures sur ses techniques modulatoires et, ayant entendu dire qu'il pétait la Marseillaise, je le baptisais Caruso du fondement* (quelques années plus tard, lisant Rabelais, je trouvai la justification à ma formule dans l'expression "barytonner du cul" ).
Sachant qu'il éteignait les lumières de la scène d'un gaz surpuissant je tentais de souffler -en vain- une allumette, ne parvenant qu'à griller mes doigts et mon pantalon court.
Parvenu à ma majorité, j'ai pu constater que ce talent, s'il arrachait des hurlements d'hilarité dans les chambrées militaires, faisait un bide auprès de la gent féminine. Et même si j'ai écrit un jour que "dans un jeune couple il n'y a que le premier pet qui coûte", je déconseille fortement à tout soupirant ce fâcheux laisser-aller.
En mon âge mûr, enfin, j'ai essayé d'imaginer notre bon Pujol le jour où il a fait valoir ses droits à la retraite et valider ses vingt-sept années d'activité gazière.
Je ne saurais terminer cet édifiant article sans dénoncer une contre-vérité : dans ma tendre enfance, pour dissuader les pétomanes en herbe, des adultes affirmaient que péter nuisait à la santé. Joseph Pujol ayant vécu jusqu'à 88 ans, je me vois contraint d'apporter le plus vigoureux démenti à cette assertion, dans un pur souci de rigueur historique.
Je suis certain que vous me saurez gré, dans un actualité particulièrement lourde, d'avoir attiré votre attention sur cet artiste injustement oublié.
*J'étais petit mais déjà amateur de bons mots.
J'étais à peine prépubère quand j'entendis parler de Joseph Pujol pour la première fois ; les adultes faisant des gorges chaudes, le diablotin de mon cerveau -déjà à l'oeuvre à l'époque- me fit tendre l'oreille : il s'agissait du pétomane, gloire de l'avant-première guerre mondiale.
Je n'ai jamais su si mon grand-père l'avait vu -entendu serait plus exact- sur scène mais comme l'aïeul de mon diablotin fouraillait dans sa cervelle, il ne manquait pas de faire référence, dans des contretemps malicieux, à cet artiste de renommée mondiale.
Pour ma part, ce personnage me faisait plonger dans un abîme d'idées et de questions : ayant vu des photos de ses prestations scéniques je me demandais si, pour jouer Au clair de la lune avec un flûtiau (authentique), il devait retirer son pantalon et, dans ce cas, comment il embouchait l'instrument. J'étais petit mais déjà curieux...
Parfois je me perdais en conjectures sur ses techniques modulatoires et, ayant entendu dire qu'il pétait la Marseillaise, je le baptisais Caruso du fondement* (quelques années plus tard, lisant Rabelais, je trouvai la justification à ma formule dans l'expression "barytonner du cul" ).
Sachant qu'il éteignait les lumières de la scène d'un gaz surpuissant je tentais de souffler -en vain- une allumette, ne parvenant qu'à griller mes doigts et mon pantalon court.
Parvenu à ma majorité, j'ai pu constater que ce talent, s'il arrachait des hurlements d'hilarité dans les chambrées militaires, faisait un bide auprès de la gent féminine. Et même si j'ai écrit un jour que "dans un jeune couple il n'y a que le premier pet qui coûte", je déconseille fortement à tout soupirant ce fâcheux laisser-aller.
En mon âge mûr, enfin, j'ai essayé d'imaginer notre bon Pujol le jour où il a fait valoir ses droits à la retraite et valider ses vingt-sept années d'activité gazière.
Je ne saurais terminer cet édifiant article sans dénoncer une contre-vérité : dans ma tendre enfance, pour dissuader les pétomanes en herbe, des adultes affirmaient que péter nuisait à la santé. Joseph Pujol ayant vécu jusqu'à 88 ans, je me vois contraint d'apporter le plus vigoureux démenti à cette assertion, dans un pur souci de rigueur historique.
Je suis certain que vous me saurez gré, dans un actualité particulièrement lourde, d'avoir attiré votre attention sur cet artiste injustement oublié.
*J'étais petit mais déjà amateur de bons mots.
lundi 3 avril 2017
TROIS PETS DE LAPIN (Trois pins de la paix)
Violeurs, tortureurs, tueurs de sang-froid, exploiteurs de leurs frères humains, vous êtes des sous-hommes. Même une amibe est plus utile que vous. La place que vous occupez dans la littérature et le cinéma en dit long sur notre fascination pour le mal ; pourtant, être civilisé c'est faire taire en soi le monstre qui sommeille. Sinon, à quoi bon ces siècles de pensée, d'art, de technologie...
Dans les vestiaires socialistes traînent les promesses piétinées, dans ceux d'En marche les vestes retournées ; dans les couloirs des républicains errent les fantômes de la vérité et dans ceux du Front Mme Desmagots traîne ses savates éculées... Ici on parle d'harmonisation (une sorte de tournante* politique avec coups de poignard) là où il y a peu on se gargarisait d'union. La France insoumise séduit, sauf les médias qui renâclent à en trop parler (il faut dire que son chef les frappa de taille et d'estoc). Moult électeurs ne savent où ils vont donner de l'urne. Quant au futur débat à onze, gageons que cette partouze médiatique fera pfuiiit, à moins qu'elle ne soit un joyeux bordel, ou un slalom parallèle. Comme disait Lao Tseu "Ce n'est pas en mettant plusieurs litchis dans ta bouche que tu en sentiras mieux le goût."
La baudruche Trump -qui s'est un peu dégonflée- pourrait reprendre un peu d'air au détriment de la nature ; après tous ses échecs, le blond (qui en a moins sous le scalp que toutes les starlettes platine dont il se gausse) pourrait se venger un peu sur la Terre, cette rien du tout, en violant ses trésors enfouis, en la bousillant un peu, pour le plaisir. Sous-hommes de tous les pays, décomplexez-vous !
*Je prends ce mot pour ce qu'il est : ignoble.
Dans les vestiaires socialistes traînent les promesses piétinées, dans ceux d'En marche les vestes retournées ; dans les couloirs des républicains errent les fantômes de la vérité et dans ceux du Front Mme Desmagots traîne ses savates éculées... Ici on parle d'harmonisation (une sorte de tournante* politique avec coups de poignard) là où il y a peu on se gargarisait d'union. La France insoumise séduit, sauf les médias qui renâclent à en trop parler (il faut dire que son chef les frappa de taille et d'estoc). Moult électeurs ne savent où ils vont donner de l'urne. Quant au futur débat à onze, gageons que cette partouze médiatique fera pfuiiit, à moins qu'elle ne soit un joyeux bordel, ou un slalom parallèle. Comme disait Lao Tseu "Ce n'est pas en mettant plusieurs litchis dans ta bouche que tu en sentiras mieux le goût."
La baudruche Trump -qui s'est un peu dégonflée- pourrait reprendre un peu d'air au détriment de la nature ; après tous ses échecs, le blond (qui en a moins sous le scalp que toutes les starlettes platine dont il se gausse) pourrait se venger un peu sur la Terre, cette rien du tout, en violant ses trésors enfouis, en la bousillant un peu, pour le plaisir. Sous-hommes de tous les pays, décomplexez-vous !
*Je prends ce mot pour ce qu'il est : ignoble.
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