Jésumarijosef, par honnêteté intellectuelle je dois signaler que -contrairement à ce que j'ai pu croire au matin du premier novembre dernier- je ne suis pas l'inventeur du mot ubutopie : Pascal Picq l'a créé il y a trois ans dans son livre De Darwin à Lévi-Strauss, que je vais m'empresser de lire. Tant pis pour moi...
Les jours raccourcissent, la lumière perd de son éclat, le soleil s'attiédit : l'approche de la mauvaise saison a tout pour nous déprimer et pourtant, chaque année à cette époque, une petite joie me titille. Eh, oui, j'ai mes raisons d'aimer l'hiver !
D'abord, je suis délivré du bruit des moteurs de piscine ainsi que des splashs et gloussements nocturnes des baigneurs de minuit. Seuls le chat-huant, la mouette noctambule et le technicien poubellier sont susceptibles de troubler mon sommeil.
Ensuite, je peux errer dans mon jardin, à la tombée du jour, sans que mes narines marinent dans les parfums de chipolatas et de merguez.
Enfin, sous un gentil soleil et 15 ou 17°, je peux penser à mes amis en Auvergne qui se gèlent les noisettes par -5 !
Avant de vous quitter, une réflexion particulièrement profonde : si les policiers américains bousillent autant d'autos dans la réalité qu'ils en pulvérisent dans les films, Dodge, Ford et Chevrolet doivent se gaver.
Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
samedi 5 novembre 2016
mardi 1 novembre 2016
L'UBUTOPIE
Nous aimerions vivre une utopie mais le monde, dans son état actuel, ne nous propose qu'une ubutopie. Certains essaient de nous faire croire que nous marchons dans une sorte de disneyland alors que nous avançons dans les avenues d'Absurdland.
Il y a belle lurette que ceux qui façonnent le monde ont dépassé les plus fêlés penseurs de la pataphysique. Sous l'apparence lisse de la rigueur et de la logique les lézardes apparaissent mais, comme chez Ubu dans sa démesure et les fonctionnaires kafkaïens dans leur religion normaliste, l'absurdité bourgeonne, pousse, sans faire éclater l'enveloppe coriace du réalisme politico-économique.
Dans ce monde déjà surchargé fleurissent les projets surdimensionnés ; notre voracité augmente et exige toujours plus de chair d'une planète exsangue ; les compteurs démographiques s'affolent -à l'inverse de ceux des animaux libres (sauvages, terme douteux)- et je ne me risquerais pas à parier sur un ralentissement du phénomène.
A l'anthropocène, mot aussi judicieux que neutre, je préfèrerais l'anthropobscène. Car, en notre beau royaume d'Ubutopie, la petite misère quotidienne est sublimée par la vie rêvée de la pub, les conceptions démentes portent les doux noms de progrès et modernité !
Pourtant , comme pour une anamorphose, si nous enlevions le cylindre réfléchissant qui enjolive le réel nous verrions le terrifiant non-sens de nos certitudes actuelles.
Non, la conurbation Fukuoka-Tokyo n'est pas un paradis urbain mais une colossale absurdité de mille kilomètres où il ne subsiste que des traces de nature.
Non, les ingrédients du béton et du ciment ne poussent pas comme des radis mais exigent leurs rations gigantesques arrachées aux plages, rivières et montagnes.
Non, le capitalisme (s'il est le moindre mal) n'est pas le couronnement abouti de plusieurs siècles de progrès, et l'on ne me fera pas croire que l'intelligence humaine est incapable de concevoir un système qui sera moins destructeur des êtres et de la planète.
La solution ne viendra pas de ma petite tête de piaf, malgré tout, si nous ne voulons pas finir dans la trappe, happés par le crochet à phynances du père Ubu, il faudrait déjà ouvrir notre esprit à cette question...
Et si nous envisagions de recréer le monde ?
Merdre, à la fin !
Il y a belle lurette que ceux qui façonnent le monde ont dépassé les plus fêlés penseurs de la pataphysique. Sous l'apparence lisse de la rigueur et de la logique les lézardes apparaissent mais, comme chez Ubu dans sa démesure et les fonctionnaires kafkaïens dans leur religion normaliste, l'absurdité bourgeonne, pousse, sans faire éclater l'enveloppe coriace du réalisme politico-économique.
Dans ce monde déjà surchargé fleurissent les projets surdimensionnés ; notre voracité augmente et exige toujours plus de chair d'une planète exsangue ; les compteurs démographiques s'affolent -à l'inverse de ceux des animaux libres (sauvages, terme douteux)- et je ne me risquerais pas à parier sur un ralentissement du phénomène.
A l'anthropocène, mot aussi judicieux que neutre, je préfèrerais l'anthropobscène. Car, en notre beau royaume d'Ubutopie, la petite misère quotidienne est sublimée par la vie rêvée de la pub, les conceptions démentes portent les doux noms de progrès et modernité !
Pourtant , comme pour une anamorphose, si nous enlevions le cylindre réfléchissant qui enjolive le réel nous verrions le terrifiant non-sens de nos certitudes actuelles.
Non, la conurbation Fukuoka-Tokyo n'est pas un paradis urbain mais une colossale absurdité de mille kilomètres où il ne subsiste que des traces de nature.
Non, les ingrédients du béton et du ciment ne poussent pas comme des radis mais exigent leurs rations gigantesques arrachées aux plages, rivières et montagnes.
Non, le capitalisme (s'il est le moindre mal) n'est pas le couronnement abouti de plusieurs siècles de progrès, et l'on ne me fera pas croire que l'intelligence humaine est incapable de concevoir un système qui sera moins destructeur des êtres et de la planète.
La solution ne viendra pas de ma petite tête de piaf, malgré tout, si nous ne voulons pas finir dans la trappe, happés par le crochet à phynances du père Ubu, il faudrait déjà ouvrir notre esprit à cette question...
Et si nous envisagions de recréer le monde ?
Merdre, à la fin !
dimanche 30 octobre 2016
GASTROPOLITICO II
Bien qu'ayant honteusement lézardé sur la plage, notre collaborateur, Goûtgueule Matthew vient de nous faire parvenir le second volet de son enquête sur les cuisines électorales.
Quoiqu'en pense mon rédacteur en chef j'affirme avoir mérité de m'alanguir au soleil car, à ma grande surprise, les petites adresses pullulent et j'ai frôlé l'embarras gastrique puisqu'une cinquantaine d'établissements m'étaient proposés.
Pour certains je m'en suis tenu au ouï-dire : les restaurants De Bourbon et Vigne offrent une carte des alcools rikiki ; à la rôtisserie Jean-Marc Fauché ça sent la cuisine à trois sous ; Chez Poutou, le patron vous fait la bise mais c'est du fricot de misère ; au Macron Burger on voit et on sent trop le laboratoire culinaire.
Je recommande quatre établissements, avec les réserves d'usage, bien entendu.
En tête, la Taverne Mélanchon, sympathique boui-boui dans son jus, où vous pourrez déguster des plats cuisinés avec les tripes : tête de veau ravigote, brouillades diverses, poulet à la diable et une remarquable tarte Danlagueule. A noter : pour les journalistes munis de leur carte de presse un dessert gratuit, vigoureux assemblage de châtaignes, d'avoine et de pruneaux.
Juste derrière dans mon classement, L'Auberge Verte qui sert des plats originaux, plutôt végétariens, toniques et engageants. En dessert je conseille la bombe Monsanto, qui vous glace le palais avant de vous brûler les entrailles. Seul bémol : le couple qui tient ce sympathique estaminet se dispute souvent pendant le service, à la gêne du client.
En troisième position, Chez Montebourg. A ne pas confondre avec la boîte échangiste du Marais, le Monte-bourre, deux arrondissements plus loin. Ce chef pétulant et portant beau vous propose une cuisine séduisante, agréable en bouche mais manquant parfois de corps. Service impeccable.
Dernier de ce quatuor, la guinguette Dupont-Aignan, au style un peu vieillot, où les plats sont accommodés avec conviction. Toutefois j'ai noté une tendance à l'emprunt, comme un écho des maîtres queux d'antan revus de la main droite.
Je ne dénoncerai pas ceux de mes confrères qui se sont déshonorés par des jeux de mots, tels que De Rugy a mangé du lion, Filoche part à la pêche aux voix, ou Jean Lassale devrait faire le ménage dans les partis... Personnellement je me suis abstenu d'une visite chez Alexandre Lecouillard : on n'est jamais à l'abri d'un jeu de mots incontrôlé.
Quoiqu'en pense mon rédacteur en chef j'affirme avoir mérité de m'alanguir au soleil car, à ma grande surprise, les petites adresses pullulent et j'ai frôlé l'embarras gastrique puisqu'une cinquantaine d'établissements m'étaient proposés.
Pour certains je m'en suis tenu au ouï-dire : les restaurants De Bourbon et Vigne offrent une carte des alcools rikiki ; à la rôtisserie Jean-Marc Fauché ça sent la cuisine à trois sous ; Chez Poutou, le patron vous fait la bise mais c'est du fricot de misère ; au Macron Burger on voit et on sent trop le laboratoire culinaire.
Je recommande quatre établissements, avec les réserves d'usage, bien entendu.
En tête, la Taverne Mélanchon, sympathique boui-boui dans son jus, où vous pourrez déguster des plats cuisinés avec les tripes : tête de veau ravigote, brouillades diverses, poulet à la diable et une remarquable tarte Danlagueule. A noter : pour les journalistes munis de leur carte de presse un dessert gratuit, vigoureux assemblage de châtaignes, d'avoine et de pruneaux.
Juste derrière dans mon classement, L'Auberge Verte qui sert des plats originaux, plutôt végétariens, toniques et engageants. En dessert je conseille la bombe Monsanto, qui vous glace le palais avant de vous brûler les entrailles. Seul bémol : le couple qui tient ce sympathique estaminet se dispute souvent pendant le service, à la gêne du client.
En troisième position, Chez Montebourg. A ne pas confondre avec la boîte échangiste du Marais, le Monte-bourre, deux arrondissements plus loin. Ce chef pétulant et portant beau vous propose une cuisine séduisante, agréable en bouche mais manquant parfois de corps. Service impeccable.
Dernier de ce quatuor, la guinguette Dupont-Aignan, au style un peu vieillot, où les plats sont accommodés avec conviction. Toutefois j'ai noté une tendance à l'emprunt, comme un écho des maîtres queux d'antan revus de la main droite.
Je ne dénoncerai pas ceux de mes confrères qui se sont déshonorés par des jeux de mots, tels que De Rugy a mangé du lion, Filoche part à la pêche aux voix, ou Jean Lassale devrait faire le ménage dans les partis... Personnellement je me suis abstenu d'une visite chez Alexandre Lecouillard : on n'est jamais à l'abri d'un jeu de mots incontrôlé.
samedi 29 octobre 2016
TROIS FOIS RIEN = RIEN
Chers petits vampires lecteurs, demain Goûtgueule Matthew devrait nous livrer le second volet de son enquête sur les gargotes politiques, à moins qu'il soit parti profiter de la mer à 19° et de l'air ensoleillé à 24 !
Pour vous faire patienter une métaphore contrepéteuse, à moins qu'il ne s'agisse d'une contrepèterie métaphorique, afin de relever le niveau de ce blog en perdition. A propos de la cérémonie du thé au Japon, ce sacrifice à la lenteur : il défend le thé et défait le temps.
Pour finir un petit pot-pourri de pensées du jour (très fin) :
A quoi bon le fois gras et le caviar si je n'ai plus faim.
Au milieu d'une forêt, l'incroyable présence des arbres dans l'espace.
De plus en plus de pauvres : la souffrance de la sous-France...
Ah, si, j'oubliais : hier, j'ai entendu Philippe Sollers sur France-Inter, dans un numéro de modestie dont il a le secret (à réécouter en peau de caste). Camus disait qu'il n'y a pas de vanité intelligente !
Pour vous faire patienter une métaphore contrepéteuse, à moins qu'il ne s'agisse d'une contrepèterie métaphorique, afin de relever le niveau de ce blog en perdition. A propos de la cérémonie du thé au Japon, ce sacrifice à la lenteur : il défend le thé et défait le temps.
Pour finir un petit pot-pourri de pensées du jour (très fin) :
A quoi bon le fois gras et le caviar si je n'ai plus faim.
Au milieu d'une forêt, l'incroyable présence des arbres dans l'espace.
De plus en plus de pauvres : la souffrance de la sous-France...
Ah, si, j'oubliais : hier, j'ai entendu Philippe Sollers sur France-Inter, dans un numéro de modestie dont il a le secret (à réécouter en peau de caste). Camus disait qu'il n'y a pas de vanité intelligente !
mardi 25 octobre 2016
ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR...
Âmes sensibles s'abstenir : aujourd'hui, question jeux de mots j'ai fait dans le gore...
Candidature à l'élection présidentielle américaine d'Hillary Clinton : il a ri, Clinton, son époux, ou il s'est montré mari marri ? A voir Hillary hilare on peut penser qu'il a bien réagi. Trump, quant à lui, dégringole dans les sondages, et on sait que celui qui décline tonne, d'où ses colères.
Copé ne connaît pas le prix des pains au chocolat : moi qui n'en achète jamais je ne lui lancerai pas la première pierre, juste une contrepèterie à méditer... Copé, le prix des petits pains ; copains, le prix des petits pets.
Au chapitre "agaceries", je peste contre l'apparition de la pub sur France Inter : d'abord discrète, la voilà qui prend ses aises. Ainsi, ce matin, en guise de petit déjeuner, j'ai dû avaler ce distique qui renvoie Prévert au néant...
Pour ton dépannage auto
C'est vu, c'est Vulco.
Une information m'a arraché l'oreille gauche : Nicolas Batum, sportif français jouant aux USA, émarge à deux millions de dollars mensuels, alors que nos salaires de misère ne rempliraient notre bas de laine de la même somme qu'en 90 ans... À lui le ballon de basket, à nous le bas long de basse quête.
Je ne sais pas ce que j'ai moi, aujourd'hui, mais je pète le feu, et, d'une certaine façon, je fête le peu.
Candidature à l'élection présidentielle américaine d'Hillary Clinton : il a ri, Clinton, son époux, ou il s'est montré mari marri ? A voir Hillary hilare on peut penser qu'il a bien réagi. Trump, quant à lui, dégringole dans les sondages, et on sait que celui qui décline tonne, d'où ses colères.
Copé ne connaît pas le prix des pains au chocolat : moi qui n'en achète jamais je ne lui lancerai pas la première pierre, juste une contrepèterie à méditer... Copé, le prix des petits pains ; copains, le prix des petits pets.
Au chapitre "agaceries", je peste contre l'apparition de la pub sur France Inter : d'abord discrète, la voilà qui prend ses aises. Ainsi, ce matin, en guise de petit déjeuner, j'ai dû avaler ce distique qui renvoie Prévert au néant...
Pour ton dépannage auto
C'est vu, c'est Vulco.
Une information m'a arraché l'oreille gauche : Nicolas Batum, sportif français jouant aux USA, émarge à deux millions de dollars mensuels, alors que nos salaires de misère ne rempliraient notre bas de laine de la même somme qu'en 90 ans... À lui le ballon de basket, à nous le bas long de basse quête.
Je ne sais pas ce que j'ai moi, aujourd'hui, mais je pète le feu, et, d'une certaine façon, je fête le peu.
dimanche 23 octobre 2016
GASTROPOLITICO
Voici un article de notre spécialiste de l'analyse politico-gastronomique, Goûtgueule Matthew.
Ce mois-ci je me suis intéressé à la po(pote)litique, partant du principe qu'un politicien reste orateur ; après avoir consommé consciencieusement les menus de chacun je suis arrivé à quelques conclusions à propos des chefs des plus grandes tables. En revanche, je n'ai pas eu le temps de tester les petits "reste au rang", auberge verte, taverne du Mélanchon, Burger Macron,...
Pour ce qui est des établissements de la rive droite, j'ai été frappé par le manque de renouvellement du fond ; en effet, si chaque maître queux s'évertue à présenter les ingrédients avec originalité on perçoit malheureusement l'uniformité des produits -un même fournisseur ?- épices comprises, d'où une impression de monotonie qui provoque vite la réplétion, voire un début de nausée.
Passé sur la rive gauche j'ai pu constater une diversité supérieure mais très rapidement on détecte un "art d'accommoder les restes", indigne de ce niveau de cuisine. Par ailleurs, deux griefs majeurs : d'une part les cartes, flatteuses, ne tiennent pas toutes leurs promesses ; d'autre part la fermeture de plusieurs adresses a raréfié l'offre et trouver un restaurant le dimanche relève des travaux d'Hercule (d'eh recule, et va chercher plus loin !).
Enfin, dans les quartiers extrêmes de la rive droite, où l'on cultive encore le pot-au-feu et la blanquette, l'adresse Chez Marine s'impose : la cuisine y est vigoureuse, sans chichis et tient au corps. Cependant, après quelques bouchées, domine un goût de moisi qui finit par gâter l'abord positif.
La semaine prochaine : gargotes et boui-bouis.
Ce mois-ci je me suis intéressé à la po(pote)litique, partant du principe qu'un politicien reste orateur ; après avoir consommé consciencieusement les menus de chacun je suis arrivé à quelques conclusions à propos des chefs des plus grandes tables. En revanche, je n'ai pas eu le temps de tester les petits "reste au rang", auberge verte, taverne du Mélanchon, Burger Macron,...
Pour ce qui est des établissements de la rive droite, j'ai été frappé par le manque de renouvellement du fond ; en effet, si chaque maître queux s'évertue à présenter les ingrédients avec originalité on perçoit malheureusement l'uniformité des produits -un même fournisseur ?- épices comprises, d'où une impression de monotonie qui provoque vite la réplétion, voire un début de nausée.
Passé sur la rive gauche j'ai pu constater une diversité supérieure mais très rapidement on détecte un "art d'accommoder les restes", indigne de ce niveau de cuisine. Par ailleurs, deux griefs majeurs : d'une part les cartes, flatteuses, ne tiennent pas toutes leurs promesses ; d'autre part la fermeture de plusieurs adresses a raréfié l'offre et trouver un restaurant le dimanche relève des travaux d'Hercule (d'eh recule, et va chercher plus loin !).
Enfin, dans les quartiers extrêmes de la rive droite, où l'on cultive encore le pot-au-feu et la blanquette, l'adresse Chez Marine s'impose : la cuisine y est vigoureuse, sans chichis et tient au corps. Cependant, après quelques bouchées, domine un goût de moisi qui finit par gâter l'abord positif.
La semaine prochaine : gargotes et boui-bouis.
jeudi 20 octobre 2016
BIGASSOLES RETURN
Jésumarijosef, alors que la faune sauvage se réduit comme peau de chagrin, les vols de bigassoles, plus denses que les nuages d'étourneaux, s'abattent sur notre pauvre monde !
Non contents de nous tenir sous la menace de leurs fientes, ces oiseaux oligophrènes se sont mis à jeter des pierres. Moi qui éprouve peu de sympathie pour la douteuse pratique de la lapidation, notamment de la femme infidèle (et son amant, il compte les points?), je suis atterré par le caillassage des policiers, des pompiers et des médecins.
Dans ces actions on peut apprécier toute la palette de la crétinerie bigassolienne et j'attends avec impatience le jour où un médecin légiste-ornithologue ouvrira le crâne d'un de ces animaux ; d'aucuns pensent qu'il trouvera un grain de sable à la place du cerveau. J'opterai plutôt pour une crotte de bique.
Pour ma part, dans un esprit dépourvu de toute arrière-pensée, je propose d'organiser la chasse à cette variété de bigassole [racaillus decerebrus*] munis de fusil à chevrotines chargées de plombs culturels. Si cela pouvait leur rentrer dans la tête...
Par ailleurs, un spécimen remarquable de bigassole à huppe blonde [trumpus bigassolus] a été repéré aux usa ; il semblerait qu'il ne puisse pas décoller. Malheureusement, il s'est déjà reproduit.
Bon, au bord de la mer les mouettes chassent les bigassoles, alors je prends mon morey et je me casse. DMOS
*Proche cousin du bordillus anencephalus.
Non contents de nous tenir sous la menace de leurs fientes, ces oiseaux oligophrènes se sont mis à jeter des pierres. Moi qui éprouve peu de sympathie pour la douteuse pratique de la lapidation, notamment de la femme infidèle (et son amant, il compte les points?), je suis atterré par le caillassage des policiers, des pompiers et des médecins.
Dans ces actions on peut apprécier toute la palette de la crétinerie bigassolienne et j'attends avec impatience le jour où un médecin légiste-ornithologue ouvrira le crâne d'un de ces animaux ; d'aucuns pensent qu'il trouvera un grain de sable à la place du cerveau. J'opterai plutôt pour une crotte de bique.
Pour ma part, dans un esprit dépourvu de toute arrière-pensée, je propose d'organiser la chasse à cette variété de bigassole [racaillus decerebrus*] munis de fusil à chevrotines chargées de plombs culturels. Si cela pouvait leur rentrer dans la tête...
Par ailleurs, un spécimen remarquable de bigassole à huppe blonde [trumpus bigassolus] a été repéré aux usa ; il semblerait qu'il ne puisse pas décoller. Malheureusement, il s'est déjà reproduit.
Bon, au bord de la mer les mouettes chassent les bigassoles, alors je prends mon morey et je me casse. DMOS
*Proche cousin du bordillus anencephalus.
mardi 18 octobre 2016
MIAOU ou GRRR...
Au musée de Philadelphie on peut admirer La mariée mise à nu par ses célibataires même, de Marcel Duchamp ; depuis peu nous avons mieux : Le président mis à nu par deux journalistes... Pas plus qu'il n'est légitime de vouloir qu'une dentiste soit une bombe sexuelle, nous n'attendons d'un chef d'état qu'il nous ouvre les portes de son arrière-cuisine ; qu'il tienne ses engagements et fasse avancer le paquebot France, ce sera déjà bien.
Pour ceux qui, attirés par la lumière bleue, auraient regardé leur petite lucarne jeudi dernier, ils auront pu assister à une réunion de matous ; on aurait pu croire, dans un premier temps, qu'ils tournaient autour de la chatte blonde, mais leurs feulements énamourés allaient vers une certaine Marianne, pulpeuse pétroleuse qui sévit sur les grands boulevards.
Du côté de ces félins de droite ça miaule autant que ça griffe...
Nous avons noté le regard bleu d'un siamois gris, qui ce soir-là a fait patte de velours et qui, depuis, a égratigné le vieux chattemite, un peu pelé du chef, qui nous la joue "matou zen". Il a ensuite cinglé le chat nerveux, ancien chef de la bande, qui s'épuise en efforts inouïs pour ne pas lacérer ses congénères. Enfin, il s'en est pris à un mistigri aux sombres sourcils, mais il devrait se méfier car celui-là a des petits airs de chien, Droopy pour ne pas le nommer.
Nous avons été frappés -et eux aussi- par le grippeminault meldois qui avance le dos rond en mordillant tous ceux qui passent à sa portée : cela pourrait finir par quelques oreilles déchirées !
Pour finir ce tour d'horizon nous avons dûment apprécié la prestation d'un raminogrobis, patelin mais finaud, qu'on aurait vu miauler à la manif pour tous.
Ce bulletin de l'OJI ne serait pas complet si nous passions sous silence la remarquable proposition de M. Juppé, à savoir limiter les mandats syndicaux à deux et amener ces représentants des salariés à travailler au moins 50% de leur temps. Cela relève d'un système de pensée tellement lumineux qu'il nous semble judicieux de l'appliquer aux hommes politiques : deux mandats maximum, et seulement après avoir effectué 50% d'une carrière professionnelle classique. Ce serait un gain d'efficacité faramineux et un progrès digne de ce siècle supersonique !
Pour ceux qui, attirés par la lumière bleue, auraient regardé leur petite lucarne jeudi dernier, ils auront pu assister à une réunion de matous ; on aurait pu croire, dans un premier temps, qu'ils tournaient autour de la chatte blonde, mais leurs feulements énamourés allaient vers une certaine Marianne, pulpeuse pétroleuse qui sévit sur les grands boulevards.
Du côté de ces félins de droite ça miaule autant que ça griffe...
Nous avons noté le regard bleu d'un siamois gris, qui ce soir-là a fait patte de velours et qui, depuis, a égratigné le vieux chattemite, un peu pelé du chef, qui nous la joue "matou zen". Il a ensuite cinglé le chat nerveux, ancien chef de la bande, qui s'épuise en efforts inouïs pour ne pas lacérer ses congénères. Enfin, il s'en est pris à un mistigri aux sombres sourcils, mais il devrait se méfier car celui-là a des petits airs de chien, Droopy pour ne pas le nommer.
Nous avons été frappés -et eux aussi- par le grippeminault meldois qui avance le dos rond en mordillant tous ceux qui passent à sa portée : cela pourrait finir par quelques oreilles déchirées !
Pour finir ce tour d'horizon nous avons dûment apprécié la prestation d'un raminogrobis, patelin mais finaud, qu'on aurait vu miauler à la manif pour tous.
Ce bulletin de l'OJI ne serait pas complet si nous passions sous silence la remarquable proposition de M. Juppé, à savoir limiter les mandats syndicaux à deux et amener ces représentants des salariés à travailler au moins 50% de leur temps. Cela relève d'un système de pensée tellement lumineux qu'il nous semble judicieux de l'appliquer aux hommes politiques : deux mandats maximum, et seulement après avoir effectué 50% d'une carrière professionnelle classique. Ce serait un gain d'efficacité faramineux et un progrès digne de ce siècle supersonique !
vendredi 14 octobre 2016
NOUVELLES DE PEU
Jésumarijosef, nous vivons vraiment dans un monde formidable !
Comment ne pas brûler d'optimisme quand la perspective d'être harrypotterisé puis halloweenisé se dessine sous nos faces ébaubies !
Pour ma part je nage dans le bonheur depuis que j'ai appris qu'un cercueil en carton est à présent disponible ; avec mon adresse sur le couvercle et quelques jolis timbres je constituerai un paquet-poste qui m'autorisera un voyage post-mortem que, vu le managériat actuel des P&T, j'espère assez long. Comme je prévois d'être incinéré, Saint-Pierre me pardonnera ce retard à l'allumage...
Une nouvelle heureuse : le record mondial de la plus grosse citrouille a été pulvérisé. En effet, une cucurbitacée belge vient d'approcher les 1200 kilos. Cela force le respect. Quant à moi, pour le concours de la plus grosse cougourde, je connais une tapée de candidates...
Autre information qui m'a particulièrement rasséréné : après une baisse préoccupante, le nombre des grandes fortunes est remonté à 1400. Toutefois, on note un effritement des revenus et je remarque, avec un soupçon d'inquiétude, que les avoirs de Mme Bettancourt culminent à 36 milliards. On n'en est pas encore à servir des nouilles avec le caviar, mais je lui conseillerais la circonspection, à défaut de prudence.
Petit paragraphe d'indignation ; j'ai modérément apprécié que le dernier cyclone ait été appelé Matthew. Mon patronyme, même en version anglaise, ne devrait pas servir à ce genre de turlupinade. Il ne manquerait plus que de nommer le prochain Daniel !
Enfin, quelques nouvelles de ma philosophe préférée, K.K. -et sa poitrine très situationniste- sauvagement volée dans un hôtel parisien. Il paraît qu'elle se remet difficilement du vol de sa bague, une pacotille de 4 millions de dollars. Les voleurs auraient dû venir chez moi : il doit traîner quelque part un billet de 50 euros, dans une enveloppe.
Bon, pour ce qui est de mon morey je l'ai dans l'os (...la tendinite à l'épaule) mais je me casse dans mon salon, à l'abri de la pluie, pour relire le livre de Nabilla, Trop vite, histoire d'en rester au chapitre philosophie. DMOS
Comment ne pas brûler d'optimisme quand la perspective d'être harrypotterisé puis halloweenisé se dessine sous nos faces ébaubies !
Pour ma part je nage dans le bonheur depuis que j'ai appris qu'un cercueil en carton est à présent disponible ; avec mon adresse sur le couvercle et quelques jolis timbres je constituerai un paquet-poste qui m'autorisera un voyage post-mortem que, vu le managériat actuel des P&T, j'espère assez long. Comme je prévois d'être incinéré, Saint-Pierre me pardonnera ce retard à l'allumage...
Une nouvelle heureuse : le record mondial de la plus grosse citrouille a été pulvérisé. En effet, une cucurbitacée belge vient d'approcher les 1200 kilos. Cela force le respect. Quant à moi, pour le concours de la plus grosse cougourde, je connais une tapée de candidates...
Autre information qui m'a particulièrement rasséréné : après une baisse préoccupante, le nombre des grandes fortunes est remonté à 1400. Toutefois, on note un effritement des revenus et je remarque, avec un soupçon d'inquiétude, que les avoirs de Mme Bettancourt culminent à 36 milliards. On n'en est pas encore à servir des nouilles avec le caviar, mais je lui conseillerais la circonspection, à défaut de prudence.
Petit paragraphe d'indignation ; j'ai modérément apprécié que le dernier cyclone ait été appelé Matthew. Mon patronyme, même en version anglaise, ne devrait pas servir à ce genre de turlupinade. Il ne manquerait plus que de nommer le prochain Daniel !
Enfin, quelques nouvelles de ma philosophe préférée, K.K. -et sa poitrine très situationniste- sauvagement volée dans un hôtel parisien. Il paraît qu'elle se remet difficilement du vol de sa bague, une pacotille de 4 millions de dollars. Les voleurs auraient dû venir chez moi : il doit traîner quelque part un billet de 50 euros, dans une enveloppe.
Bon, pour ce qui est de mon morey je l'ai dans l'os (...la tendinite à l'épaule) mais je me casse dans mon salon, à l'abri de la pluie, pour relire le livre de Nabilla, Trop vite, histoire d'en rester au chapitre philosophie. DMOS
mardi 11 octobre 2016
SYNDROME DU DODO-NAURU
Après la Parabole du brochet qui n'a pu qu'impressionner l'excellent Michel Onfray, voici le Syndrome du dodo-Nauru qui ne saurait laisser indifférent l'éminent Alain Finkielkraut. Je dis bien syndrome puisque les deux cas que je cite sont bien la manifestation d'une maladie mentale tapie dans l'esprit humain.
Dans les
îles Mascareignes de l’Océan indien vivaient les dodos, ou drontes. Ce bon gros
volatile de la taille d’un dindon *, pataud, incapable de voler, fut découvert
sur l’île Maurice par des marins hollandais en 1598. Il faut admettre qu’un
beau dodo rôti à la broche, c’était tentant ! Capture facile, viande
abondante, pourquoi se priver ? Malgré tout, qu’auriez-vous fait au moment
où il ne restait que quelques couples ; comme les gens du 18ème
siècle, les manger jusqu’à la dernière cuisse ? Qu’a pu penser celui qui
l’a croquée ? Si vous voulez voir un dodo aujourd’hui il vous reste les
livres ou les musées (Londres, Copenhague, Prague).
Nauru**,
appelée aussi l’ile plaisante, c’est 21 km2 de paradis dans le Pacifique sud [Micronésie],
jusqu’au jour où l’on découvre puis exploite le phosphate de son sous-sol. L’exploitation
commence en 1907 et fait de Nauru un des plus riches pays du monde ; à partir de 1986 le gisement décline, les
cours du phosphate baissent : exploitation sans freins, dépenses
somptuaires, la république de Nauru –créée en 1968- dépose le bilan en 2004. Il
n’y a plus d’argent, plus de terre arable, quasiment plus d’arbres ; les
habitants, presque tous obèses, regardent leur île au neuf dixième dévastée, leurs 4x4
et leurs bus qui rouillent, leur banque inutile, leur futur laminé.
Voilà ; pour moi ces deux exemples sont l'illustration absolue de la sagesse humaine, sur laquelle comptent les acteurs de la COP 21 pour bâtir un monde meilleur. Nous verrons bien...
*Jusqu'à 1m pour 10 à 23kg.
** Plus petit état du monde.
*Jusqu'à 1m pour 10 à 23kg.
** Plus petit état du monde.
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