Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.

mercredi 6 janvier 2021

CULP HABILITÉ ?

     Nous tous, jobastrons de première classe, incorrigibles béotiens et ravis de la crèche (Noël n'est pas si loin), nous sommes là à rêvasser du monde d'après, d'une espèce de pâté d'utopie et de niaiseries qui suivrait l'ère du Covid, ou de la Covid (foutreguieu, ils nous ont rendus chèvres avec leur pignolage sur le genre du virus). L'idée étant que l'on pourrait, de la crise sanitaire, la sanie taire, et passer à autre chose. 

   D'aucuns objecteront que ce dernier jeu de mots est indigent, mais le confinement a laissé des traces, même chez les écrivains. Moi, par exemple, j'ai un peu craqué sous le tsunami internétique de confidences, de tranches de vie insipides, d'épanchements de "si nos vies... vous étaient contées", tous ces états d'âme microscopiques de littérateurs et autres vedettes en mal de public : quelle plaie, quelle purge ! C'était double peine : confiné consterné par les confits niais.  

    Bon, toutes ces digressions pour en arriver au plat de résistance : chers amis rêveurs, redescendez de votre bulle. Le monde d'après sera aussi paranoïaque et férocement libéral qu'il le fut avant l'arrivée de ce trublion viral, lequel, malgré tout, nous a permis de mesurer l'indigence de notre modernité prétentieuse. Je ris, je me gausse d'avance à la pensée de ce que sera la gestion de la crise en cas de faillite environnementale. Quelle poilade ça va être !

    Certes, je ne suis qu'un misérable vermisseau bassement réaliste, mais les faits ne font rien pour me contredire. Ainsi, alors qu'un paquet de Terriens connaissent la mouise covidienne, le patron de General Electric -qui a quand même réussi à tondre un oeuf- devrait empocher 47 millions de dollars pour cette performance méritoire. Verra-t-on l'empathique Larry Culp habilité à recevoir ce modeste pécule ou la morale antédiluvienne viendra-t-elle entraver la marche du bien-vivre au dépens d'autrui ?

    Dans un très ancien billet d'humeur j'avais laissé entendre qu'il serait logique de ne donner des bonus qu'aux PDG qui ont gardé leur entreprise en bonne santé et maintenu les emplois de leurs salariés. Ah, le benêt que j'étais, l'étourdi à chimères, le songe-creux sous marijuana !! Cornegidouille, n'en doutons pas, le monde d'après verra le retour des crabes capitalistes qui déchiquèteront vite fait les crevettes écolos et autres innocents de la même race. 

    Bandes de marmousets, de bolos et de pieds-tendres, allez jouer dans le bac à sable et laissez les grandes personnes s'occuper du monde... 

vendredi 6 mars 2020

ÉGOLOGIE

    Chers petits vampires lecteurs, je pensais avoir renoncé définitivement à l'écriture de ce blog, comme un vieux débauché abandonne les plaisirs de la chair pour rentrer chez les Trappistes, mais ma petite cafetière cérébrale se remet à bouillir depuis quelques temps.
    Sainte Patience priez pour moi, je commence à avoir la stouffia de ce déluge de mises en garde, de recommandations, de dissertations et d'analyses sur la situation environnementale de la planète.
    Après avoir connu le désert médiatique, le mépris politique et l'indifférence citoyenne dans les années 70, 80, voire 90, aujourd'hui c'est le Niagara informatif : les émissions se multipliant, notamment à la radio, on voit apparaître une nouvelle race d'écologiste. Parfois converti de fraîche date, un monsieur, en général un tant soit peu connu, vient étaler sa belle âme verte sur les ondes, lâchant un chapelet de "il faut" comme autant de vérités révélées et sublimes.
    Alors, je pense à tous mes vieux camarades de combat qui, parfois, se font défoncer par les jeunes (et on ne peut pas vraiment leur en vouloir) d'un côté, et se font donner des leçons par des cuistres de l'autre.
    Dans cette complaisance à exposer son âme verte, je vois non plus de l'écologie, mais de l'égologie : en clair, "je détiens la vérité écologiste".
    Moi qui suis encore souvent traversé pas le doute, malgré une conviction de cinquante ans, je fulmine, je bous, je vais et je viens... Mais je me retiens.
    Nous ne pouvons plus grand chose pour ceux qui n'ont pas encore compris la notion de collapsus environnemental : il n'est plus temps d'expliquer ou de mettre en garde, il est temps d'agir.

mercredi 29 janvier 2020

LAQUE A DES MIS FRANCE CHAISES

    Jésumarijosef, il y a des sièges vacants à l'Académie française !
    Et pan ! L'idée traverse ma tête comme une balle dans les films de Tarentino : je vais postuler en demandant à ce que l'on crée un siège de l'écrivain inconnu.
    Évidemment, il me sera attribué, puisque je suis le premier à le réclamer et que je représente parfaitement la foule des auteurs anonymes.
    En fait, outre les écrivains que personne ne connaît, je pourrais aussi représenter les auteurs méconnus, ainsi que les auteurs un temps célébrés mais tombés dans les culs-de-basse-fosse de la littérature.
    Si l'un de mes lecteurs avait la gentillesse d'introduire ma demande auprès des Immortels, je lui en serais reconnaissant parce que, avec les premières chaleurs hivernales, j'ai une flemme du diable.
    Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS

samedi 8 juin 2019

VERT... DE RAGE

    Je suis un mauvais sujet, vous le savez tous : écolo, anti-libéral, politicosceptique, pubophobe et désespérément hétérosexuel, mais là je n'y tiens plus !
    Depuis quelques temps c'est le grand bordel Vert : moi qui ai connu le sahel écologiste des années 70, je vois débouler de l'écolo de tous les côtés ! Ils pullulaient tout autour de moi, et je ne m'en étais pas rendu compte. Je ne parle même pas de nos chers zopos qui nous ont sorti les violons environnementaux pendant la dernière campagne, ni même de moult journalistes qui ne vont pas tarder à nous donner des leçons d'écologisme. Non, non, je pense à tous ces bavards, résistants de la dernière heure, qui saturent les antennes pour nous expliquer ce que nous avions compris depuis plus de quarante ans : comme James Dean, l'humanité roule vers le mur à tombeau ouvert.
    Je crains que l'avalanche d'informations que déclenchent ces beaux parleurs n'ait un effet répulsif sur ceux qu'il faut motiver à rejoindre les jeunes qui se battent pour le climat et leur avenir sur cette planète...
    Depuis deux semaines je ne croise que des gens qui me disent "Tu sais, j'ai voté écologiste". Du coup, je ne comprends pas bien pourquoi les Verts n'ont pas fait 40% des voix aux européennes !
    Enfin, par les mille pustules de Belzébuth, tout cela fouette mon ire et je suis d'une humeur de chien : par bonheur deux humoristes ont apaisé mes crises atrabilaires ; en dilatatant ma rate ils ont soulagé mon pancréas.
    D'abord, Christian Jacob qui a affirmé que la droite avait beaucoup fait en matière d'écologie : j'ai tellement ri que c'était un coup à avaler mon dentier. Par bonheur, je n'en porte pas.
    Ensuite, Patrick Balkany ; lui, c'est le stand-up hors classe, le talent à l'état pur : au cours de son procès il nous déroule toute sa science du sketch. Palinodies, dénégations callimériques, culot sidéral et, surtout, art dans lequel il est un maître absolu, le mensonge téléscopique. Avec M. Al-Jaber, il nous a même rejoué la partie de cartes pagnolesque (cartes de crédit, évidemment).
    Après toutes ces considérations, je vais aller me "descendre" une petite daube de seiches, non sans cracher un dernier jet de bile : à tous les beaux au bois dormant qui se réveillent aujourd'hui pour tirer la sonnette d'alarme environnementale, je dis que, depuis le temps qu'on la tire, elle doit être sacrément usée et qu'un de ces jours elle va rendre l'âme.

dimanche 2 juin 2019

PLANÈTE BRINDEZINGUE

    Jésumarijosef, voilà un moment que je me dis "ils ont perdu la boule", en dépit des dénégations ou des offuscations des uns et des autres : et bien, c'est à croire que les hommes font tout pour nourrir mes idées fixes !
    L'humanité est timbrée, givrée, fêlée, azimutée et sans doute complètement braque ! Comme on dit dans le midi, c'est le bal des muscats... Vous pensez "DMOS il délire grave, il fait dans l'outrance méridionale". Que nenni, mes biquets, je regarde juste tourner la planète et je peux vous dire que ça ne tourne pas rond du tout.
    Premier exemple : le dernier rhinocéros blanc -mâle- de Sumatra vient de disparaître... et le mâle blanc civilisé continue à bouffer des hamburgers.
    Deuxième exemple : pour accéder à l'Everest il y a de véritables embouteillages... et bientôt un guichet au dernier camp de base tenu par un poinçonneur népalais (ou nez pas beau, c'est pas mon problème).
    Troisième exemple : un petit focus sur une ville de ouf. L'agglomération de Chongqing a déjà consommé la surface de l'Autriche (ou presque) pour accueillir ses 34 millions d'habitants ; les Chinois, considérant que cette mégapole est honteusement sous-peuplée, font de louables efforts pour stimuler sa démographie anorexique, au rythme de 300 000 arrivants par an.
    Vous, je ne sais pas, mais moi ça me file le vertige. Alors je prends mon morey et je me casse dans un coin désert, tant qu'il en reste. DMOS

jeudi 23 mai 2019

EN MAI, FAIS CE QUI TE PAIE...

    L'homo erectus a inventé le feu ; l'homo sapiens a inventé le pognon : il n'y a pas photo ! Le feu, hormis les nuits glaciales d'hiver, n'est plus un objet de désir, alors que l'argent...
    Dire qu'il commande le monde serait presque une litote et, quoique nous soyons une tapée à ne pas en avoir trop, nous sommes tous là à baver d'envie ou de révolte devant ceux qui se mouchent dans les billets de cent euros (j'ai écrit se mouchent pour rester poli).
    Par ailleurs, le flouze permet d'élégantes comparaisons : ainsi, quel délicieux contraste entre l'endettement des étudiants américains qui flirte avec les 1500 milliards de dollars* et les 515 millions d'euros que coûte le stade Al-Wakrah, fleuron du Qatar et du futur mondial de foot.
    D'un côté, des jeunes qui ont le bonheur d'être endettés avant même d'avoir commencé à travailler ou à mettre des sous de côté, de l'autre des philanthropes moyen-orientaux qui bâtissent une enceinte sportive où s'ébattront des millionnaires à crampons.
    Si vous préférez, d'un côté près de quarante millions d'étudiants bien englués dans le système, qui peuvent se préparer à nager, de l'autre 736 footballeurs qui ne seront pas en nage puisque le stade est équipé de la clim et d'un toit rétractable. Tu vois pas que Messi m'attrape une insolation, peuchère, le pôvre !
    On ne m'empêchera pas de penser que Romain Gary avait raison d'écrire que "la plus grande force spirituelle de tous les temps c'est la connerie".

*J'ai relu ce chiffre quatre fois pour être sûr de ne pas me tromper.

jeudi 11 avril 2019

OPÉRATION CHIENDENTS, 2

    Le 22 janvier je vous expliquais le pourquoi de ma faible production sur ce blog ; aujourd'hui, je confirme : le Flux des Chiendents est devenu une réalité mais c'est un nourrisson qui bouffe tout mon temps. Je ne passe pas un jour sans travailler à le faire connaître et je dois admettre que j'avance à la vitesse d'un escargot sur un mur de béton en plein été. Alors toi, cher vampire lecteur, si tu n'es pas déjà un Chiendent convaincu, va sur le site du Flux des Chiendents [les-chiendents.fr], lit, puis sème  la mauvaise graine pour que lèvent d'autres Chiendents, histoire de faire suer tous les hostiles à la transition et les résistants de la dernière heure (voir Zopo lave plus vert).

ZOPO LAVE PLUS VERT

    Comme, autrefois, Omo lavait plus blanc que blanc, aujourd'hui nos zopos* lavent plus vert que vert...
    Au bal des faux-culs mademoiselle Écologie se retrouve tout à coup très courtisée. Il n'y a pas si longtemps les jolis coeurs l'ignoraient, la considéraient comme un laideron boutonneux ou une pétasse à cheveux verts. Mais le coeur a ses raisons que la raison ignore... Ceux qui se gaussaient de sa croupe rude et de la peau d'orange de ses cuisses, n'en ont plus que pour son accorte fessier et ses jambes de rêve. Voilà que sa poitrine en jachère a cédé la place à deux bombes anatomiques, que son visage autrefois ingrat fait pâlir Charlize Theron !
    Les prétendants se bousculent pour la séduire et c'est à qui fera resplendir son jabot ou son plumet : on croirait voir un troupeau de pintadeaux en rut autour d'une femelle solitaire. Tous réclament le droit de copuler au cri de "Transition, transition! ", une pratique textuelle que la morale approuve en temps d'érections européennes...
    Comme d'autres, je fais partie des cocus, tous ceux qui l'ont, depuis sa naissance, appréciée et soutenue, et qui, à présent, voient d'autres s'attribuer les mérites de son instruction. Mauvaise période pour nous : entre les jeunes pour le climat qui nous considèrent comme des croûlants inefficaces et les zopos qui veulent faire de l'écologisme sans écologistes, on aurait presque envie de rentrer dans les ordres ; chez les pères Verts, par exemple.

*Les zhommes politiques, pour ceux qui sont nouveau sur ce blog.

vendredi 1 mars 2019

SPORT GASPI

    Il est difficile de me soupçonner de ne pas aimer le sport : ma mère me disait que déjà dans son  ventre c'était le remue-ménage permanent, et que, nourrisson pétulant, j'exhibais de jolies petites boules... au niveau des biceps et des mollets. Aujourd'hui, quoique dans ma soixantaine finissante, je m'adonne encore à des activités aussi hygiéniques que musculaires. Par conséquent, on ne pourra m'accuser de sportophobie.
    Alors, taïaut ! Sus au gaspi ! A l'assaut, ventre Saint-Gris ! Taillons en pièces ceux de la gent musculeuse qui dilapident l'énergie pour une activivé finalement assez secondaire, voire futile. Amusez-vous (ou faites votre job) mais dans la modération énergétique !
    Car que voyons nous ? A l'heure où les plus grandes intelligences écologistes en appellent à la sobriété voilà que l'on transporte les divers compétiteurs aux quatre coins de la planète : bilan carbone désastreux ! Les cyclistes, qui avaient la sagesse de ne pédaler que sur les routes européennes vont maintenant rouler dans les Émirats, au Colorado ; tout un cirque à convoyer par avion. Le triathlon -sport à l'origine plutôt vertueux- s'exporte sous toutes les latitudes. Et tout à l'avenant : chauffages et climatisations marchent à plein tube dans salles et gymnases ; des éclairages pharaoniques éclairent tous les compétiteurs, jusqu'au skieurs ; on produit de la neige ou de la glace dans des pays où il fait 40°...
    Par pudeur je ne parlerai pas des sports mécaniques, je me ferais trop d'amis.
    Alors, amis sportifs, dites-vous bien que vous aussi vous devez faire un geste pour la planète. Rugbymen, revenez à la soule diurne ; gymnastes, mettez un bon chandail en hiver et transpirez votre soûl en été ; cyclistes, oubliez les Emirats et prenez votre vélo pour aller acheter vos radis.
 Sportifs de tout poil, rappelez-vous que pendant des siècles il n'y eut, de pratiqué la nuit, que le sport en chambre...

vendredi 22 février 2019

LE DENIER DU CUCUL

    Une de mes soeurs, et quelques bons amis, ont été agressés récemment par un pirate informatique qui tentait une extorsion de 400 à 500 euros, au motif qu'ils s'octroyaient un petit plaisir devant leur écran tout en zyeutant un film dard et d'essais, dans lesquels les dialogues sont optionnels et la vaseline obligatoire. Jusqu'à ce que je reçoive moi-même un courriel de ce type, je vous propose une réponse type qui vous permettra de répondre à ce coupe-bourses* moderne, si tant est que vous teniez à lui répondre.

    "Monsieur l'extorqueur de fonds -puisque telle est votre profession- vous menacez de révéler à tout un chacun mes turpitudes domestiques : la belle affaire ! Vous me dites que vous avez filmé mes ébats avec moi-même au moyen de ma webcam et que vous vous apprêtez, en cas de non-paiement de ce denier du cul, à diffuser à mes proches les images ignominieuses. Cornegidouille ! Outre que je ne possède pas de ouèbcame, voilà belle lurette que mes parents et amis ne se font plus guère d'illusions sur mon érotomanie dégénérative. Alors, peu me chaut...
    Sachez, jeune paltoquet, que je ne pratiquerai la manustupration qu'une fois devenu ermite dans le désert du Néguev. Dans l'état actuel des choses je préfère qu'une personne du sexe féminin me rende ce menu service, en tout bien et tout honneur évidemment.
    Ceci dit, et vu mon grand âge, il ferait beau voir que j'allasse demander à quiconque la permission de me visionner un petit film de bons et de cites ; d'autant que cela me coûterait bien moins cher qu'une boîte de viagra, avec un résultat similaire. Quant à l'onanisme, je vous en laisse l'usage bien volontiers ; pour ma part, je vous conseillerais d'aller vous faire voir chez les Grecs ou d'aller au Diable pour lui demander si mes polissonneries me vaudront un séjour dans son antre.
    Je suis au regret de vous dire qu'à votre injonction point n'obtempèrerai. C'est un bien vilain métier que le vôtre, qui vous rapproche du camembert puisque, comme lui, vous vous êtes fait hackeur. Dieu me préserve de jamais rencontrer votre gueule d'empeigne !"


*Ou tire-laine, c'est comme vous voulez.