Chers petits vampires, vous ne pouvez pas dire que j'abuse de l'autopromotion ; cependant, il faut bien que je vous donne des nouvelles, de temps en temps, de mes activités littéraires, sinon vous finiriez par penser que je suis un retraité siestophile, branché bière et barbecues.
A moins qu'Armageddon surgisse du fin fond de l'univers et nous transforme en confetti(s) intersidéraux, ce printemps devrait voir les résultats de mon activité zébulonnique, à savoir : un court métrage sur la terrible destinée d'un roman, réalisé avec mon cher Jean-Paul (Planchon), où, dans une crise d'autophilie compulsive, j'ai assumé tous les personnages ; une publication protéiforme et gratuite sur le net d'une oeuvre dont le titre est pour l'instant MA GUEULE OUVERTE ; mon dernier roman -dont les membres de mon Club de Dégrouignés ont déjà pu lire les vingt première pages- et qui devrait être l'occasion d'un partenariat plutôt original ; enfin, une journée portes ouvertes chez les Pétroleuses (en préparation) qui aura lieu le samedi 30 mai.
La gâterie du samedi : une pensée.
Quand je vois ce que je lis et que j'entends ce qu'on raconte, je suis plutôt pessimiste quant à la survie de l'optimisme.
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
samedi 11 avril 2015
jeudi 9 avril 2015
RENVOI AIGRE
Le rictus à la bouche, j'attends le futur sommet sur les changements climatiques ; s'il débouche sur du concret je mettrai chapeau bas... mais je crains d'être amené à laisser ce dernier dans son carton.
Fi, le vilain garçon, me direz-vous ! Pourquoi tant de scepticisme ?
Parce que chat échaudé craint l'eau froide,
Et qu'écolo refroidi craint l'enfumage.
Savez-vous que les hommes politiques n'ont pas pu ignorer les avertissements des premiers écologistes (où alors ils étaient sur Mars) ? Ces pionniers se sont démenés : livres, conférences, télévision (peu), et même campagne électorale (Dumont en 1974) ; comme s'ils avaient peigné la girafe !
En une décennie tout avait été dit ou écrit et les hommes politiques savaient. Leur responsabilité au regard de l'histoire sera indiscutable ; vis à vis des générations futures elle sera écrasante. Ce qui est dommage c'est qu'ils ne seront pas là pour l'assumer...
Et maintenant, les preuves :
Rachel Carson Le printemps silencieux (1962)
Jean Dorst Avant que nature ne meure (1964)
René Dubos &
Barbara Ward} Nous n'avons qu'une Terre (1971)
Club de Rome Halte à la croissance (1972)
René Dumont L'utopie ou la mort (1973).
A présent, à vous de vérifier.
Fi, le vilain garçon, me direz-vous ! Pourquoi tant de scepticisme ?
Parce que chat échaudé craint l'eau froide,
Et qu'écolo refroidi craint l'enfumage.
Savez-vous que les hommes politiques n'ont pas pu ignorer les avertissements des premiers écologistes (où alors ils étaient sur Mars) ? Ces pionniers se sont démenés : livres, conférences, télévision (peu), et même campagne électorale (Dumont en 1974) ; comme s'ils avaient peigné la girafe !
En une décennie tout avait été dit ou écrit et les hommes politiques savaient. Leur responsabilité au regard de l'histoire sera indiscutable ; vis à vis des générations futures elle sera écrasante. Ce qui est dommage c'est qu'ils ne seront pas là pour l'assumer...
Et maintenant, les preuves :
Rachel Carson Le printemps silencieux (1962)
Jean Dorst Avant que nature ne meure (1964)
René Dubos &
Barbara Ward} Nous n'avons qu'une Terre (1971)
Club de Rome Halte à la croissance (1972)
René Dumont L'utopie ou la mort (1973).
A présent, à vous de vérifier.
TERRE HUMAINE
Je crains de n'avoir jamais la chance de rencontrer cet homme formidable : Jean Malaurie, trois fois remarquable.
Parce qu'il a vécu chez les Inuits, selon le mode traditionnel, à une époque où leur civilisation n'avait pas été laminée par l'alcool, les maladies et d'une certaine façon le confort.
Parce qu'il a tiré de cette expérience un des plus beaux livres d'ethnographie que je connaisse Les derniers rois de Thulé.
Parce qu'il a créé cette collection incroyable de Terre Humaine qui a rendu l'ethnologie accessible et attrayante. J'en ai lu une quinzaine et certains m'ont passionné ; les voici :
Toinou Antoine Sylvère
Le désert des déserts Wilfred Thesiger
L'été grec Jacques Lacarrière
Le cheval d'orgueil Pierre-Jakez Hélias
Un village anatolien Mahmout Makal
Soleil Hopi Don C.Talayesva
Tristes Tropiques Claude Lévi-Strauss
La collection Terre Humaine paraît chez Plon ; vous aurez du mal à les trouver en bibliothèque car, malheureusement, beaucoup ont disparu dans les désherbages.
Parce qu'il a vécu chez les Inuits, selon le mode traditionnel, à une époque où leur civilisation n'avait pas été laminée par l'alcool, les maladies et d'une certaine façon le confort.
Parce qu'il a tiré de cette expérience un des plus beaux livres d'ethnographie que je connaisse Les derniers rois de Thulé.
Parce qu'il a créé cette collection incroyable de Terre Humaine qui a rendu l'ethnologie accessible et attrayante. J'en ai lu une quinzaine et certains m'ont passionné ; les voici :
Toinou Antoine Sylvère
Le désert des déserts Wilfred Thesiger
L'été grec Jacques Lacarrière
Le cheval d'orgueil Pierre-Jakez Hélias
Un village anatolien Mahmout Makal
Soleil Hopi Don C.Talayesva
Tristes Tropiques Claude Lévi-Strauss
La collection Terre Humaine paraît chez Plon ; vous aurez du mal à les trouver en bibliothèque car, malheureusement, beaucoup ont disparu dans les désherbages.
mercredi 8 avril 2015
SORTIE DE CRISE
Mes chers petits vampires, je sors tout juste d'une grosse crise d'autodérision avec forte envie d'autodafé de mes six oeuvres à paraître ; et puis, au moment de frotter l'allumette, j'ai eu un petit spasme égotiste et j'ai remis la boîte dans le placard.
Il faut dire que ma morosité n'est pas sans fondement : ignoblement trahi par la radio de service public, me voilà obligé d'écouter RTL ou RMC. Conséquences : un, je subis le pilonnage promotionnel du dernier Guillaume Musso, ce qui me renvoie cruellement à mon infinie petitesse ; deux, les publicités insanes qui tournent en boucle sont en train de transformer mon cerveau en fromage mou et j'épie en moi-même les premiers signes de dégénérescence mentale.
Par ailleurs, moi qui pratiquait déjà le sport dans mon berceau (je smurfais... surfer c'est venu plus tard) je n'en ai pas cru mes oreilles quand j'ai écouté RMC sport : voix grasses éructantes, plaisanteries de corps de garde, hurlements en guise de saillies humoristiques, analyses aussi manichéennes que pontifiantes... J'admets avoir atterri assez rudement !
Plus de deux semaines sans France Inter et France Culture et pour seul potage les radios commerciales, allez vous étonner que je sois d'une humeur de chien.
Ajoutez-y les déclarations "pure langue de bois" de Gallet et Pellerin... Je ne sais pas pourquoi, ça me donne une furieuse envie de relire du Topor, du Pérec, du Cavanna, de réécouter du Desproges ou du Bobby Lapointe !
Ah, j'allais oublier, l'estocade (pas l'estocaficada) de midi : Nabilla, 718 445 followers... J'ai tout faux : si j'avais deux -grosses- miches et trois neurones vous seriez des milliers sur Yadupeku. "Sic transit gloria mundi".
Il faut dire que ma morosité n'est pas sans fondement : ignoblement trahi par la radio de service public, me voilà obligé d'écouter RTL ou RMC. Conséquences : un, je subis le pilonnage promotionnel du dernier Guillaume Musso, ce qui me renvoie cruellement à mon infinie petitesse ; deux, les publicités insanes qui tournent en boucle sont en train de transformer mon cerveau en fromage mou et j'épie en moi-même les premiers signes de dégénérescence mentale.
Par ailleurs, moi qui pratiquait déjà le sport dans mon berceau (je smurfais... surfer c'est venu plus tard) je n'en ai pas cru mes oreilles quand j'ai écouté RMC sport : voix grasses éructantes, plaisanteries de corps de garde, hurlements en guise de saillies humoristiques, analyses aussi manichéennes que pontifiantes... J'admets avoir atterri assez rudement !
Plus de deux semaines sans France Inter et France Culture et pour seul potage les radios commerciales, allez vous étonner que je sois d'une humeur de chien.
Ajoutez-y les déclarations "pure langue de bois" de Gallet et Pellerin... Je ne sais pas pourquoi, ça me donne une furieuse envie de relire du Topor, du Pérec, du Cavanna, de réécouter du Desproges ou du Bobby Lapointe !
Ah, j'allais oublier, l'estocade (pas l'estocaficada) de midi : Nabilla, 718 445 followers... J'ai tout faux : si j'avais deux -grosses- miches et trois neurones vous seriez des milliers sur Yadupeku. "Sic transit gloria mundi".
vendredi 3 avril 2015
LOQUE OST
Quand on me parle de low cost je ne peux m'empêcher d'entendre law coast : la loi des frères de la côte, ces flibustiers qui écumaient les Caraïbes... c'est à dire pas de loi, le principe étant de rançonner tout ce qui passe.
Car il y a toujours quelqu'un qui paye le pas cher ; le low cost c'est le low employé, le low service, la low considération.
Low cost ça sonne mieux que au rabais, pourtant la réalité c'est que lorsque j'achète un billet low cost j'accepte d'être considéré comme un économiquement faible : cela m'irrite, mais pas autant que ça me fiche les chocottes parce que quand j'obtiens un aller-retour à Londres pour soixante euros je me dis que pour ce prix ils n'ont pas pris le temps de tout vérifier.
Au moment du décollage, dans un dernier sursaut d'humour, je me dis qu'ils n'ont pas pu serrer les prix ET les boulons. Et pendant tout le vol je prie tous les saints de la création de ne pas me laisser tomber.
Le train low cost pour Paris c'est arriver dans la banlieue est, puis s'envoyer le RER avant le métro bondé : cette seule perspective m'emplit d'un bonheur sans mélange.
Mais le pire dans le low cost c'est ce qu'il dit de notre monde et de ses ségrégations.
Et si on se remettait à parler français, avec une pointe de positivisme : pourquoi pas les places à prix d'amis, à prix réduit, au juste prix ?
Car il y a toujours quelqu'un qui paye le pas cher ; le low cost c'est le low employé, le low service, la low considération.
Low cost ça sonne mieux que au rabais, pourtant la réalité c'est que lorsque j'achète un billet low cost j'accepte d'être considéré comme un économiquement faible : cela m'irrite, mais pas autant que ça me fiche les chocottes parce que quand j'obtiens un aller-retour à Londres pour soixante euros je me dis que pour ce prix ils n'ont pas pris le temps de tout vérifier.
Au moment du décollage, dans un dernier sursaut d'humour, je me dis qu'ils n'ont pas pu serrer les prix ET les boulons. Et pendant tout le vol je prie tous les saints de la création de ne pas me laisser tomber.
Le train low cost pour Paris c'est arriver dans la banlieue est, puis s'envoyer le RER avant le métro bondé : cette seule perspective m'emplit d'un bonheur sans mélange.
Mais le pire dans le low cost c'est ce qu'il dit de notre monde et de ses ségrégations.
Et si on se remettait à parler français, avec une pointe de positivisme : pourquoi pas les places à prix d'amis, à prix réduit, au juste prix ?
mercredi 1 avril 2015
ZOPOSTOUFFIA
Jésumarijosef, ça y est ; j'en ai la "stouffia", l'overdose gravissime, la réplétion quasi vomitive. Je ne peux plus supporter les discours des politiciens.
Que ce soit les chattemites de gauche, les prétentieux de droite, les gourmands d'extrême-droite, dès qu'ils parlent j'ai la glotte qui coince, la migraine qui pointe. Même les écolos arrivent à m'insupporter.
Rien que l'idée de feuilleter un des livres pondus complaisamment par nos zopos [voir l'article éponyme] me flanque une nausée de mousse à sa première sortie sur un dragueur de mines un jour de mistral, moi qui ne connaît pas le mal de mer.
Je ne sais pas combien de temps peut durer cette crise de zopophobie mais j'envisage de consulter un rebouteux, au cas où il saurait redresser mon opinion et me redonner l'appétit électoral.
J'attends si peu des politiques que je vous fiche mon billet -très fin- que le prochain sommet sur les changements climatiques donnera plus de vent que les Quarantièmes Rugissants, un peu comme un éléphant qui se concentrerait un quart d'heure pour accoucher d'un pet de souris. Et du moment que les petites affaires des ploutocrates reprendront, le monde se recouchera en paix, en attendant la prochaine crise. Un peu comme un tubard qui vient d'apprendre que son cancer n'a pas bougé depuis un mois et qui s'allume tout de go une cigarette.
Ceci dit, j'espère encore en une mutation idéologique des jeunes mecs. Et puis, une fois sur l'eau je n'entends plus les zopos, juste les mouettes. Il ne manquerait plus qu'ils viennent sur mon spot... Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
Que ce soit les chattemites de gauche, les prétentieux de droite, les gourmands d'extrême-droite, dès qu'ils parlent j'ai la glotte qui coince, la migraine qui pointe. Même les écolos arrivent à m'insupporter.
Rien que l'idée de feuilleter un des livres pondus complaisamment par nos zopos [voir l'article éponyme] me flanque une nausée de mousse à sa première sortie sur un dragueur de mines un jour de mistral, moi qui ne connaît pas le mal de mer.
Je ne sais pas combien de temps peut durer cette crise de zopophobie mais j'envisage de consulter un rebouteux, au cas où il saurait redresser mon opinion et me redonner l'appétit électoral.
J'attends si peu des politiques que je vous fiche mon billet -très fin- que le prochain sommet sur les changements climatiques donnera plus de vent que les Quarantièmes Rugissants, un peu comme un éléphant qui se concentrerait un quart d'heure pour accoucher d'un pet de souris. Et du moment que les petites affaires des ploutocrates reprendront, le monde se recouchera en paix, en attendant la prochaine crise. Un peu comme un tubard qui vient d'apprendre que son cancer n'a pas bougé depuis un mois et qui s'allume tout de go une cigarette.
Ceci dit, j'espère encore en une mutation idéologique des jeunes mecs. Et puis, une fois sur l'eau je n'entends plus les zopos, juste les mouettes. Il ne manquerait plus qu'ils viennent sur mon spot... Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
mardi 31 mars 2015
SPLEEN ?
Aucun humain, aussi solide soit-il, n'est à l'abri d'une crise de mélancolie, subite et sans fondements.
Cet abattement, je l'appelle ma petite soeur grise ; parfois, au milieu d'une journée commencée avec mon énergie ordinaire, elle vient glisser sa menotte dans ma main et elle m'accompagne, quelques heures, rarement plus d'une journée, puis repart, ombre mystérieuse.
Cet abattement, je l'appelle ma petite soeur grise ; parfois, au milieu d'une journée commencée avec mon énergie ordinaire, elle vient glisser sa menotte dans ma main et elle m'accompagne, quelques heures, rarement plus d'une journée, puis repart, ombre mystérieuse.
lundi 30 mars 2015
MON RÊVE
Peu me chaut la célébrité, pas plus que les prix littéraires, les célébrations, la grande librairie -émission de qualité au demeurant- ou les fauteuils académiques. Bien entendu je ne cracherais pas sur un petit tirage à un million d'exemplaires, mais mon songe le plus doux, ma chimère intime, c'est qu'un jour un de mes mots se retrouve dans le dictionnaire et que je l'entende dans la bouche des autres.
Pour cela je renoncerais à tous les honneurs du monde, s'ils m'étaient offerts.
Pour cela je renoncerais à tous les honneurs du monde, s'ils m'étaient offerts.
dimanche 29 mars 2015
LE ZOPO
On connaissait le topo, le zypo, l'hippo, l'oulipo, voici l'hopo que certains -ô relâchement langagier de notre siècle décadent (et pas des cadors)- que certains, donc, orthographient déjà l'opo.
L'hopo, contraction de l'homo politicus, est en réalité un homo erectus comme vous et moi si ce n'est que les germes de sa maladie apparaissent dès sa prime enfance.
A la maternelle c'est un petit napoléon des bacs à sable et ses troubles se manifestent par l'envie de régenter la vie des autres, par le ricanement méprisant face à leur babillage et par une intolérance absolue à partager son doudou ou son tapis de sieste.
S'il pose son seau renversé devant lui comme un pupitre et qu'il tient son râteau à la façon d'un micro, le diagnostic est avéré.
Toutefois, la maladie ne se déclare vraiment qu'à l'âge adulte, après une série de signes avant-coureurs qui aboutissent à la libération des germes fatals : dans l'ordre, encartage, accès au siège du parti, investiture.
Une fois la crise déclarée l'évolution ira, soit vers une pathologie modérée, marquée par des investitures locales, voire régionales, mais jamais plus ; soit vers une affection morbide dont la phase extrême est dite "présidentielle".
Que l'atteinte soit moyenne ou sévère les symptômes sont les mêmes : cumulite mandataire, magouillophilie électorale, élimination pénible des anticorps -appelés aussi pseudoamis ou amihopos-, et surtout [signes que le processus est irréversible] bobardite aigüe compliquée d'accès de fètskejdipaskejfé.
Face à cette affection incurable et terrifiante, certains malades, conscients de leur état, optent pour la sédation terminale par administration de sièjoséna. Mais quand on voit des patients qui souffrent trente ans, voire plus, il me semble qu'un peu de compassion ne peut faire de mal : mettons fin au martyre des électoïques et luttons pour l'euthanasie politique au bout de dix ans de manda(t)lgie !
Dernière minute : l'auteur, au prix d'une forfaiture ignoble, a décidé de retenir l'orthographe suivante, le zopo, les zopos. Consternant.
L'hopo, contraction de l'homo politicus, est en réalité un homo erectus comme vous et moi si ce n'est que les germes de sa maladie apparaissent dès sa prime enfance.
A la maternelle c'est un petit napoléon des bacs à sable et ses troubles se manifestent par l'envie de régenter la vie des autres, par le ricanement méprisant face à leur babillage et par une intolérance absolue à partager son doudou ou son tapis de sieste.
S'il pose son seau renversé devant lui comme un pupitre et qu'il tient son râteau à la façon d'un micro, le diagnostic est avéré.
Toutefois, la maladie ne se déclare vraiment qu'à l'âge adulte, après une série de signes avant-coureurs qui aboutissent à la libération des germes fatals : dans l'ordre, encartage, accès au siège du parti, investiture.
Une fois la crise déclarée l'évolution ira, soit vers une pathologie modérée, marquée par des investitures locales, voire régionales, mais jamais plus ; soit vers une affection morbide dont la phase extrême est dite "présidentielle".
Que l'atteinte soit moyenne ou sévère les symptômes sont les mêmes : cumulite mandataire, magouillophilie électorale, élimination pénible des anticorps -appelés aussi pseudoamis ou amihopos-, et surtout [signes que le processus est irréversible] bobardite aigüe compliquée d'accès de fètskejdipaskejfé.
Face à cette affection incurable et terrifiante, certains malades, conscients de leur état, optent pour la sédation terminale par administration de sièjoséna. Mais quand on voit des patients qui souffrent trente ans, voire plus, il me semble qu'un peu de compassion ne peut faire de mal : mettons fin au martyre des électoïques et luttons pour l'euthanasie politique au bout de dix ans de manda(t)lgie !
Dernière minute : l'auteur, au prix d'une forfaiture ignoble, a décidé de retenir l'orthographe suivante, le zopo, les zopos. Consternant.
vendredi 27 mars 2015
BONHEUR MELANCOLIQUE
Jésumarijosef, deux heures de surf sous un soleil éclatant, hier matin, quel régal ! Le plaisir gratuit de s'envoler sur le tissu étincelant de la vague puis l'heureuse fatigue, les muscles délicieusement pétrifiés, avant de régaler sa faim d'un sauté d'agneau...
La mer est d'une beauté qui rend insignifiante toute construction humaine.
Et là, tandis que je rassasie mon regard, ne voilà-t-il pas que le diablotin, qui court volontiers dans ma cervelle, se met à me titiller ! Parce qu'en fond de mes vagues, de l'horizon de moutons et de houle, j'aperçois les tours, les immeubles de La Seyne.
Alors, je pense, Dieu sait pourquoi, à ce gouffre visuel entre les villages du Yorkshire, les petites villes du Sussex, et les faubourgs bétonnés des grandes cités anglaises.
La différence d'échelle est ahurissante, tout autant que le refus de l'esthétique. Je crois que les prosaïques ont (pour l'instant) pris le pouvoir puisque le monde se dépoétise à marche forcée.
Et me remontent, comme un renvoi aigre, mes détestations récurrentes : le Brutalisme de Le Corbusier, la Bigness de Koolhas, l'uniformité planétaire de l'architecture ordinaire.
Devant cette soie bleue qui se rompt en écumant jusqu'au rivage, je me demande pourquoi, chez les urbanistes, cette haine de... l'imprévu, le pittoresque, le charme, le local, l'ornement, la modestie, la taille humaine, la poésie !
Et puis je regarde ma grande bleue qui vient battre à mes pieds et je pars la rejoindre, heureux comme un gosse.
Donc, vous comprendrez qu'aujourd'hui je ne prenne pas mon morey et que je me vautre dans un transat avec le Walden de Thoreau. DMOS
Allez, je me ravise ; une petite vanne :
J'ai trouvé un appartement pour une bouchée de pain à Château-Thierry... J'ai fait des économies dans le bas de l'Aisne. [Tous droits réservés]
La mer est d'une beauté qui rend insignifiante toute construction humaine.
Et là, tandis que je rassasie mon regard, ne voilà-t-il pas que le diablotin, qui court volontiers dans ma cervelle, se met à me titiller ! Parce qu'en fond de mes vagues, de l'horizon de moutons et de houle, j'aperçois les tours, les immeubles de La Seyne.
Alors, je pense, Dieu sait pourquoi, à ce gouffre visuel entre les villages du Yorkshire, les petites villes du Sussex, et les faubourgs bétonnés des grandes cités anglaises.
La différence d'échelle est ahurissante, tout autant que le refus de l'esthétique. Je crois que les prosaïques ont (pour l'instant) pris le pouvoir puisque le monde se dépoétise à marche forcée.
Et me remontent, comme un renvoi aigre, mes détestations récurrentes : le Brutalisme de Le Corbusier, la Bigness de Koolhas, l'uniformité planétaire de l'architecture ordinaire.
Devant cette soie bleue qui se rompt en écumant jusqu'au rivage, je me demande pourquoi, chez les urbanistes, cette haine de... l'imprévu, le pittoresque, le charme, le local, l'ornement, la modestie, la taille humaine, la poésie !
Et puis je regarde ma grande bleue qui vient battre à mes pieds et je pars la rejoindre, heureux comme un gosse.
Donc, vous comprendrez qu'aujourd'hui je ne prenne pas mon morey et que je me vautre dans un transat avec le Walden de Thoreau. DMOS
Allez, je me ravise ; une petite vanne :
J'ai trouvé un appartement pour une bouchée de pain à Château-Thierry... J'ai fait des économies dans le bas de l'Aisne. [Tous droits réservés]
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