Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.

vendredi 22 février 2019

LE DENIER DU CUL

    Une de mes soeurs, et quelques bons amis, ont été agressés récemment par un pirate informatique qui tentait une extorsion de 400 à 500 euros, au motif qu'ils s'octroyaient un petit plaisir devant leur écran tout en zyeutant un film dard et d'essais, dans lesquels les dialogues sont optionnels et la vaseline obligatoire. Jusqu'à ce que je reçoive moi-même un courriel de ce type, je vous propose une réponse type qui vous permettra de répondre à ce coupe-bourses* moderne, si tant est que vous teniez à lui répondre.

    "Monsieur l'extorqueur de fonds -puisque telle est votre profession- vous menacez de révéler à tout un chacun mes turpitudes domestiques : la belle affaire ! Vous me dites que vous avez filmé mes ébats avec moi-même au moyen de ma webcam et que vous vous apprêtez, en cas de non-paiement de ce denier du cul, à diffuser à mes proches les images ignominieuses. Cornegidouille ! Outre que je ne possède pas de ouèbcame, voilà belle lurette que mes parents et amis ne se font plus guère d'illusions sur mon érotomanie dégénérative. Alors, peu me chaut...
    Sachez, jeune paltoquet, que je ne pratiquerai la manustupration qu'une fois devenu ermite dans le désert du Néguev. Dans l'état actuel des choses je préfère qu'une personne du sexe féminin me rende ce menu service, en tout bien et tout honneur évidemment.
    Ceci dit, et vu mon grand âge, il ferait beau voir que j'allasse demander à quiconque la permission de me visionner un petit film de bons et de cites ; d'autant que cela me coûterait bien moins cher qu'une boîte de viagra, avec un résultat similaire. Quant à l'onanisme, je vous en laisse l'usage bien volontiers ; pour ma part, je vous conseillerais d'aller vous faire voir chez les Grecs ou d'aller au Diable pour lui demander si mes polissonneries me vaudront un séjour dans son antre.
    Je suis au regret de vous dire qu'à votre injonction point n'obtempèrerai. C'est un bien vilain métier que le vôtre, qui vous rapproche du camembert puisque, comme lui, vous vous êtes fait hackeur. Dieu me préserve de jamais rencontrer votre gueule d'empeigne !"


*Ou tire-laine, c'est comme vous voulez.

jeudi 24 janvier 2019

BILLET DU RÉAC EN CHEF

    Protestations de gilets jaunes, de militants écolos, de femmes indignées... Comment peut-on être si aveugle à la perfection de ce monde ?
   "... nous mettons l'accent sur les questions environnementales..." a dit le président du forum de Davos : que vous faut-il de plus, vils sceptiques ? Et ne venez pas me chauffer les oreilles avec les 15 000 vols en jets privés nécessaires pour amener tous ces militants presque verts, ou les norias d'hélicoptères de l'aéroport vers le lieu de réunion, un joli bâtiment édifié pour la modique somme de 28 millions de francs suisses ! Dieu, comme le mauvais esprit sévit dans la patrie de Voltaire, alors qu'un Bolsonaro déclare que "l'environnement et les efforts de développement doivent avancer la main dans la main" ; on en verserait presque une petite larme.
    Certains vont jusqu'à se plaindre d'inégalités sociales : billevesées ! Quelle bassesse de s'indigner des démêlés d'une brave femme comme la veuve de M. Daniel Wildenstein (modeste marchand d'art) qui, quasi grugée de moult millions par ses beaux-fils indignes, a dû se résoudre à refuser un appartement de 500 m2 à Paris et une rente annuelle de 400 000 euros par an ; une aumône, une humiliation...

     Que reprocher à un monde où des chaînes de télévision nous offrent l'édifiant spectacle de jeunes béotiens qui étalent leurs pseudo amourettes équipés de sandales, short et débardeur, baisenville* en bandoulière, avec la pertinence d'un bidochon et le vocabulaire d'un australopithèque ? Le dernier raffinement de ce type d'émissions nous expose les affres prémaritales de couples anencéphales,  ô merveille ! Ne voilà-t-il pas un condensé de justesse psychologique et de subtilité sentimentale ?
    Que voulez-vous de plus ? JE VOUS LE DEMANDE. Un monde où les humains cultiveraient tous leur jardin et aimeraient les arbres ? Un monde où les richesses seraient réparties avec modération et  bienveillance ? Un monde où les émissions de téléréalité récompenseraient l'empathie, l'intelligence et les gestes environnementaux ? Foutaises. Vous ne méritez même pas un tweet de M. Trump...



*Réticule ridicule dans lequel ils transportent leur viatique.

Nota bene : Je ne peux plus rien pour ceux qui prendraient ce billet au premier degré. Pour les autres, une réflexion  : Quand j'entends parler de "théorie du ruissellement", je pense toujours à ce proverbe brésilien qui dit que "le jour où il pleuvra de la soupe, les riches auront des cuillers et les pauvres des fourchettes".

mardi 22 janvier 2019

OPÉRATION CHIENDENTS

    Chers petits vampires lecteurs, aujourd'hui, changement de registre : ce billet a pour vocation de vous expliquer la minceur de mon blog en ce début d'année.
    Depuis deux ans je fais mijoter un livre, L'écologie décomplexée, et depuis le dernier été je bâtis, non sans difficultés, un projet comme on en monte un dans une vie, L'opération Chiendents. L'ambition est folle, la gratuité totale et la réussite aléatoire, mais l'essentiel de mon énergie va à ce projet ; du coup, je néglige mon blog. J'ai l'impression d'être un chasseur, parti avec sa canne à pêche, qui voit passer du gibier comme jamais : je laisse passer les grives de l'actualité en rongeant mon frein, mais il n'est pas question que j'abandonne ma partie de pêche.
    Bien entendu, au démarrage du projet j'étancherai votre soif de savoir, chers petits vampires et vous pourrez enfin constater que je ne fais pas qu'écrire des conneries, j'en fais !

    Ce nonobstant, impossible de vous quitter sans vous offrir deux perles, récoltées dans une radio pourtant de bonne tenue : la première, dans le cadre d'une publicité où une "agente funéraire", vantant les mérites de son entreprise thanatophile, déclare "Je prends le temps qu'ils ont besoin..."
    Adieu, syntaxe ! La mâchoire m'en est tombée, ce qui a gravement perturbé la mastication de mon toast-fromage matutinal. Puis je me suis complu dans un ricanement somme toute mesquin, mais compréhensible chez un ancien professeur de Lettres.
    L'autre perle, respectant la loi des séries, est arrivée peu après du P.C. routier de Rosny-sous-bois : une voix féminine a annoncé "un carambolage est en cours..." et illico, nouveau ricanement incontrôlé de moi-même et, non content de me laisser aller à ma mesquinerie intellectuelle, je me suis fait un film à l'américaine avec voitures en vrille au ralenti et empilements de tôles froissées.
    ...Avant de regretter ma petitesse et de la noyer dans le fond de mon bol de thé en avalant ma dernière bouchée de toast-miel.

samedi 5 janvier 2019

PREMIERES BREVES

    Cinq janvier 2019 : il est temps que je fasse l'ouverture de la chasse... aux conneries terrestres, d'autant que la saison est prometteuse tant le gibier est abondant.


    Auchan va expérimenter un magasin sans caisses ni employés : à nous de soutenir cette courageuse innovation en en faisant le premier hypermarché sans clients. Quitte à ne plus avoir d'humains... autant aller au bout de la logique ultralibérale.

    Il y a quelques années je me suis fait remarquer -hélas si peu- en inventant le syndrome du dodo-nauru* ; je suis au regret de vous dire que ce qui pouvait passer pour une fantaisie intellectuelle est quotidiennement corroboré par l'actualité. Ainsi les Japonais nous fournissent deux exemples de notre propension à "dévorer" toutes les ressources de la planète : primo, ils s'apprêtent à repartir à la chasse à la baleine, vous savez ce gros machin qui se goinfre du krill dont on pourrait faire de la pâtée pour chien !  Deuxième exemple édifiant : à Tokyo un thon rouge vient d'être vendu à 10 000 euros le kilo (petit problème d'arithmétique amusante : soit un thon de 278 kilos vendu à dix mille euros le kg : combien le timbré qui l'a acheté a-t-il déboursé ?)**  Croyez-moi, si un jour on vend le dernier couple de thons aux enchères, l'argent coulera à flots et les acquéreurs ne se poseront pas la question de savoir s'il aurait mieux valu les faire se reproduire.

    Enfin, je ne peux terminer cette première parution sans vous parler de la dernière facétie de M. Ribéry, footballeur professionnel de son état. L'évènement se déroule à Dubaï, lieu où règne le sens de la mesure et l'amour de l'écologie (malgré une température moyenne de 27° et une quasi absence de pluie, on y trouve une piste de ski et plusieurs golfs !). En ce lieu, donc, notre quidam a bouloté une entrecôte couverte d'or pour la modique somme de 1200 euros. Dire que ces braves gilets jaunes se battent pour un meilleur pouvoir d'achat : je vous le dis, les gars, allez à Dubaï et vous vous taperez des beurgueurs à huit carats !

*Pour vous rafraichir la mémoire tapez cette expression sur votre moteur de recherche.
**Et oui, 2,7 millions d'euros ; ça va faire cher le sashimi.

mardi 25 décembre 2018

FRANGLOUICHE

    Le jour de Noël on s'attendrait à ce que je bavasse un peu sur le gros barbu en rouge et blanc, ou sur le ravi de la crèche, au plus mal que je me laisse aller à quelques jeux de mots navrants mais de circonstance, disons quelques à-peu-près sur les (t)rois mages... le Balthazar de l'Hôtel de ville, Melchior dans l'eau de la piscine, Gaspard c'est que du vent. Mais je ne mangerai pas de ce pain-là.
    La journée d'hier a fourni matière à mes indignations périodiques car, en l'espace de quelques heures, ma franchouillardise congénitale a été mise à rude épreuve par des médias félons !

    Pourtant ce lundi avait bien commencé : soleil radieux, temps doux, frigo plein (dinde, boudins blancs et bûche au garde à vous) et même visite, au jardin, d'un rossignol familier. Las, à l'approche de midi, un animateur radio consensuel quoique traître à sa langue (M. N...i)  m'expédia en pleine face ses anglichonneries palilaliques : pitch, cast et autre screenplay.  Mon humeur en fut aussitôt altérée.
    Un peu plus tard, cédant à la douce torpeur post-prandiale, je regardais d'un oeil mi-clos des athlètes glissant sur la poudreuse, lorsque, la chaîne l'Équipe cédant à l'ignominie, une journaliste parla de la changing room, les sportifs ne pouvant se changer dans un trop prosaïque vestiaire. Ma sieste, gâtée, devenait un petit four sur canapé...
    Conservant -malgré mes poils blancs et mes rides vénérables- un fond de fraîcheur, je crus naïvement que j'en serais quitte quant à tout ce franglouiche qui inonde l'univers, même s'il n'est pas jusqu'au plus modeste boutiquier qui ne cède au snobisme de l'anglo-saxon.
    Ah, le béotien que je suis ! Effectuant quelques recherches sur cet appareil démoniaque que l'on nomme ordinateur (je ne détestais pas computeur), je reçus, peu avant le souper, l'estocade, le coup d'arquebuse, la queue et son venin : un hasard suintant de malignité me mit sous les yeux une expression sibylline !
    Était-ce du chinois, du sanskrit, de l'afghan ?

 GÉNÉRATION DE LEADS

    Mais quel est donc cet animal ? Interrogée, la fameuse cafteuse Vicki Pedia me donna tout de go la réponse : en marketing (Dieu m'absolve pour ce mot), "détection des signaux d'intérêt émis par des clients potentiels".
    Foutre d'âne, les trissotins se reproduisent comme les lapins dans la garenne ! Pour coller au mot anglais, les cuistres ont traduit lead generation [détection de pistes] par génération de leads, enfantant d'un mot inepte dont ils doivent régaler leur jargon. Ils auraient pu en rester à la traduction littérale ou, au prix d'un bref effort, parler de désirs clients, voire -les acronymes faisant fureur- de DP, de DSIC, peut-être même de DSICP !

    Bien entendu, des expressions telles que indices d'achat, impulsions clients ou détections de ventes  sentent trop leur vieux temps et présentent un vice rédhibitoire : elles sont en FRANCAIS. Alors, foutriquets du frangliche, thuriféraire de l'anglichisme , je vous propose à titre gratuit (pardonnez-moi ce gros mot) DIAP, Détection d'Indices d'Achat Potentiels.
    Et, si vous me permettez ce doigt d'honneur : French is beautiful and gode save the gouine !

mercredi 19 décembre 2018

SIX JEANS, PING !

    Dans le club des hommes que je recevrais bien pour leur offrir une bière (dans le sens thanatologique du terme), il me faut ajouter le rassurant démocrate chinois, X.J.P., de source sûre dirigeant à perpète de la bientôt première puissance mondiale.
    Vous connaissez mon impavidité -qui me fit surnommer jadis burnes de fer*, et bien,  je dois vous l'avouer : j'ai les chocottes ! Je vois tous les businessmen et les dirigeants occidentaux en train de remuer la queue en attendant le beau nonos et je me liquéfie à l'idée des grands projets que tout ce brave monde va enfanter, au moment où la planète brûle.
    À dire vrai, tant que les riches pétaient dans la soie, je désapprouvais -certes- autant le luxe superfétatoire que le manque d'élégance sphinctérienne, mais lorsque j'envisage la route de la soie, revue et corrigée par l'ami X.J.P., j'ai la pétoche environnementale, une trouille verte, le trouyoyo écolo à -20°.
    Xi au sommet du monde, ça me file les grelots ; autant être honnête, je flippe ma race. Lorsque je vois comment ils ont arrangé leurs villes depuis l'an 2000 et qu'ils sont un milliard à chercher du taff , j'ai les miquettes, sévère.
    En résumé, je m'inquiète un tantinet sur ce que le futur premier pays du monde et son président potache vont faire de notre jolie petite Terre.

    Note à benner : Écrivant en France pour vingt lecteurs, je peux faire mon malin ; si je rédigeais ce même article à Beijing j'aurais les jambes en pâté de foie... et boirais mon dernier verre de saké en criant banzaï** !

*Et non burnes d'enfer.
**Ce qui n'est pas très chinois, je vous l'accorde.

lundi 17 décembre 2018

EN TROP AU LOGIS...

    N'écoutant que mon courage et mon intrépidité, je me suis immergé ce matin dans le monde du non-silence ; tel un anthropologue aux petits pieds je me suis enfoncé, une demi-heure durant, dans la jungle radiophonique d'une station commerciale.
    Le but de mon exploration ? Déterminer la population de publicités dans trente minutes d'antenne. Je sais, nul humain doué de raison ne se soumettrait à pareille épreuve, car on tremble à la seule pensée des séquelles d'un séjour dans la forêt Amazon-hyène. Ce nonobstant, au bout d'un laps de trente-deux minutes, j'ai coupé les dernières lianes médiatiques pour (à l'abri des attaques des féroces publicitos) compulser mon carnet d'explorateur.
    Résultat édifiant ! Pour six plages d'informations diverses, autant de coupures commerciales...
    Hormis la prestation d'un célèbre imitateur, pas une pastille journalistique qui ne dépasse 2/3 minutes ; au cas où l'auditeur serait pris d'un réflexe d'intelligence, quelques annonces se chargent de le ramener à son état de bétail acheteur. Évidemment, au bout de trois propositions de foie gras à prix cassé, de bourriches d'huitres sans (presque) bourse délier et de ballotins de chocolats Jeff Me Gruge,  il me vient une furieuse envie d'aller me réfugier sur le mont Sinaï, histoire de me faire cuire un oeuf sur une pierre, en plein cagnard.
    Dans un souci d'objectivité scientifique,  je me dois de préciser que, au milieu du fatras mercantile, j'ai pu repêcher une info qui me visait : en effet, le sieur Afflelou, roi des miros et des durs de la feuille, m'indiquait que, dès l'âge de soixante ans, tout quidam qui se respecte s'équipe d'une audioprothèse.   
    Voilà donc sept ans que je vis dans une parfaite inconséquence, folâtrant sans sonotone, guetté sournoisement par la congestion des cages à miel.
    Ceci considéré, je m'en tamponne (comme disait Lao-Tseu) et je ne suis pas près de prêter l'oreille aux sirènes de l'orthopédie auriculaire.

lundi 3 décembre 2018

AMÈRE AMÉRIQUE

    Pour parodier De Gaulle (et non pas deux goals, amis footballeurs aux shorts longs et aux idées courtes) je parlerai de l'Amérique outragée, l'Amérique brisée, l'Amérique martyrisée... car le continent américain est cruellement éprouvé.
    Après le faux imbécile Trump, voici le prometteur Bolsonaro ; après les Etats un peu désunis, le Brésil subit la foudre électorale et les écolos des deux nations n'auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer. Mauvais temps pour la planète : cette paire de délicieux poètes pourrait bien ridiculiser Attila, tant chacun de ces hommes exquis exprime pour la nature de sentiments délicats.
    Si j'avais un conseil à donner aux arbres (survivants) de l'Amazonie, ce serait de serrer les fesses. Quant aux indigènes, il ferait mieux de se trouver de bons avocats si, par chance, ils acceptent le troc en guise d'émolument.
    Mais ne faisons pas de mauvais esprit : la COP 24 va nous remettre tout cela d'aplomb puisqu'elle devrait permettre de pérenniser les décisions de la COP 21...
    Gageons que nous connaîtrons encore de bien belles COP et, plutôt que de les affubler d'un numéro, bien terne qualificatif, je propose de les thématiser : ROBOT COP, tenue au Japon par des androïdes politiques ; SEINS COP, laissée aux soins des Femen ; PÉRISSENT COP quand les carottes seront cuites et que les Trump et autres Bolsonaro, regarderont couler le monde comme le commandant Smith du haut de son Titanic.

mercredi 21 novembre 2018

UNE ANGLICHONNERIE DE PLUS

Ah, lààà ! On me titille, on m'escarmouche, on me cherche, on me provoque !

    Après une bonne séance d'escalade, j'étais zen comme une holothurie qui fait la sieste, lorsque, ventre saint gris ! une chaîne de radio -dont je ne citerai pas le nom par honte de ma pusillanimité et pour ne pas lui faire de publicité- diffusa trois annonces commerciales successives.
    Toutes employaient la même expression pour essayer de nous vendre leurs produits frelatés : black friday.
    Mon sang (tôt) ne fit qu'un tour : foin de ces anglichonneries dont les cuistres des ondes rebattent nos oreilles, mais ça, c'est la goutte qui fait déborder le vase, comme disent les incontinents.
    Je t'en mettrai, moi des black friday ; marchands du temple, vous pouvez compter que j'aille profiter de vos promos inouïes...
    Plutôt un bras d'honneur, oui.
    Je sais, l'ire m'égare, mais comment ne pas bouillir face à cette agression mercantile : après alloouinn ou comment déstocker quelques millions de bonbons, voici blaquefrailledé, le jour où vous allez faire l'affaire du siècle
    Que de questions me suggèrent ces crapoteuses sollicitations...
Si je paye un article au prix fort, je suis nase ?
Vu qu'il y a sans cesse des rabais, quel est le vrai prix de cet objet ?
Et si on faisait l'économie de la pub pour faire baisser le prix des articles ?
Quand arrêtera-t-on de nous prendre pour des couillons ?

    Moi, à part le 13, je ne connais pas de vendredi noir, sauf dans Robinson Crusoe.

vendredi 16 novembre 2018

AUX DÉLICES DE FESSEBOUQUE

    A l'époque où j'ai ouvert ma page FB je n'ai pas tardé à recevoir des invitations de jeunes femmes, bien de leur personne, en général célibataires quoique mères d'un(e) enfant adorable. Une fois l'écume des hameçonneurs du web éliminée, il restait quelques accortes damoiselles en mal de relations ; je préférais ignorer toute cette douleur si pudiquement suggérée.
   Une fois seulement, je me suis permis une réponse à ce type d'invitation : la jeune dame avait un nom qui m'amusait (Marie Lise Rentreboulet) et me faisait part d'une origine belge -peuple pour lequel je professe une coupable sympathie, de Louvain pour être exact, siège de la fameuse université catholique. Je lui envoyais donc un courriel des plus littéraires dans lequel je lui demandais pourquoi elle s'intéressait à un vieux phacochère tel que moi : je n'eus plus aucune nouvelle...
    Il y a presque deux ans je fus frappé par une nouvelle vague d'invitations qui émanait de jeunes filles à forte poitrine ; en général leur vêture mettait en valeur ces rondeurs bien placées et la plus remarquable de ces personnes m'adressa sa demande avec une photo où son haut de maillot deux pièces menaçait d'exploser sous la pression mammaire. Cerise sur le gâteau, un chihuahua se tenait entre ses deux globes, montrant les premiers signes d'un étouffement tétinoïdal.
    Après cet épisode poitrinaire une période de calme me fit croire que j'allais être définitivement tranquille. Béotien que j'étais ! Depuis huit jours je suis touché par une sympathique vague d'invitations  : des jeunes mousmés*, intégralement dévêtues, me sollicitent -pourquoi moi ??- et m'appâtent au moyen de photos où, dans le plus simple appareil, elles reçoivent en un endroit aussi obscur qu'intime l'hommage d'une fusée à tête chercheuse.
     Bien évidemment je laisse passer cette troisième onde, mais je commence à m'interroger sur la nature de la prochaine vague.


* Quoiqu'elles paraissent plutôt indonésiennes.