Jésumarijosef, je sors tout juste d'une cure de désintoxication ! Deux mois et demi sans une goutte d'internet, à peine un soupçon de télé, de temps en temps une larme de téléphone et, régulièrement, un zest de radio, avec modération...
Je me disais "Au premier clic, ce sera la rechute", et puis non : j'ai siroté négligemment ma page fessebouque, à peine grignoté ma boîte mail, ignoré mon blog. Je vais donc mieux.
Ceci dit, je n'ai pas pu échapper aux averses médiatiques ; j'ai notamment essuyé plusieurs gros orages sportifs, avec leur lot habituel de charabia hyperbolique, de pathos éléphantesque et de chauvinite aiguë. Broutilles à côté des grains à répétition provoqués par les nébulosités burkiniesques.
Ah, le tube de l'été : Burkini rock, et son beat d'enfer !
La première fois que j'ai entendu ce mot (d'une oreille distraite, je le confesse) j'ai cru à une métonymie monastique, du style "un cordelier se défroque... C'est la bure qui nie, et se renie", puis j'ai compris qu'un mot-valise était né : mixer bikini et burqa, il fallait l'oser.
Bien entendu, le résultat est consternant en matière d'élégance vestimentaire mais le port de cet affûtiau serait anodin s'il n'y avait ce relent de provocation, de surenchère identito-religieuse. Il y a trente ans on provoquait le bourgeois en exhibant ses miches -même raplapla, aujourd'hui on choque le gaulois en affichant des signes extérieures de religiosité (de refrilosité ?).
Comme si notre Seigneur se préoccupait du degré de recouvrement de notre peau... Il est à peu près aussi crétin de vouloir plaire à Dieu en cachant son épiderme que de penser cacher ses fesses derrière la ficelle d'un string.
A l'écoute de ces histoires de burkini j'ai été titillé par l'envie de me promener à poil sur une plage, vêtu d'une simple croix pectorale en laine tressée. Finalement, je me suis contenté d'imaginer une tenue de bain pour curé, qu'on pourrait appeler le burkin'abbé : comme de plus en plus de prêtres africains viennent suppléer le manque de vocations, nous pourrions ainsi voir sur nos côtes un burkinabé portant un burkin'abbé...
Toutes ces histoires de voiles et de burkinis ont un parfum désagréable et me rappellent la bonne vieille intolérance qui indignait Voltaire. Non pas celle qui ne supporte pas son prochain "différent", plutôt celle qui veut signifier à autrui la supériorité ou l'éclat de sa croyance. Dans la sphère intime d'une maison ou d'un lieu de culte, exposez vos kippas, vos voiles, vos turbans ou vos crucifix, mais dans la sphère publique ne les imposez pas aux autres ; ils sont le signe ostentatoire de votre différence et un refus implicite de la neutralité sans laquelle toute vie sociale est un buisson de ronces.
Pour clore dignement mon petit quart d'heure réac, je me suis demandé ce qui adviendrait d'une étrangère qui entreprendrait d'arborer son bikini sur certaines plages du Proche-Orient... Je ne suis pas certain qu'elle aurait le loisir d'enlever sa jupe. Il est aisé de hurler à l'intolérance dans un pays globalement bienveillant mais l'ouverture d'esprit dicte de se montrer réservé chez nos hôtes. Si je m'étais installé dans un pays étranger -par commodité ou envie- j'aurais mis un point d'honneur à en parler parfaitement la langue et donné à mes fils, futurs citoyens de ces lieux, des prénoms locaux. C'est la courtoisie que l'on doit à ceux qui vous accueillent, comme l'écrivait Montaigne.
Bien, assez bavé... Il est temps que je prenne mon morey et que je me casse. Morbleu ! Je réalise que ma combi d'hiver ressemble terriblement à un burkini ! DMOS
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
mardi 30 août 2016
samedi 9 juillet 2016
L'AGONIE DE L'ÉCOLOGIE
Le renoncement de Nicolas Hulot est la nouvelle qui porte l'estocade à une écologie politique grabataire. J'avais 19 ans -et je peux le prouver- quand l'urgence environnementale a investi mon esprit, je me demande encore pourquoi. Cela fait maintenant 46 ans et je ne vois guère ce que j'ai gagné à trimballer ce microbe intellectuel, cette hypersensibilité aux problèmes environnementaux.
Si j'étais footballeur professionnel je trouverais des micros pour recueillir mes paroles, si futiles seraient-elles, mais je ne suis qu'un écrivain*1 anonyme... Pourtant, même si je n'ai pas un but ou un match à commenter, j'aurais bien des choses à dire.
Pour ceux qui ne comprennent toujours pas l'urgence environnementale *2 j'utiliserai la parabole du cubi ; je pars du principe que nous installons un cubi de vin dans un coin de notre cuisine où nous allons puiser régulièrement le nectar de Bacchus : le cubi c'est la Terre, les buveurs sont les Terriens. Ce cubi gigantesque, chacun y tire une lampée depuis la préhistoire ; et puis, au 19ème siècle, on a voulu se servir des rasades et aujourd'hui on tire des bocks entiers. Et, comme pour le cubi, le débit du liquide vineux a beau baisser nous sommes persuadés qu'il y a encore de quoi s'abreuver une éternité ; jusqu'au jour où un sinistre glouglou, qui nous paraît incroyablement soudain, annonce le vide du conteneur. Comment cela se peut-il ? Hier encore nous nous servions un verre plein !
Boirons-nous le dernier gobelet ou laisserons-nous cette aimable perspective à nos descendants ? Je l'ignore, comme tout le monde. Mais je sais qu'à part quelques crétins comme moi beaucoup de Terriens se contrefichent de l'écologie, sauf le jour où leur jardin est envahi par les pucerons.
Les problèmes sociaux et financiers sont angoissants ou révoltants et nous atteignent au quotidien mais les problèmes environnementaux sont tragiques car -si l'on en croit la plupart des scientifiques de haut niveau- ils engagent l'avenir de la planète (détérioration) et celui de notre civilisation (disparition).
Tous les jours je souhaite me tromper, qu'en fait tout va s'arranger, que la science va apporter des solutions, que la nature sera assez forte pour panser ses plaies. A ce compte-là je serais heureux d'être un jour ridicule avec mes prévisions alarmistes. Mais chaque matin une mauvaise nouvelle arrive d'un coin de la planète, un petit clou qui s'enfonce dans mon énergie vitale.
Si, avec quelques autres, je ne suis pas dans l'erreur, il faut donc admettre que nous vivons dans l'ère du mensonge : les businessmen mentent pour ne pas compromettre leurs affaires, les hommes politiques mentent pour ne pas compromettre leurs chances de réélection, nous nous mentons par trouille de perdre notre confort et -parfois légitimement- notre boulot.
L'inconvénient c'est que ces mensonges justifient notre inaction ; notre inaction autorise toutes les dégradations et personne n'est capable de dire à quel degré d'irréversibilité nous consentirons à prendre le taureau par les cornes. Car, globalement, les atteintes à la planète sont peu visibles et silencieuses ; les espèces animales, les plantes, les ressources qui disparaissent ne constituent pas un spectacle frappant comme un incendie, une marée noire ou une inondation, pourtant cela est irréparable. Certains poissons se font rares mais la mer est toujours bleue : cette vérité suffit à tous les écolosceptiques et aux indifférents.
Pierre Rabhi se fait vieux, Nicolas Hulot a renoncé -et on le comprend : sauf miracle, l'écologie en France parlera d'une voix inaudible. Si seulement nous avions un Paul Watson !
*1 J'ai écrit deux romans écologiques (introuvables sauf demande sur labesse06@gmail.com) Hier, la Terre et Dévastation.
*2 Ceci dit, "il y a urgence" -comme disent nos responsables- depuis 40 ans.
P.S. : Partagez, transmettez, réagissez.
Si j'étais footballeur professionnel je trouverais des micros pour recueillir mes paroles, si futiles seraient-elles, mais je ne suis qu'un écrivain*1 anonyme... Pourtant, même si je n'ai pas un but ou un match à commenter, j'aurais bien des choses à dire.
Pour ceux qui ne comprennent toujours pas l'urgence environnementale *2 j'utiliserai la parabole du cubi ; je pars du principe que nous installons un cubi de vin dans un coin de notre cuisine où nous allons puiser régulièrement le nectar de Bacchus : le cubi c'est la Terre, les buveurs sont les Terriens. Ce cubi gigantesque, chacun y tire une lampée depuis la préhistoire ; et puis, au 19ème siècle, on a voulu se servir des rasades et aujourd'hui on tire des bocks entiers. Et, comme pour le cubi, le débit du liquide vineux a beau baisser nous sommes persuadés qu'il y a encore de quoi s'abreuver une éternité ; jusqu'au jour où un sinistre glouglou, qui nous paraît incroyablement soudain, annonce le vide du conteneur. Comment cela se peut-il ? Hier encore nous nous servions un verre plein !
Boirons-nous le dernier gobelet ou laisserons-nous cette aimable perspective à nos descendants ? Je l'ignore, comme tout le monde. Mais je sais qu'à part quelques crétins comme moi beaucoup de Terriens se contrefichent de l'écologie, sauf le jour où leur jardin est envahi par les pucerons.
Les problèmes sociaux et financiers sont angoissants ou révoltants et nous atteignent au quotidien mais les problèmes environnementaux sont tragiques car -si l'on en croit la plupart des scientifiques de haut niveau- ils engagent l'avenir de la planète (détérioration) et celui de notre civilisation (disparition).
Tous les jours je souhaite me tromper, qu'en fait tout va s'arranger, que la science va apporter des solutions, que la nature sera assez forte pour panser ses plaies. A ce compte-là je serais heureux d'être un jour ridicule avec mes prévisions alarmistes. Mais chaque matin une mauvaise nouvelle arrive d'un coin de la planète, un petit clou qui s'enfonce dans mon énergie vitale.
Si, avec quelques autres, je ne suis pas dans l'erreur, il faut donc admettre que nous vivons dans l'ère du mensonge : les businessmen mentent pour ne pas compromettre leurs affaires, les hommes politiques mentent pour ne pas compromettre leurs chances de réélection, nous nous mentons par trouille de perdre notre confort et -parfois légitimement- notre boulot.
L'inconvénient c'est que ces mensonges justifient notre inaction ; notre inaction autorise toutes les dégradations et personne n'est capable de dire à quel degré d'irréversibilité nous consentirons à prendre le taureau par les cornes. Car, globalement, les atteintes à la planète sont peu visibles et silencieuses ; les espèces animales, les plantes, les ressources qui disparaissent ne constituent pas un spectacle frappant comme un incendie, une marée noire ou une inondation, pourtant cela est irréparable. Certains poissons se font rares mais la mer est toujours bleue : cette vérité suffit à tous les écolosceptiques et aux indifférents.
Pierre Rabhi se fait vieux, Nicolas Hulot a renoncé -et on le comprend : sauf miracle, l'écologie en France parlera d'une voix inaudible. Si seulement nous avions un Paul Watson !
*1 J'ai écrit deux romans écologiques (introuvables sauf demande sur labesse06@gmail.com) Hier, la Terre et Dévastation.
*2 Ceci dit, "il y a urgence" -comme disent nos responsables- depuis 40 ans.
P.S. : Partagez, transmettez, réagissez.
dimanche 5 juin 2016
L'EURO D'FOOT
Comme des milliers d'autres jobastrons je vais assister à la sainte messe du foot international, en coupant toutefois le son quand les théologiens de la foi cathodique commenceront à me soûler.
L'approche de l'euro -lorsqu'on est jeune parent on surveille plutôt l'approche de l'heureux rot... de bébé- est pour moi l'occasion de me pencher sur les miracles du foot. Place donc, à DMOS, le thaumaturgologue.
Le foot fait jaillir les sous du gazon et sainte Fifa multiplie les liasses ; à noter qu'un des tape-ballon que l'on pourra bientôt voir courir en short, Ronaldo pour ne pas le nommer, émarge à 96 millions annuels, revenus misérables au regard des fortunes qu'accumulent les agriculteurs...
Le foot permet moult jeux de mots et je ne m'en priverai pas : déjà dans les foyers s'opposent ceux qui se foutent du foot et les fous d'foot. Ensuite, l'euro de foot se prête à la contrepèterie et à l'à-peu-près : le feu de route, le rot de fou, le haut de foutre, le faute de roue, le taux de fours. Enfin, le football ouvre des perspectives langagières inouïes : osons le fou de bal ou l'oeuf-août (là, c'est plutôt juin!) ; et pourquoi pas le han! de Baal, le t'es Nice, le bas se quête ou le rugueux bi (bonjour, amis LGBT).
Le foot est la seule occasion pour des smicards de regarder suer des millionnaires ; en général c'est l'inverse.
Le foot est un jeu de mioches élevé au rang d'art, de culte, gros business qui se fait passer pour un divertissement de bisounours.
Le foot permet à tout un chacun d'ouvrir son clapet, de donner son avis éclairé, ce qui serait bien plus délicat s'il fallait raisonner sur le montants compensatoires ou le prélèvement libératoire.
Le foot symbolise parfaitement la démesure de ce début de XXIème siècle (circulation de sommes hallucinantes, nouveaux stades toujours plus grands, couverts ou chauffés, coupe du monde climatisée au Qatar,...).
Pour terminer cette brillante péroraison, je proposerai, dans un souci d'efficacité, de contracter euro de foot (à l'origine, coupe d'Europe de football) en Eufroot qui aurait le mérite de combiner intimement les deux notions. Et, imitant nos cousins canadiens, je franciserai bien le football en ballepied ou ballapied, mais je crains d'être morigéné par les puristes, buveurs de bière et gueuleurs de stade.
L'approche de l'euro -lorsqu'on est jeune parent on surveille plutôt l'approche de l'heureux rot... de bébé- est pour moi l'occasion de me pencher sur les miracles du foot. Place donc, à DMOS, le thaumaturgologue.
Le foot fait jaillir les sous du gazon et sainte Fifa multiplie les liasses ; à noter qu'un des tape-ballon que l'on pourra bientôt voir courir en short, Ronaldo pour ne pas le nommer, émarge à 96 millions annuels, revenus misérables au regard des fortunes qu'accumulent les agriculteurs...
Le foot permet moult jeux de mots et je ne m'en priverai pas : déjà dans les foyers s'opposent ceux qui se foutent du foot et les fous d'foot. Ensuite, l'euro de foot se prête à la contrepèterie et à l'à-peu-près : le feu de route, le rot de fou, le haut de foutre, le faute de roue, le taux de fours. Enfin, le football ouvre des perspectives langagières inouïes : osons le fou de bal ou l'oeuf-août (là, c'est plutôt juin!) ; et pourquoi pas le han! de Baal, le t'es Nice, le bas se quête ou le rugueux bi (bonjour, amis LGBT).
Le foot est la seule occasion pour des smicards de regarder suer des millionnaires ; en général c'est l'inverse.
Le foot est un jeu de mioches élevé au rang d'art, de culte, gros business qui se fait passer pour un divertissement de bisounours.
Le foot permet à tout un chacun d'ouvrir son clapet, de donner son avis éclairé, ce qui serait bien plus délicat s'il fallait raisonner sur le montants compensatoires ou le prélèvement libératoire.
Le foot symbolise parfaitement la démesure de ce début de XXIème siècle (circulation de sommes hallucinantes, nouveaux stades toujours plus grands, couverts ou chauffés, coupe du monde climatisée au Qatar,...).
Pour terminer cette brillante péroraison, je proposerai, dans un souci d'efficacité, de contracter euro de foot (à l'origine, coupe d'Europe de football) en Eufroot qui aurait le mérite de combiner intimement les deux notions. Et, imitant nos cousins canadiens, je franciserai bien le football en ballepied ou ballapied, mais je crains d'être morigéné par les puristes, buveurs de bière et gueuleurs de stade.
vendredi 3 juin 2016
TRUMP (Trump pète*, de là renommé*)
Jésumarijosef, comme le monde est harmonieux quand chacun est à sa place (je me félicite de cette phrase, presque proustienne) !
Une sournoise inquiétude me taraudait quand j'entendais des zopos (hommes politiques, pour ceux qui n'ont pas lu les épisodes précédents), au cuir plus dur que le derme de rhinocéros, s'attendrir sur les problèmes climatiques et le respect dû à l'environnement ; mes repères étaient brouillés, mes certitudes flottantes, un peu comme si j'avais vu un brochet repousser tendrement le gardon que, d'ordinaire, il avale d'un clappement de bec (ou d'un claquement, c'est comme vous voulez).
J'en étais à un stade avancé du trouble intellectuel quand les choses se sont remises à l'endroit : de nouveau le zopo ricanait du zécolo et de ses calembredaines, le brochet déchiquetait le poisson blanc entre ses dents acérées.
Ô joie sans mélange, ô bonheur, ô ravissement, extase et épectase ! Sarkozy et ses adversaires aux primaires piétinent tout reste de leurs égarements "verts" ; et vive le nucléaire, mon sang tôt et les hummers ! Trump rêve de gaz de schiste, de forêts défoncées -ça sert à quoi les arbres !- et de grands aménagements... Enfin !! Les noirs sont noirs, les blancs sont blancs, les cons sont cons. D'un coup l'adversaire n'est plus flou et je me sens de belle humeur combative (car l'hummer*** me donne de l'humeur).
Sans la moindre prétention, j'affirmerai que Malraux, cette belle intelligence, s'est sans doute trompé en disant que le 21ème siècle serait mystique ou ne serait pas ; siècle de la mystification, je veux bien. Mystique, j'ai un doute... Ou alors, mystique de la Démesure (il n'y a qu'à écouter Trump****).
Qui aura la plus haute tour, le plus grand stade, la ville la plus gigantesque ? Le complexe de la taille de leur zigounette n'a pas fini de hanter les hommes. Sur cette seconde phrase proustienne, je souhaite bien du courage à mes amis verts des USA, je prends mon morey et je me casse. DMOS
*C'est vrai : il pète souvent un câble.
**Et il est souvent "bien mal embouché".
***Le hummer est à la circulation automobile ce que Buffalo Bill est à la conservation des espèces, de bison par exemple.
****Il a quand même dit que le réchauffement climatique était un concept inventé par les Chinois.
Une sournoise inquiétude me taraudait quand j'entendais des zopos (hommes politiques, pour ceux qui n'ont pas lu les épisodes précédents), au cuir plus dur que le derme de rhinocéros, s'attendrir sur les problèmes climatiques et le respect dû à l'environnement ; mes repères étaient brouillés, mes certitudes flottantes, un peu comme si j'avais vu un brochet repousser tendrement le gardon que, d'ordinaire, il avale d'un clappement de bec (ou d'un claquement, c'est comme vous voulez).
J'en étais à un stade avancé du trouble intellectuel quand les choses se sont remises à l'endroit : de nouveau le zopo ricanait du zécolo et de ses calembredaines, le brochet déchiquetait le poisson blanc entre ses dents acérées.
Ô joie sans mélange, ô bonheur, ô ravissement, extase et épectase ! Sarkozy et ses adversaires aux primaires piétinent tout reste de leurs égarements "verts" ; et vive le nucléaire, mon sang tôt et les hummers ! Trump rêve de gaz de schiste, de forêts défoncées -ça sert à quoi les arbres !- et de grands aménagements... Enfin !! Les noirs sont noirs, les blancs sont blancs, les cons sont cons. D'un coup l'adversaire n'est plus flou et je me sens de belle humeur combative (car l'hummer*** me donne de l'humeur).
Sans la moindre prétention, j'affirmerai que Malraux, cette belle intelligence, s'est sans doute trompé en disant que le 21ème siècle serait mystique ou ne serait pas ; siècle de la mystification, je veux bien. Mystique, j'ai un doute... Ou alors, mystique de la Démesure (il n'y a qu'à écouter Trump****).
Qui aura la plus haute tour, le plus grand stade, la ville la plus gigantesque ? Le complexe de la taille de leur zigounette n'a pas fini de hanter les hommes. Sur cette seconde phrase proustienne, je souhaite bien du courage à mes amis verts des USA, je prends mon morey et je me casse. DMOS
*C'est vrai : il pète souvent un câble.
**Et il est souvent "bien mal embouché".
***Le hummer est à la circulation automobile ce que Buffalo Bill est à la conservation des espèces, de bison par exemple.
****Il a quand même dit que le réchauffement climatique était un concept inventé par les Chinois.
lundi 30 mai 2016
SANS TITRE (comme disent les peintres)
Hélas, je vais manquer de temps pour cultiver tous ceux que j'apprécie ; mes chers Dégrouignés, mes amis de Fessebouque, quelques autres. Je mourrai en regrettant de ne pas avoir approfondi toutes ces relations qui sont la première richesse d'une vie.
Là réside la faiblesse des réseaux sociaux : je peux avoir quarante mille "suiveurs" et rester à distance, dans un rapport superficiel qui s'évanouira à la moindre occasion. Hormis la vanité de se présenter à l'adulation des autres, quel peut être l'intérêt de capter des gens si l'on n'a pas son humanité à offrir ?
Ces réseaux représentent, à la fois, une opportunité d'action remarquable et un désert relationnel. Les fluctuations du monde peuvent dissoudre en un éclair les communautés du net car elles sont en général le résultat d'une agglomération d'individualismes. Constituer un groupe autour d'une idée noble n'est pas l'affaire de cinq minutes ou cinq jours mais un réseau social peut nous le faire croire ; pénétrer la pulpe d'une personnalité représente un travail de fourmi bienveillante et trois clics sur un clavier n'y suffiront jamais.
Je préfère mes 139 amis de Fessebouque à des milliers de personnes qui fantasmeraient sur mon ectoplasme médiatique ; et déjà, ces 139 je ne les cultive pas avec le soin qui serait nécessaire.
J'essaie aussi, tant bien que mal, de me défier de l'individualisme -alors que je recherche volontiers la solitude, autre sujet !- dont je pense qu'il nous offre une illusion de la liberté. Et je suis toujours frappé par les injonctions de la publicité et de l'économie qui poussent à se cultiver soi-même à travers les satisfactions consuméristes et les miroirs narcissiques, essayant de nous faire croire que nous pouvons décider de nos existences par l'acquisition et la satisfaction des besoins ; alors que des grands marionnettistes s'efforcent de nous manipuler par les fils de la consommation et de l'idéologie diffusée dans les médias qu'ils possèdent.
Au risque de me faire beaucoup d'amis je dirais qu'un Ah, ma zone ou un Mon sang tôt peuvent se révéler des redoutables tyrans à visage humanisé et discours cartésien.
Bien entendu, toutes ces idées saugrenues sont les fruits de l'agitation de mon petit diable intérieur qui me livre -moi que nulle ironie jamais n'effleure- à d'épuisantes crises de mauvais esprit.
L'important est que la vie nous concède encore un peu de temps, que nous puissions nous nourrir les uns les autres de nos beautés intimes et de nos différences délectables.
Là réside la faiblesse des réseaux sociaux : je peux avoir quarante mille "suiveurs" et rester à distance, dans un rapport superficiel qui s'évanouira à la moindre occasion. Hormis la vanité de se présenter à l'adulation des autres, quel peut être l'intérêt de capter des gens si l'on n'a pas son humanité à offrir ?
Ces réseaux représentent, à la fois, une opportunité d'action remarquable et un désert relationnel. Les fluctuations du monde peuvent dissoudre en un éclair les communautés du net car elles sont en général le résultat d'une agglomération d'individualismes. Constituer un groupe autour d'une idée noble n'est pas l'affaire de cinq minutes ou cinq jours mais un réseau social peut nous le faire croire ; pénétrer la pulpe d'une personnalité représente un travail de fourmi bienveillante et trois clics sur un clavier n'y suffiront jamais.
Je préfère mes 139 amis de Fessebouque à des milliers de personnes qui fantasmeraient sur mon ectoplasme médiatique ; et déjà, ces 139 je ne les cultive pas avec le soin qui serait nécessaire.
J'essaie aussi, tant bien que mal, de me défier de l'individualisme -alors que je recherche volontiers la solitude, autre sujet !- dont je pense qu'il nous offre une illusion de la liberté. Et je suis toujours frappé par les injonctions de la publicité et de l'économie qui poussent à se cultiver soi-même à travers les satisfactions consuméristes et les miroirs narcissiques, essayant de nous faire croire que nous pouvons décider de nos existences par l'acquisition et la satisfaction des besoins ; alors que des grands marionnettistes s'efforcent de nous manipuler par les fils de la consommation et de l'idéologie diffusée dans les médias qu'ils possèdent.
Au risque de me faire beaucoup d'amis je dirais qu'un Ah, ma zone ou un Mon sang tôt peuvent se révéler des redoutables tyrans à visage humanisé et discours cartésien.
Bien entendu, toutes ces idées saugrenues sont les fruits de l'agitation de mon petit diable intérieur qui me livre -moi que nulle ironie jamais n'effleure- à d'épuisantes crises de mauvais esprit.
L'important est que la vie nous concède encore un peu de temps, que nous puissions nous nourrir les uns les autres de nos beautés intimes et de nos différences délectables.
vendredi 27 mai 2016
TROIS FRUITS DE MAI (récolte médiocre)
Pour moi le droit du sol ne veut rien dire ; les seuls qui peuvent se réclamer d'une terre, d'un pays, sont ceux qui l'aiment passionnément. On n'habite pas un pays comme une chambre d'hôtel ; il faut le mériter car, comme la planète, il ne nous appartient pas. Le lien qui nous attache à lui c'est le parfum des paysages, les chants de la langue, les trésors des générations ; si je rejette tout cela ou décide de me tenir dans une forme d'indifférence, je ne lui rends pas justice. Que j'y sois né ou venu, clair ou sombre de peau, c'est le droit du coeur qui fait que je suis Français... et pas du tout honteux de l'être en dépit de ses défauts.
J'ai vu les photos d'un skate parc installé dans une église espagnole ; à quand une salle de squash dans une synagogue, un centre commercial dans une mosquée ?
La modernité : le plus gros mensonge de l'humanité ou une machine à créer du rien ?
J'ai vu les photos d'un skate parc installé dans une église espagnole ; à quand une salle de squash dans une synagogue, un centre commercial dans une mosquée ?
La modernité : le plus gros mensonge de l'humanité ou une machine à créer du rien ?
jeudi 26 mai 2016
OBUS DANS MON MUR
Jésumarijosef, comme mon ami fessebouquien, Philippe Bertrand, je reçois moult invitations de jeunes femmes pulpeuses dont les appas feraient tressaillir un paralytique à l'agonie.
Si j'avais un soupçon de vanité je penserais que c'est ma qualité d'écrivain qui les attire, ou mon physique de rêve (qui fait craquer toutes les octogénaires du Pradet) mais bernique ! En réalité, soit il s'agit d'un malhonnête qui essaie de me crocheter en utilisant l'image d'une jeune imprudente, soit c'est une jeune imprudente qui s'amuse à titiller le vieux mâle, histoire de voir si l'époque du rut à pépé est vraiment passée.
La dernière sollicitation que j'ai reçue émane d'une Linda Mercier alias coeur tendre (ça, c'est de l'appât pour vieux poisson). Comme nous ne nous connaissons ni d'Eve, ni d'Adam, un soupçon m'étreint quant aux intentions de l'accorte demoiselle.
D'autant que l'impétrante, bien que fréquentant l'université de Monaco -que j'admets assez mal connaître- et pratiquant quatre langues, exerce l'honorable mais inattendu métier de caissière dans un supermarché (un doute me chatouille).
Finalement, je décide de ne pas donner suite, en dépit d'un dernier coup d'oeil respectueux sur les deux obus de 75 qui tendent un tissu extra-fin. Force m'est de reconnaître que le tableau est charmant dans la mesure où un loulou de Poméranie disparaît presque (niché dans les nichons*) dans le décolleté macrotétinoïdal ; et mes excuses à la charmante Linda si elle est vraiment une jeune fille qui souhaite correspondre avec un vieil écrivain...
Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
*Imaginez que ce fût un caniche...
Si j'avais un soupçon de vanité je penserais que c'est ma qualité d'écrivain qui les attire, ou mon physique de rêve (qui fait craquer toutes les octogénaires du Pradet) mais bernique ! En réalité, soit il s'agit d'un malhonnête qui essaie de me crocheter en utilisant l'image d'une jeune imprudente, soit c'est une jeune imprudente qui s'amuse à titiller le vieux mâle, histoire de voir si l'époque du rut à pépé est vraiment passée.
La dernière sollicitation que j'ai reçue émane d'une Linda Mercier alias coeur tendre (ça, c'est de l'appât pour vieux poisson). Comme nous ne nous connaissons ni d'Eve, ni d'Adam, un soupçon m'étreint quant aux intentions de l'accorte demoiselle.
D'autant que l'impétrante, bien que fréquentant l'université de Monaco -que j'admets assez mal connaître- et pratiquant quatre langues, exerce l'honorable mais inattendu métier de caissière dans un supermarché (un doute me chatouille).
Finalement, je décide de ne pas donner suite, en dépit d'un dernier coup d'oeil respectueux sur les deux obus de 75 qui tendent un tissu extra-fin. Force m'est de reconnaître que le tableau est charmant dans la mesure où un loulou de Poméranie disparaît presque (niché dans les nichons*) dans le décolleté macrotétinoïdal ; et mes excuses à la charmante Linda si elle est vraiment une jeune fille qui souhaite correspondre avec un vieil écrivain...
Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
*Imaginez que ce fût un caniche...
mercredi 25 mai 2016
TROUYOYO (à zéro)
Jésumarijosef, quel bonheur d'entendre pérorer les spécialistes du trouyoyo ! Combien de fois ai-je remarqué chez les économistes et les zopos "sérieux", en filigrane de leur communication, un vocabulaire qui recherche l'intimidation, la culpabilisation.
Évidemment ce n'est pas d'hier que l'inquiétude sert à la gestion des réclamations ; déjà au paléolithique, quand un gars râlait dans la grotte à propos des trop longues journées de chasse par -10°, le chef lui exposait que ses récriminations, outre qu'elles nuisaient à certaines catégories d'usagers du groupe, risquaient de lui valoir un coup de massue qui lui ratatinerait la gueule (et le ramènerait à une plus juste appréciation des choses).
Disons que le problème c'est que les économistes sont capables de prévoir l'avenir comme les théologiens sont à même de prévoir la prochaine apparition de Jésus.
Hélas, je suis agnostique en économie ! Ce n'est pas faute d'avoir lu les textes saints : en ce domaine je suis allé bien plus loin que vous ne pourrez jamais l'imaginer. En effet, j'ai un jour emprunté à la bibliothèque un livre de Jean-Marc Sylvestre, grand sachem honoris economica ; l'ayant refermé, tout frais émoulu de cette docte parole, je m'apprêtais à propager ces beaux articles de foi lorsque le petit démon qui campe sous mon crâne me dit d'aller vérifier la réalisation des préceptes et auspices* de l'éminent spécialiste.
Et là, patatras ! Une conjoncture cruelle avait jeté à bas tout le bel édifice, toutes les anticipations, toutes les vérités. Depuis j'erre dans un scepticisme lamentable, convaincu que toutes nos certitudes sont bâties sur le sable et résolu à ne plus jamais me sentir indigne de protester.
Voilà pourquoi je ne lis ou n'écoute plus que les hérétiques, les schismatiques et les apostats (Rifkin, Larrouturou, Stiglitz, Piketty, les économistes atterrés, voire même un Viveret ou, les jours de grande déprime, un Chouard).
Je pousse même la perversité jusqu'à penser que la valeur financière d'un homme n'est rien, ce pourquoi je resterai pauvre de bourse mais riche de toutes les valeurs humaines que j'ai rencontrées et de celles que j'espère encore trouver sur mon chemin.
Ceci dit, je ne cracherai pas sur quelque pécune pour m'acheter un nouveau morey. En attendant, je prends ma vieille planche et je me casse.DMOS
* Ne pas confondre les prédictions de la servante (auspices de bonne) et les bénédictions viticoles (hospices de Beaune).
Évidemment ce n'est pas d'hier que l'inquiétude sert à la gestion des réclamations ; déjà au paléolithique, quand un gars râlait dans la grotte à propos des trop longues journées de chasse par -10°, le chef lui exposait que ses récriminations, outre qu'elles nuisaient à certaines catégories d'usagers du groupe, risquaient de lui valoir un coup de massue qui lui ratatinerait la gueule (et le ramènerait à une plus juste appréciation des choses).
Disons que le problème c'est que les économistes sont capables de prévoir l'avenir comme les théologiens sont à même de prévoir la prochaine apparition de Jésus.
Hélas, je suis agnostique en économie ! Ce n'est pas faute d'avoir lu les textes saints : en ce domaine je suis allé bien plus loin que vous ne pourrez jamais l'imaginer. En effet, j'ai un jour emprunté à la bibliothèque un livre de Jean-Marc Sylvestre, grand sachem honoris economica ; l'ayant refermé, tout frais émoulu de cette docte parole, je m'apprêtais à propager ces beaux articles de foi lorsque le petit démon qui campe sous mon crâne me dit d'aller vérifier la réalisation des préceptes et auspices* de l'éminent spécialiste.
Et là, patatras ! Une conjoncture cruelle avait jeté à bas tout le bel édifice, toutes les anticipations, toutes les vérités. Depuis j'erre dans un scepticisme lamentable, convaincu que toutes nos certitudes sont bâties sur le sable et résolu à ne plus jamais me sentir indigne de protester.
Voilà pourquoi je ne lis ou n'écoute plus que les hérétiques, les schismatiques et les apostats (Rifkin, Larrouturou, Stiglitz, Piketty, les économistes atterrés, voire même un Viveret ou, les jours de grande déprime, un Chouard).
Je pousse même la perversité jusqu'à penser que la valeur financière d'un homme n'est rien, ce pourquoi je resterai pauvre de bourse mais riche de toutes les valeurs humaines que j'ai rencontrées et de celles que j'espère encore trouver sur mon chemin.
Ceci dit, je ne cracherai pas sur quelque pécune pour m'acheter un nouveau morey. En attendant, je prends ma vieille planche et je me casse.DMOS
* Ne pas confondre les prédictions de la servante (auspices de bonne) et les bénédictions viticoles (hospices de Beaune).
mardi 24 mai 2016
SALADE NIÇOISE (un vrai mesclun)
Jésumarijosef, la dégustation, ces derniers jours, de rougets en papillotes et de tentacules d'encornets à la niçoise a suffi pour m'attendrir comme un escalope sous le pilon du boucher.
Ce matin, j'ai presque senti quelque chose de guilleret dans l'air et un soupçon de foi dans l'humanité m'a envahi pendant deux minutes et vingt-cinq secondes, le temps qui a séparé l'énoncé de deux nouvelles : 1 un président écologiste en Autriche (sourire béat), 2 après l'Assemblée, le Sénat refuse l'interdiction du chalutage en eaux profondes (remontées de boules et bile -je sais, celle-là je l'ai déjà faite).
Ce nonobstant, mon humeur reste globalement enjouée et primesautière car j'aurais eu le bonheur de connaître quelques joies inespérées dans mon existence : la victoire de l'OM en coupe d'Europe, la mise en examen des Balkany, l'élection d'un écrivain (Vaclav Havel, loin d'avoir été le plus mauvais) et d'un écolo à la tête d'une nation. Après cela je peux mourir un peu apaisé, disons, au milieu d'un rêve érotique le lendemain de mon centième anniversaire...
J'ai parfois l'esprit d'une lenteur stupéfiante : je n'ai réalisé qu'hier que faitcebouc, touiteur et compagnie n'étaient en fait que les succédanés des bons vieux commérages d'antan, à cette différence prêt qu'on peut les agrémenter d'images, ce qui améliore notablement leur caractère ignominieux.
Pour passer du coq à l'âne, j'ai, je ne sais pourquoi, une pensée pour les "voix chères qui se sont tues " comme disait Verlaine : Brahic, (Jim) Harrison, Eco, Decaux Galabru. J'ai l'impression de les entendre ; une sorte de persistance auditive... Mais déjà mon ouïe frétille au premier blues du nouvel album de maître Clapton, alors je prends mon morey et je me casse avec mon baladeur. DMOS
Ce matin, j'ai presque senti quelque chose de guilleret dans l'air et un soupçon de foi dans l'humanité m'a envahi pendant deux minutes et vingt-cinq secondes, le temps qui a séparé l'énoncé de deux nouvelles : 1 un président écologiste en Autriche (sourire béat), 2 après l'Assemblée, le Sénat refuse l'interdiction du chalutage en eaux profondes (remontées de boules et bile -je sais, celle-là je l'ai déjà faite).
Ce nonobstant, mon humeur reste globalement enjouée et primesautière car j'aurais eu le bonheur de connaître quelques joies inespérées dans mon existence : la victoire de l'OM en coupe d'Europe, la mise en examen des Balkany, l'élection d'un écrivain (Vaclav Havel, loin d'avoir été le plus mauvais) et d'un écolo à la tête d'une nation. Après cela je peux mourir un peu apaisé, disons, au milieu d'un rêve érotique le lendemain de mon centième anniversaire...
J'ai parfois l'esprit d'une lenteur stupéfiante : je n'ai réalisé qu'hier que faitcebouc, touiteur et compagnie n'étaient en fait que les succédanés des bons vieux commérages d'antan, à cette différence prêt qu'on peut les agrémenter d'images, ce qui améliore notablement leur caractère ignominieux.
Pour passer du coq à l'âne, j'ai, je ne sais pourquoi, une pensée pour les "voix chères qui se sont tues " comme disait Verlaine : Brahic, (Jim) Harrison, Eco, Decaux Galabru. J'ai l'impression de les entendre ; une sorte de persistance auditive... Mais déjà mon ouïe frétille au premier blues du nouvel album de maître Clapton, alors je prends mon morey et je me casse avec mon baladeur. DMOS
mercredi 18 mai 2016
LE RETOUR DE DMOS
Jésumarijosef, je viens d'écrire un roman en quatre mois ! Je suis comme la poulette qui vient de pondre son premier oeuf. Certes ce n'est pas ma première ponte et il y a encore du travail de polissage mais l'émerveillement crétinique doit être le même ; enfin, ça me passera, surtout quand j'aurai reçu les réponses des éditeurs que j'ai sollicités...
Dans le registre de la sidération béate je dois admettre que je m'étonne encore qu'un humain -donc un mec comme moi- puisse se lever le matin pour avaler son petit déjeuner, embrasser ses enfants et sa femme, et partir à la fabrique de mines anti-personnel sans être déchiré par l'idée qu'un bambin quelque part dans le monde perdra une jambe sur la bombe à sous-munitions qu'il lui a amoureusement concoctée. Vous noterez que ce brave homme est américain, russe, chinois, coréen, israélien ou émirien... Et qu'il ne se pose jamais cette question : et si c'était mon gosse qui sautait sur cette saloperie, ce matin, sur le chemin de l'école ?
Puisqu'on en est au chapitre des mines je constate que le mammouth Mon sang tôt est loin d'être abattu et va continuer à semer ses bombes à retardement : une étude sur l'innocuité des OGM, une probable autorisation d'emploi du glyphosate pour sept ans et le monstre reprend du poil de la bête. Il est à noter que les autorités européennes, pour nous rassurer, ont limité l'usage de ce poison à "des fins professionnelles" ; c'est là que je frémis car si le roundup est une arme inquiétante dans les mains du jardinier amateur qui assassine le chiendent entre les dalles de sa terrasse, que dire du professionnel qui va bombarder ses cultures dont nous consommerons tantôt les fruits !
Je ne voudrais pas être cause de quelques suicides -d'autant que je perdrais des lecteurs, pas si nombreux pour l'heure- mais il faut réaliser que les mines anti-personnel produites par la chimie jonchent notre monde et que nos arrière-petits-enfants vont s'en voir pour les désamorcer ; j'imagine qu'ils nous béniront ainsi que les Bayermonsantodowchemicaldupontdenemours...
Allez, j'ai décidé de reprendre mon bodyboard (saint Finkielkraut, pardonne-moi cet anglicisme !) alors je prends mon morey et je me casse. DMOS
Dans le registre de la sidération béate je dois admettre que je m'étonne encore qu'un humain -donc un mec comme moi- puisse se lever le matin pour avaler son petit déjeuner, embrasser ses enfants et sa femme, et partir à la fabrique de mines anti-personnel sans être déchiré par l'idée qu'un bambin quelque part dans le monde perdra une jambe sur la bombe à sous-munitions qu'il lui a amoureusement concoctée. Vous noterez que ce brave homme est américain, russe, chinois, coréen, israélien ou émirien... Et qu'il ne se pose jamais cette question : et si c'était mon gosse qui sautait sur cette saloperie, ce matin, sur le chemin de l'école ?
Puisqu'on en est au chapitre des mines je constate que le mammouth Mon sang tôt est loin d'être abattu et va continuer à semer ses bombes à retardement : une étude sur l'innocuité des OGM, une probable autorisation d'emploi du glyphosate pour sept ans et le monstre reprend du poil de la bête. Il est à noter que les autorités européennes, pour nous rassurer, ont limité l'usage de ce poison à "des fins professionnelles" ; c'est là que je frémis car si le roundup est une arme inquiétante dans les mains du jardinier amateur qui assassine le chiendent entre les dalles de sa terrasse, que dire du professionnel qui va bombarder ses cultures dont nous consommerons tantôt les fruits !
Je ne voudrais pas être cause de quelques suicides -d'autant que je perdrais des lecteurs, pas si nombreux pour l'heure- mais il faut réaliser que les mines anti-personnel produites par la chimie jonchent notre monde et que nos arrière-petits-enfants vont s'en voir pour les désamorcer ; j'imagine qu'ils nous béniront ainsi que les Bayermonsantodowchemicaldupontdenemours...
Allez, j'ai décidé de reprendre mon bodyboard (saint Finkielkraut, pardonne-moi cet anglicisme !) alors je prends mon morey et je me casse. DMOS
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