Je lisais dans JEUNE AFRIQUE un article sur le Rwanda ; en illustration du texte une photo, non pas des fameuses vertes collines mais un cliché urbain, de Kigali sans doute.
N'étaient les habitants, tous noirs, on pourrait être dans une rue de Levallois-Perret, de Francfort ou d'Oulan-Bator : le même mobilier urbain, les mêmes immeubles de verre et de béton. Et je me dis que "Ils" sont en train de réussir la mondialisation de l'architecture. L'ennui monte déjà par bouffées...
Pourquoi ne pas ouvrir le monde à l'architecture organique chère au talentueux belge Philippe Samyn ?
Autrement, le pays qui oserait l'effronterie d'un urbanisme relocalisé et historique -pourquoi pas la France ?- serait sûr, d'ici quelques années, de gagner le jackpot touristique, lorsque tous les voyageurs-touristes, épuisés de l'uniformité, se rueront sur les rares lieux encore "différents".
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
mardi 9 septembre 2014
samedi 6 septembre 2014
PAILLETTES
Il a consommé un amour périmé : il est mort de botulisme érotique.
*
Jeune maîtresse d'un vieil écrivain : avaloir des à-valoir.
*
Vous ne supportez pas vos voisins : tant pis pour vous. Vous n'aviez qu'à faire comme les Dassault, vous acheter une villa dans un domaine boisé de 850 hectares (à Coignières dans les Yvelines).
*
Nous ne sommes pas les propriétaires de la Terre, seulement les usufruitiers, aujourd'hui sans doute les héritiers illégitimes.
*
Veille, arbre, vieil érable vénérable,
Vieillard au râble puissant, puisant dans le sable
Et le sol arable ta substance, nous rappelant
Que le seul impondérable, c'est le temps.
*
Je suis plutôt pessimiste quant à la survie de l'optimisme.
*
Jeune maîtresse d'un vieil écrivain : avaloir des à-valoir.
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Vous ne supportez pas vos voisins : tant pis pour vous. Vous n'aviez qu'à faire comme les Dassault, vous acheter une villa dans un domaine boisé de 850 hectares (à Coignières dans les Yvelines).
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Nous ne sommes pas les propriétaires de la Terre, seulement les usufruitiers, aujourd'hui sans doute les héritiers illégitimes.
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Veille, arbre, vieil érable vénérable,
Vieillard au râble puissant, puisant dans le sable
Et le sol arable ta substance, nous rappelant
Que le seul impondérable, c'est le temps.
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Je suis plutôt pessimiste quant à la survie de l'optimisme.
SMVD
Aujourd'hui j'ai envie de me vautrer dans ma crasse intellectuelle avec une modeste proposition, comme aurait dit ce bon vieux Swift.
Je ne peux pas croire qu'avec toutes ces fines pointures de la statistique et de la finance, avec tous ces ordinateurs qui peuvent calculer au demi-décibel près le bruit d'un pet de mouche sur l'Annapurna, on ne puisse fixer le salaire minimum pour un vie décente (c'est à dire sans en baver en fin de mois).
Je ne parle pas du SMIC dont on sait depuis belle lurette qu'il permet à peine de survivre, non, je pense à un revenu qui permettrait de se loger, de se nourrir, de s'habiller et de se déplacer sans sueurs froides à la première dépense imprévue.
Il va de soi que le SMVD (Salaire Minimum Vie Décente) serait à moduler selon la composition du foyer et à réévaluer régulièrement.
Je proposerai même que, pour trouver l'argent nécessaire à l'établissement du SMVD, on rabote les plus hauts revenus, à concurrence de la somme nécessaire qui sera imputée de façon directe (en quelque sorte l'imputation avant l'amputation).
Mon amical souvenir à mes amis footballeurs qui n'ont pas que le sport, de haut niveau...
Alors? J'ai encore écrit une connerie. Super, encore une bonne journée.
Je ne peux pas croire qu'avec toutes ces fines pointures de la statistique et de la finance, avec tous ces ordinateurs qui peuvent calculer au demi-décibel près le bruit d'un pet de mouche sur l'Annapurna, on ne puisse fixer le salaire minimum pour un vie décente (c'est à dire sans en baver en fin de mois).
Je ne parle pas du SMIC dont on sait depuis belle lurette qu'il permet à peine de survivre, non, je pense à un revenu qui permettrait de se loger, de se nourrir, de s'habiller et de se déplacer sans sueurs froides à la première dépense imprévue.
Il va de soi que le SMVD (Salaire Minimum Vie Décente) serait à moduler selon la composition du foyer et à réévaluer régulièrement.
Je proposerai même que, pour trouver l'argent nécessaire à l'établissement du SMVD, on rabote les plus hauts revenus, à concurrence de la somme nécessaire qui sera imputée de façon directe (en quelque sorte l'imputation avant l'amputation).
Mon amical souvenir à mes amis footballeurs qui n'ont pas que le sport, de haut niveau...
Alors? J'ai encore écrit une connerie. Super, encore une bonne journée.
vendredi 29 août 2014
AÏE CE BEUH QU'ÊTES CHAT LANGE
Avertissement : les inventeurs de cette manifestation qui s'impliquent contre la maladie de Charcot ne sont pas l'objet de cet article.
Amis cons (et je sais que vous êtes nombreux), vu que vous me semblez d'humeur espiègle et joueuse, voire badine, n'écoutant que mon empathie -et non ma pitié qui est de l'empathie empâtée- je me suis essoré le bulbe en première pression à froid pour trouver quelques activités récréatives qui vous redonneront goût à la vie dès que vous vous serez lassés de vous balancer des seaux d'eau glacée sur la couenne.
Ainsi donc, et je vous demande de croire à mon plus total sérieux, je vous suggère les folâtreries suivantes :
jet d'un seau de votre propre merde (voir le petit côté écolo-pédagogique ou rétro-scatologique)
jet d'un sac poubelle de bloc opératoire (obtention possible du look médecin de guerre)
jet d'un marteau de boucher (en vue d'un effet boeuf)
jet d'un seau de livres (occasion pour certains de toucher des bouquins une fois dans leur vie)
jet d'un seau de slips (chacun reconnaîtra les siens)
jet d'une boule de jeu à la lyonnaise (ça fera deux boules creuses)
jet d'un quolibet (occasion pour certains d'apprendre un mot nouveau)
jet d'un bilboquet (celui-là, c'est juste pour le fun avec quolibet)
jet d'un con (un con sur un con = 1- des cons gelés 2- des cons potes (deux pommes) 3-des cons sidérés).
Vous aurez noté : c'est la rentrée, j'ai le jeu de mots pâteux, je ne me suis pas bien réveillé de mes vacances.
Et la prochaine fois que vous voyez un glaçon dites-lui que mon pastis l'attend. Allez, je prends mon morey et je me casse.
Amis cons (et je sais que vous êtes nombreux), vu que vous me semblez d'humeur espiègle et joueuse, voire badine, n'écoutant que mon empathie -et non ma pitié qui est de l'empathie empâtée- je me suis essoré le bulbe en première pression à froid pour trouver quelques activités récréatives qui vous redonneront goût à la vie dès que vous vous serez lassés de vous balancer des seaux d'eau glacée sur la couenne.
Ainsi donc, et je vous demande de croire à mon plus total sérieux, je vous suggère les folâtreries suivantes :
jet d'un seau de votre propre merde (voir le petit côté écolo-pédagogique ou rétro-scatologique)
jet d'un sac poubelle de bloc opératoire (obtention possible du look médecin de guerre)
jet d'un marteau de boucher (en vue d'un effet boeuf)
jet d'un seau de livres (occasion pour certains de toucher des bouquins une fois dans leur vie)
jet d'un seau de slips (chacun reconnaîtra les siens)
jet d'une boule de jeu à la lyonnaise (ça fera deux boules creuses)
jet d'un quolibet (occasion pour certains d'apprendre un mot nouveau)
jet d'un bilboquet (celui-là, c'est juste pour le fun avec quolibet)
jet d'un con (un con sur un con = 1- des cons gelés 2- des cons potes (deux pommes) 3-des cons sidérés).
Vous aurez noté : c'est la rentrée, j'ai le jeu de mots pâteux, je ne me suis pas bien réveillé de mes vacances.
Et la prochaine fois que vous voyez un glaçon dites-lui que mon pastis l'attend. Allez, je prends mon morey et je me casse.
mardi 26 août 2014
RETOUR DE CONGE ET REFLUX GASTRIQUE
Ah quel plaisir de retrouver mon cher petit blog ! Quand je pense à toutes ces indignations, ces ires et ces imprécations dont je n'ai pu me débonder pendant un mois et demi de vacances, j'en tremble encore.
Au chapitre gentillesse, merci à tous les humains que j'ai rencontrés, ici et là, et qui m'ont donné envie de croire encore à l'humanité.
Au chapitre humeur, il faut que je vous parle de mon indigestion de l'été. J'avais déjà eu quelques symptômes en 2012 et 2013 (lourdeurs gastriques avec renvois aigres afférents) mais cette année je suis parvenu à la nausée, avec promesse de vomissure pour 2015.
Vous vous demandez de quoi je vous parle et vous avez raison ; alors accouchons... Vous avez bien remarqué, vous aussi, cette mode qui fait fureur, ce nouveau must de l'élégance urbaine, cette touche de goût dans le paysage : le hangar. Si un mot plus approprié existe pour désigner ces édifices, faites-le moi savoir.
Du plus charmant village aux plus élégantes de nos cités, en passant par quelques charmants et rustiques vallons, les hangars commerciaux et artisanaux poussent comme des girolles après une pluie d'été. Rouge cerise, jaune canari, fuchsias ou verdâtres, ils rentabilisent des espaces jusque-là stupidement abandonnés à des activités agricoles dont on cherchait en vain l'utilité.
Voilà ce que j'appelle de la décoration : au lieu de la laideur d'une prairie semée de fleurs, d'un bosquet verdoyant ou de quelque chêne vénérable, la beauté de murs en tôles aux fins coloris, agrémentés de quelque enseigne à l'élégance discrète !
Il y a belle lurette, d'aucuns éditaient des livres tels que La France des abbayes, des châteaux ou des cathédrales. Futurs Mérimée(s), j'attends vos opus : La France des hangars, des casemates et des baraquements. Je m'en régale d'avance.
Au chapitre gentillesse, merci à tous les humains que j'ai rencontrés, ici et là, et qui m'ont donné envie de croire encore à l'humanité.
Au chapitre humeur, il faut que je vous parle de mon indigestion de l'été. J'avais déjà eu quelques symptômes en 2012 et 2013 (lourdeurs gastriques avec renvois aigres afférents) mais cette année je suis parvenu à la nausée, avec promesse de vomissure pour 2015.
Vous vous demandez de quoi je vous parle et vous avez raison ; alors accouchons... Vous avez bien remarqué, vous aussi, cette mode qui fait fureur, ce nouveau must de l'élégance urbaine, cette touche de goût dans le paysage : le hangar. Si un mot plus approprié existe pour désigner ces édifices, faites-le moi savoir.
Du plus charmant village aux plus élégantes de nos cités, en passant par quelques charmants et rustiques vallons, les hangars commerciaux et artisanaux poussent comme des girolles après une pluie d'été. Rouge cerise, jaune canari, fuchsias ou verdâtres, ils rentabilisent des espaces jusque-là stupidement abandonnés à des activités agricoles dont on cherchait en vain l'utilité.
Voilà ce que j'appelle de la décoration : au lieu de la laideur d'une prairie semée de fleurs, d'un bosquet verdoyant ou de quelque chêne vénérable, la beauté de murs en tôles aux fins coloris, agrémentés de quelque enseigne à l'élégance discrète !
Il y a belle lurette, d'aucuns éditaient des livres tels que La France des abbayes, des châteaux ou des cathédrales. Futurs Mérimée(s), j'attends vos opus : La France des hangars, des casemates et des baraquements. Je m'en régale d'avance.
jeudi 26 juin 2014
PEPITES
Un eunuque idiot est donc concentrique autant qu'un pétomane prétentieux est analphabète.
*
Que celui qui n'a jamais cédé à la volupté d'écrire une connerie me jette le premier anathème.
*
Une autre volupté crapuleuse : rire d'un patronyme cocasse. Par exemple, prononcé à la française, monsieur Jude Burn (authentique). Voilà qui me rappelle une de mes collègues -assez prude il faut dire- laquelle, à la suite de nos conseils réitérés, avait fini par demander à son pharmacien du sirop de cordum, dont nous lui avions vanté les vertus tonifiantes.
*
Les villes ont été longtemps un havre face à la sauvagerie du monde ; aujourd'hui les lieux (plus ou moins) sauvages constituent le dernier refuge pour échapper à la barbarie des villes.
*
lundi 23 juin 2014
ARCHI : L'ART CHIE
Jésumarijosef, je pédalais nonchalamment, jetant un oeil distrait -mais pas trop- aux jolies femmes estivalement vêtues, quand un panneau m'interpella : "Prochainement ici Les Jardins d'Ithaque". Et, alors que mon esprit voguait déjà vers Homère, mes yeux descendirent jusqu'à la représentation du projet : derrière trois arbrisseaux, un rectangle de béton, égayé de blanc et de marron, orné de balcons pleins qui sont à l'architecture ce que les poches sous les yeux sont pour les acteurs quinquagénaires.
La violence du décalage entre la légende et le dessin était telle que j'entrai dans une phase de fulmination ; parlant tout seul sur mon vélo -ce qui m'arrive de plus en plus souvent- je me complus à dire tout le mal que je pense du Bauhaus (et surtout de ses épigones) ainsi que de Le Corbusier et les architectes brutalistes qui ont précipité l'esthétique de nos villes vers le degré zéro de la séduction. Moi qui, pour la période moderne, suis un amoureux de l'architecture organique, de Franck Lloyd Wright et autres Gaudi ou Boffill, toutes ces copies consternantes de bâtiments qui étaient novateurs dans les années 30 me font entrer dans un état de rage.
Car rien n'égale la beauté d'un corps féminin, la naissance d'une poitrine, l'épanouissement d'une croupe, la tendresse d'une épaule, la fine cambrure d'un pied ; or, plus une courbe dans la construction standard contemporaine ; de l'angle, du carré, du pointu ! Outre sa dimension humaine, l'architecture a perdu sa part féminine, préférant le massif et le viril à la volupté. Et qu'y a-t-il de plus phallique que ces immeubles-tours des quartiers d'affaires ? Autant d'endroits où je n'aurai pas envie de me nicher.
Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
La violence du décalage entre la légende et le dessin était telle que j'entrai dans une phase de fulmination ; parlant tout seul sur mon vélo -ce qui m'arrive de plus en plus souvent- je me complus à dire tout le mal que je pense du Bauhaus (et surtout de ses épigones) ainsi que de Le Corbusier et les architectes brutalistes qui ont précipité l'esthétique de nos villes vers le degré zéro de la séduction. Moi qui, pour la période moderne, suis un amoureux de l'architecture organique, de Franck Lloyd Wright et autres Gaudi ou Boffill, toutes ces copies consternantes de bâtiments qui étaient novateurs dans les années 30 me font entrer dans un état de rage.
Car rien n'égale la beauté d'un corps féminin, la naissance d'une poitrine, l'épanouissement d'une croupe, la tendresse d'une épaule, la fine cambrure d'un pied ; or, plus une courbe dans la construction standard contemporaine ; de l'angle, du carré, du pointu ! Outre sa dimension humaine, l'architecture a perdu sa part féminine, préférant le massif et le viril à la volupté. Et qu'y a-t-il de plus phallique que ces immeubles-tours des quartiers d'affaires ? Autant d'endroits où je n'aurai pas envie de me nicher.
Allez, je prends mon morey et je me casse. DMOS
samedi 14 juin 2014
SALE ERE
Ces temps-ci, au cours de mes nuits les plus agitées, l'image de Pascal Lamy, homme de gauche qui émarge péniblement à 26 000 euros mensuels, vient me hanter ; de sa bouche jaillissent les mots obsédants du 2 avril, de sinistre mémoire : " ...je pense qu'il faut, à ce niveau de chômage, aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au smic."
Mon rêve se mue en cauchemar à l'instant où le visage du docte politique, devenu caoutchouteux, prend l'apparence de celui de madame Thatcher. Alors je crie dans mon sommeil que je connais l'origine du mal : " le problème c'est que les travailleurs veulent être payés ! Et pourquoi pas des congés (La dame de Fer me sourit, hideusement, mais elle me sourit) ?!"
Et je continue à vociférer : " tous ces gens qui ont le culot de réclamer un salaire, bûcherons, mineurs, paysans, égoutiers, pêcheurs, maçons,... On ne devrait rétribuer que les personnes vraiment productives comme les traders, les consultants, les coachs, les conseillers politiques,..."
A cet instant de mon songe, misses Thatcher, percevant l'ironie de mon propos, m'écrase la gueule avec une de ses rangers -car elle en porte- et je me réveille en nage, haletant et décomposé.
Ma terreur : une nuit, au moment du coup de pompe de Maggie -jeu de mots à deux balles-, ne plus arriver à me réveiller.
Mon rêve se mue en cauchemar à l'instant où le visage du docte politique, devenu caoutchouteux, prend l'apparence de celui de madame Thatcher. Alors je crie dans mon sommeil que je connais l'origine du mal : " le problème c'est que les travailleurs veulent être payés ! Et pourquoi pas des congés (La dame de Fer me sourit, hideusement, mais elle me sourit) ?!"
Et je continue à vociférer : " tous ces gens qui ont le culot de réclamer un salaire, bûcherons, mineurs, paysans, égoutiers, pêcheurs, maçons,... On ne devrait rétribuer que les personnes vraiment productives comme les traders, les consultants, les coachs, les conseillers politiques,..."
A cet instant de mon songe, misses Thatcher, percevant l'ironie de mon propos, m'écrase la gueule avec une de ses rangers -car elle en porte- et je me réveille en nage, haletant et décomposé.
Ma terreur : une nuit, au moment du coup de pompe de Maggie -jeu de mots à deux balles-, ne plus arriver à me réveiller.
mercredi 4 juin 2014
POUSSIERES
Les visions de nature qui me dépriment à mort : une forêt après un incendie, le lit à sec d'un ruisseau, un beau paysage bousillé par des constructions. J'aurais une corde, je me pendrais... enfin, après réflexion.
*
Une vision terrifiante, et authentique : un ado en visite au zoo de Vincennes -l'entrée à 22 euros- daigne lâcher sa "play" pour jeter un oeil morne et fugace sur des singes. Une comparaison malséante me brûle les lèvres.
*
Quelques visions qui m'enchantent : le sourire modeste de Pierre Rabhi alors qu'il vient d'expédier, face aux caméras, un scud existentiel à la face du monde ; un bouquetin qui se promène et sautille sur une paroi qui me demanderait pieds, mains, et efforts ; le sourire des gens honnêtes et francs ; le saucisson de Lyon cuit à la vapeur par Denise, ma deuxième maman.
*
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Une vision terrifiante, et authentique : un ado en visite au zoo de Vincennes -l'entrée à 22 euros- daigne lâcher sa "play" pour jeter un oeil morne et fugace sur des singes. Une comparaison malséante me brûle les lèvres.
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Quelques visions qui m'enchantent : le sourire modeste de Pierre Rabhi alors qu'il vient d'expédier, face aux caméras, un scud existentiel à la face du monde ; un bouquetin qui se promène et sautille sur une paroi qui me demanderait pieds, mains, et efforts ; le sourire des gens honnêtes et francs ; le saucisson de Lyon cuit à la vapeur par Denise, ma deuxième maman.
*
RDP
Je ne parviens pas à comprendre pourquoi tout progrès devrait s'accompagner d'une rançon ; en gros, pourquoi une bouchée prometteuse contiendrait automatiquement un os plus ou moins hostile.
Cette idée de "rançon du progrès" ne cache-t-elle pas un faux résultat, ou la certitude d'un dévoiement inévitable ? Ainsi, la voiture permet de parcourir en trois minutes ce qui demandait naguère un quart d'heure à pied ; du coup, on a envisagé d'habiter beaucoup plus loin de son travail ; résultat : le plombier parisien qui gagnait en sifflotant son atelier en quinze minutes à pinces perd une heure et demie pour atteindre, au moyen de son automobile, le même endroit, à partir de sa lointaine banlieue.
Nageant avec délectation dans mon idiotie je me dis que la création d'un robot qui remplace cent personnes pour ne donner du travail qu'à dix ne constitue pas un progrès. Ou alors, il faut changer de mot.
Qui définit la notion de progrès ? Qui sont ces gens qui savent mieux que nous ce que nous désirons, qui savent mieux que nous le monde que nous voulons.
Et si je ne veux pas qu'au nom du progrès on transforme les abords de ma petite ville ou de mon village en zones de hangars et de parkings, belles comme un furoncle sur la joue de... (selon votre tranche d'âge)
1 Ava Gardner
2 Brigitte Bardot
3 Catherine Zeta-Jones
4 Megan Fox.
La microchirurgie, oui, le robot-plombier, non !
Cette idée de "rançon du progrès" ne cache-t-elle pas un faux résultat, ou la certitude d'un dévoiement inévitable ? Ainsi, la voiture permet de parcourir en trois minutes ce qui demandait naguère un quart d'heure à pied ; du coup, on a envisagé d'habiter beaucoup plus loin de son travail ; résultat : le plombier parisien qui gagnait en sifflotant son atelier en quinze minutes à pinces perd une heure et demie pour atteindre, au moyen de son automobile, le même endroit, à partir de sa lointaine banlieue.
Nageant avec délectation dans mon idiotie je me dis que la création d'un robot qui remplace cent personnes pour ne donner du travail qu'à dix ne constitue pas un progrès. Ou alors, il faut changer de mot.
Qui définit la notion de progrès ? Qui sont ces gens qui savent mieux que nous ce que nous désirons, qui savent mieux que nous le monde que nous voulons.
Et si je ne veux pas qu'au nom du progrès on transforme les abords de ma petite ville ou de mon village en zones de hangars et de parkings, belles comme un furoncle sur la joue de... (selon votre tranche d'âge)
1 Ava Gardner
2 Brigitte Bardot
3 Catherine Zeta-Jones
4 Megan Fox.
La microchirurgie, oui, le robot-plombier, non !
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