Chers petits vampires, vous pourriez penser que je suis un râlichonneur de première, moi qui suis doux et suave comme un rahat loukoum ; de même vous pourriez croire que je suis passéiste... Que nenni : je n'ai jamais idéalisé le passé. D'ailleurs, je n'aurais pas aimé vivre à des époques où la dénonciation d'un "bon voisin" vous expédiait dans les salles de torture de l'Inquisition ou de la gestapo, où la chirurgie pouvait se fournir au BHV, où les famines rendaient l'idée de cure amincissante aussi réelle qu'une baisse généralisée des impôts.
Mais il me semble être capable de trier dans le vieux temps ce qui était bon et que je vois se réduire comme peau de chagrin. Les paysages, la qualité globale de la nourriture, l'abondance de la vie animale, la dimension humaine des villes, un rythme de vie plus en rapport avec notre métabolisme.
Je n'ai jamais accepté la notion de rançon du progrès ; cette expression funeste couvre toutes les abominations, intellectuelles, sociales, environnementales.
Le dévoiement même du mot progrès mériterait un livre : en son nom... (suite demain, j'ai une urgence).
Nous voilà déjà demain, et aujourd'hui est devenu hier. Et après demain ce sera encore un aujourd'hui : j'en ai le vertige.
Bien entendu, j'ai perdu le fil de mes idées, mais ne croyez pas que je vais vous laisser tranquille, car ma petite personne est encore agitée de pensées multidirectionnelles.
Ainsi, je déplore en mon for intérieur cette propension humaine, aussi répandue dans l'Antiquité que de nos jours, à détruire, pour des motifs qui échappent souvent à mon entendement : les arbres aux bords des routes qui avancent une racine pour faire un croche-pied aux voitures, les serres d'Auteuil qui empiètent honteusement sur les courts de tennis, les requins qui ont la malencontreuse idée de vivre dans la mer et de becqueter des surfeurs,...
Je me souviens aussi de mes condisciples à la fac qui, outre l'invective de passéiste (j'avais entre 19 et 22 ans), me traitaient volontiers de malthusien. La première fois j'ai cru à un mauvais jeu de mots sur mon nom ; puis j'ai lu l'Essai sur le principe de population, dans lequel je ne me suis pas reconnu. Par la suite, à chaque fois qu'ils me décochaient cette flèche je jouais le benêt - je suis très bon dans ce registre- et je leur disais que je n'étais pas utilisateur de malt.
Ceci dit, et bien que le dogme du dynamisme démographique soit encore intouchable, l'humanité peut toujours hurler contre les dénatalistes, elle ne pourra pas faire l'économie de cette question de notre nombre dont les paradigmes sont autrement plus subtils et nombreux que ce que nous laissent entendre les égéries médiatiques.
Voilà, chers petits vampires, cet article en deux journées est certes un peu décousu mais au prix où vous l'avez payé, c'est donné. Pour demain je vous promets quelque chose de plus construit ; titre : FEMME, VOIS-LES !
Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.
jeudi 2 juillet 2015
mardi 30 juin 2015
MOUSTIQUUS PETBURNUS ?
Et bien oui, ils sont nécessaires... les trublions, les poils à gratter, les ennemis du prêt à penser, les détartreurs de tuyauterie sociale.
Les Besancenot, Bové, Cohn-Bendit, De Luca, Mélanchon, Rabhi, et en leur temps les Voltaire, Diderot, Zola, Camus, Dumont, Desproges, Coluche*...
Quelles que soient leur partialité, leur mauvaise foi ou leur part d'ombre éventuelles, même s'ils nous agacent ou nous indisposent, nous avons besoin d'eux. Car sans ces ludions de l'esprit l'air deviendrait irrrespirable. Nous serions bientôt asphyxiés par les gaz de l'ultra-libéralisme, les miasmes de l'écolo-scepticisme, les remugles politiques, les vapeurs insidieuses et toxiques de l'hypermercantilisme (là, vous avez le droit de m'allumer pour abus de mots en -isme).
Et si un jour cette race de moustiques s'éteint, si le monde n'est plus peuplé que de gentils indifférents, de consommateurs lobotomisés, de petits caporaux au garde à vous et d'hommes d'affaires à canines effilées, j'espère que j'aurai fait mes valises pour le voyage sans retour.
*J'y mêlerais bien la voix de femmes comme Éva Joly, Naomi Klein, Chantal Jouanno,...
Les Besancenot, Bové, Cohn-Bendit, De Luca, Mélanchon, Rabhi, et en leur temps les Voltaire, Diderot, Zola, Camus, Dumont, Desproges, Coluche*...
Quelles que soient leur partialité, leur mauvaise foi ou leur part d'ombre éventuelles, même s'ils nous agacent ou nous indisposent, nous avons besoin d'eux. Car sans ces ludions de l'esprit l'air deviendrait irrrespirable. Nous serions bientôt asphyxiés par les gaz de l'ultra-libéralisme, les miasmes de l'écolo-scepticisme, les remugles politiques, les vapeurs insidieuses et toxiques de l'hypermercantilisme (là, vous avez le droit de m'allumer pour abus de mots en -isme).
Et si un jour cette race de moustiques s'éteint, si le monde n'est plus peuplé que de gentils indifférents, de consommateurs lobotomisés, de petits caporaux au garde à vous et d'hommes d'affaires à canines effilées, j'espère que j'aurai fait mes valises pour le voyage sans retour.
*J'y mêlerais bien la voix de femmes comme Éva Joly, Naomi Klein, Chantal Jouanno,...
dimanche 28 juin 2015
SANS TITRE
Quarante-huit heures de silence, parce que ma dérision ne résiste pas à un certain degré d'ignominie. Il y a un point où l'incompréhension et la meurtrissure empêchent tout humour.
Je ne suis pas du style à relire régulièrement les grandes oeuvres du passé -je n'arrive déjà pas à lire le quart de ce que je voudrais- mais je ressens tout à coup l'envie de feuilleter Voltaire (que j'apprécie) et Diderot (que j'aime), histoire de me convaincre que la barbarie et l'intolérance sont inaccessibles à l'esprit d'un honnête homme.
L'aveuglement qui amène à couper des têtes pour des raisons religieuses me semblent relever de la même aberration que celle des foules nazifiées, et me fait autant horreur que l'inhumanité de l'inquisition.
Quel Dieu misérable pourrait commander le meurtre comme mode d'évangélisation ? Ou alors, s'agit-il de banditisme, de crapulerie, masqués en guerre sainte ?
Écoeurement.
Je ne suis pas du style à relire régulièrement les grandes oeuvres du passé -je n'arrive déjà pas à lire le quart de ce que je voudrais- mais je ressens tout à coup l'envie de feuilleter Voltaire (que j'apprécie) et Diderot (que j'aime), histoire de me convaincre que la barbarie et l'intolérance sont inaccessibles à l'esprit d'un honnête homme.
L'aveuglement qui amène à couper des têtes pour des raisons religieuses me semblent relever de la même aberration que celle des foules nazifiées, et me fait autant horreur que l'inhumanité de l'inquisition.
Quel Dieu misérable pourrait commander le meurtre comme mode d'évangélisation ? Ou alors, s'agit-il de banditisme, de crapulerie, masqués en guerre sainte ?
Écoeurement.
vendredi 26 juin 2015
OH, LA VILAINE !
Jésumarijosef, bien sûr que je fulmine, que je réagis et rugis au quart de tour, mais j'évite de donner des leçons, alourdi par le poids de mes propres péchés et de mes discrètes turpitudes. Enfin, je fais du mieux que je peux et quoi que je pusse -tiens, tout à coup ça me gratte- ce n'est jamais assez.
Pourquoi ce préambule vaseux ? Oh, juste un petit renvoi aigre, une bouffée de dégoûtation chargée d'amers relents : vu l'âge canonique que j'ai atteint hier (64 livres, comme les obus du fameux Riffled Muzzle angliche !) j'en ai entendu(s) des donneurs de leçons, des prêcheurs de bien-pensance pour les autres, des vertus effarouchées qui se distrayaient à petit bruit derrière les rideaux de la dignité publique.
C'est une race inextinguible, coriace et active depuis la nuit des temps : souvenez-vous comme Molière les a allumés dans Tartuffe et Dom Juan... Dès le jardin d'enfants j'ai éprouvé une aversion suspicieuse pour tous les indignés de la zigounette qui flétrissent la moindre activité érotique et l'appareil qui permet de la pratiquer ; il n'y a pas comme les fous de Dieu pour se ménager un petit harem d'esclaves sexuel(le)s, pendant que leurs légitimes sont priées de se cacher, elles, ces catins provocatrices dont les appas provoquent d'excusables pulsions chez l'homme !
Et je n'ai jamais pensé beaucoup plus de bien de ceux qui venaient nous exhorter, avec des mots enflammés, à la tempérance, l'économie, la modération, l'humilité et la droiture. J'aurais été plus convaincu par ce qu'ils auraient prouvé à travers leurs actes, mais là j'aurais pu attendre longtemps.
Dernier exemple en date de ces tartuffades -Auvergne, il y a ta truffade délicieuse ! mais ça n'a aucun rapport- les indignations de madame Lagarde, presque à court de mots pour fustiger les vilains Grecs qui carottent le fisc (certes, sport national) et pourtant dispensée, selon Le Monde, de payer le moindre maravedis, en qualité de fonctionnaire international, sur ses revenus de 380 000 euros...
Arrivé à ce stade de la compétition, je chope mon morey et je me casse, même si il n'y a pas l'ombre d'une vague à l'horizon. DMOS
PSG* :
Je craque : outre les pléonasmes prononcés avec délectation à la radio, tels que mais toutefois, mais cependant, incessamment sous peu, voilà que le pronom il vient de décéder dans l'expression présentative il y a. Même dans la bouche de personnes qui se targuent de beau langage.
J'ai l'impression d'être en Allemagne : ya un problème, ya besoin de réformes, ya deux solutions... Ceci dit, venant d'un type qui a appelé son blog yadupeku, cette remarque est assez gonflée.
*Post scriptum gratuit.
Pourquoi ce préambule vaseux ? Oh, juste un petit renvoi aigre, une bouffée de dégoûtation chargée d'amers relents : vu l'âge canonique que j'ai atteint hier (64 livres, comme les obus du fameux Riffled Muzzle angliche !) j'en ai entendu(s) des donneurs de leçons, des prêcheurs de bien-pensance pour les autres, des vertus effarouchées qui se distrayaient à petit bruit derrière les rideaux de la dignité publique.
C'est une race inextinguible, coriace et active depuis la nuit des temps : souvenez-vous comme Molière les a allumés dans Tartuffe et Dom Juan... Dès le jardin d'enfants j'ai éprouvé une aversion suspicieuse pour tous les indignés de la zigounette qui flétrissent la moindre activité érotique et l'appareil qui permet de la pratiquer ; il n'y a pas comme les fous de Dieu pour se ménager un petit harem d'esclaves sexuel(le)s, pendant que leurs légitimes sont priées de se cacher, elles, ces catins provocatrices dont les appas provoquent d'excusables pulsions chez l'homme !
Et je n'ai jamais pensé beaucoup plus de bien de ceux qui venaient nous exhorter, avec des mots enflammés, à la tempérance, l'économie, la modération, l'humilité et la droiture. J'aurais été plus convaincu par ce qu'ils auraient prouvé à travers leurs actes, mais là j'aurais pu attendre longtemps.
Dernier exemple en date de ces tartuffades -Auvergne, il y a ta truffade délicieuse ! mais ça n'a aucun rapport- les indignations de madame Lagarde, presque à court de mots pour fustiger les vilains Grecs qui carottent le fisc (certes, sport national) et pourtant dispensée, selon Le Monde, de payer le moindre maravedis, en qualité de fonctionnaire international, sur ses revenus de 380 000 euros...
Arrivé à ce stade de la compétition, je chope mon morey et je me casse, même si il n'y a pas l'ombre d'une vague à l'horizon. DMOS
PSG* :
Je craque : outre les pléonasmes prononcés avec délectation à la radio, tels que mais toutefois, mais cependant, incessamment sous peu, voilà que le pronom il vient de décéder dans l'expression présentative il y a. Même dans la bouche de personnes qui se targuent de beau langage.
J'ai l'impression d'être en Allemagne : ya un problème, ya besoin de réformes, ya deux solutions... Ceci dit, venant d'un type qui a appelé son blog yadupeku, cette remarque est assez gonflée.
*Post scriptum gratuit.
mercredi 24 juin 2015
CONCHITO SAUCISSE
Il y a peu, je vous laissais entendre que même pour obtenir 700 000 followers je n'étais pas prêt à dénaturer ce physique que tous les centenaires m'envient. Malgré tout je n'ai pas pu empêcher la petite souris qui trotte dans mon cerveau d'aller son chemin et je me suis dit que si je devais, un jour, céder aux sirènes de la superficialité, je ne chercherai pas à m'approcher de l'icône nabillesque -en raison de mon allergie au silicone- mais j'essaierai de cultiver l'indétermination générique, l'hermaphrodisme, afin de devenir le premier romancier trans.
Bien entendu je prendrai un pseudonyme ; Conchito Saucisse, outre qu'il fait référence à une star mondiale, me paraît d'une poésie délicieuse, ouvrant un champ infini à des jeux de mots d'une grande délicatesse.
Je peux teindre ma barbe et me perruquer, arrêter le vélo pour que mes mollets se démusclent et le surf-kayak pour réduire mes épaules, flûter ma voix et laisser pousser mes ongles. Toutefois j'ai quelques réticences à exprimer : quand je vois le temps que passe ma femme à se maquiller (et à se démaquiller) j'ai déjà des impatiences au bout des doigts ; j'adore marcher en nus-pieds et j'angoisse un peu de passer de la tong aux talons aiguilles ; l'épilation totale, notamment des parties géniales -vous croyez que j'ai oublié un t ?-, je ne la sens pas bien.
Maintenant, une solution serait que vous me fassiez une pub démente et que le téléphone à rab' provoque un tsunami de curiosité... Je vous promets qu'à l'instant où j'aurais plus de suiveurs de mon blog que Nab je twitte au président.
PS : Pour ceux qui ont des petits creux dans la journée, n'oubliez pas MA GUEULE OUVERTE, à déguster sur http://www.youscribe.com/ catalogue/tous/litterature/ autres/ma-gueule-ouverte- 2576863
Bien entendu je prendrai un pseudonyme ; Conchito Saucisse, outre qu'il fait référence à une star mondiale, me paraît d'une poésie délicieuse, ouvrant un champ infini à des jeux de mots d'une grande délicatesse.
Je peux teindre ma barbe et me perruquer, arrêter le vélo pour que mes mollets se démusclent et le surf-kayak pour réduire mes épaules, flûter ma voix et laisser pousser mes ongles. Toutefois j'ai quelques réticences à exprimer : quand je vois le temps que passe ma femme à se maquiller (et à se démaquiller) j'ai déjà des impatiences au bout des doigts ; j'adore marcher en nus-pieds et j'angoisse un peu de passer de la tong aux talons aiguilles ; l'épilation totale, notamment des parties géniales -vous croyez que j'ai oublié un t ?-, je ne la sens pas bien.
Maintenant, une solution serait que vous me fassiez une pub démente et que le téléphone à rab' provoque un tsunami de curiosité... Je vous promets qu'à l'instant où j'aurais plus de suiveurs de mon blog que Nab je twitte au président.
PS : Pour ceux qui ont des petits creux dans la journée, n'oubliez pas MA GUEULE OUVERTE, à déguster sur http://www.youscribe.com/
mardi 23 juin 2015
SCROGNEUGNEU
Jésumarijosef, je le savais... Je me doutais que ma zénitude, chèrement acquise au prix de réveils dès potron-minet et de caillettes matutinales sur les berges de ma rivière auvergnate, ne durerait pas.
Je l'admets, j'ai commis une erreur technique : après avoir ouï les informations sur France Culture -lesquelles m'avaient laissé de marbre- j'ai eu la sotte idée d'écouter les imitations de Laurent Gerra sur RTL, et, cédant au plaisir du brin de vaisselle du ptidèj (ma vie domestique est absolument passionnante) je n'ai pas changé de chaîne !
La bévue, l'impair, le pas de clerc (et non pas de leclerc) : ainsi va le monde, certaines nouvelles tirent l'ire* du quidam auditeur et me voilà tempêtant (je me suis promis la continence dans le jeu de mots, mais là ça me chatouille furieusement) contre la dénaturation du financement participatif.
Je m'étais déjà indigné de la campagne du musée de Lyon pour acquérir une toile (ÉPANCHEMENT D'ACRIMONIE, 12 février 2015), voici que pour financer sa candidature aux jeux olympiques [six millions pour aboutir à la présentation du dossier !] Paris va recourir au crowdfunding -Vaugelas et Littré, pardonnez moi cet anglicisme !
Comme toujours, nous risquons de voir les gros dévorer et les petits picorer les miettes du festin ; le financement participatif c'est la seule opportunité pour les modestes et les débutants de mener à bien un projet. Ayant l'esprit mal placé, je crains que les sources ne se tarissent pour les petits entrepreneurs du culturel... laissons-leur l'usage du financement solidaire. Les gros appétits disposeront toujours du mécénat.
Sur ce, je mâchais et remâchais ma révolte lorsque j'ai entendu parler d'un fait divers qui m'a rendu le sourire : un fondu de première, monté sur un pylône d'une ligne à haute tension pour réclamer le retour du général De Gaulle. Moi, je serais prêt -le jour où je serai fou comme un âne qui a une guêpe dans le croupion- à grimpercher sur des caténaires pour obtenir le retour de Camus et de Desproges.
Allez, je prends mon morey sans conviction (plusieurs jours de pétole) et je me casse. DMOS
*D'où la parole est d'argent.
Je l'admets, j'ai commis une erreur technique : après avoir ouï les informations sur France Culture -lesquelles m'avaient laissé de marbre- j'ai eu la sotte idée d'écouter les imitations de Laurent Gerra sur RTL, et, cédant au plaisir du brin de vaisselle du ptidèj (ma vie domestique est absolument passionnante) je n'ai pas changé de chaîne !
La bévue, l'impair, le pas de clerc (et non pas de leclerc) : ainsi va le monde, certaines nouvelles tirent l'ire* du quidam auditeur et me voilà tempêtant (je me suis promis la continence dans le jeu de mots, mais là ça me chatouille furieusement) contre la dénaturation du financement participatif.
Je m'étais déjà indigné de la campagne du musée de Lyon pour acquérir une toile (ÉPANCHEMENT D'ACRIMONIE, 12 février 2015), voici que pour financer sa candidature aux jeux olympiques [six millions pour aboutir à la présentation du dossier !] Paris va recourir au crowdfunding -Vaugelas et Littré, pardonnez moi cet anglicisme !
Comme toujours, nous risquons de voir les gros dévorer et les petits picorer les miettes du festin ; le financement participatif c'est la seule opportunité pour les modestes et les débutants de mener à bien un projet. Ayant l'esprit mal placé, je crains que les sources ne se tarissent pour les petits entrepreneurs du culturel... laissons-leur l'usage du financement solidaire. Les gros appétits disposeront toujours du mécénat.
Sur ce, je mâchais et remâchais ma révolte lorsque j'ai entendu parler d'un fait divers qui m'a rendu le sourire : un fondu de première, monté sur un pylône d'une ligne à haute tension pour réclamer le retour du général De Gaulle. Moi, je serais prêt -le jour où je serai fou comme un âne qui a une guêpe dans le croupion- à grimpercher sur des caténaires pour obtenir le retour de Camus et de Desproges.
Allez, je prends mon morey sans conviction (plusieurs jours de pétole) et je me casse. DMOS
*D'où la parole est d'argent.
lundi 22 juin 2015
LE REVENU
Mes chers petits vampires, grâce à vous je viens d'enregistrer un encéphalogramme plat de toute beauté (je parle de mon graphique du nombre de vues quotidiennes) ; je suppose que vous étiez perdu dans la lecture de MA GUEULE OUVERTE...
Treize jours sans la moindre éructation littéraire, la moindre foucade stylistique : vous avez cru que j'avais cassé ma pipe, que j'étais parti chez les Trappistes, que j'étais atteint de panne textuelle.
Mazette, comme vous y allez : je suivais un séminaire de pêche à la truite en Margeride, pays de la bête du Gévaudan (heureusement, moi j'ai les miennes), où j'ai pu méditer sur la relativité de la notion de froid au lever du jour auvergnat, quand le brouillard vous enveloppe de son manteau de grisaille et que vous rentrez dans l'eau jusqu'aux fesses pour récupérer votre cuiller (leurre pour carnassiers, l'autre c'est plutôt pour la pêche melba).
Me voilà revenu (un pot, imaginez que je sois resté là-haut !*) et décidé à en découdre avec l'Adversité sournoise aux ailes de chauve-souris et au sourire de cafard [je devrais me méfier, je commence à écrire comme certains auteurs à la mode]. Ainsi, l'apparition mondiale du film MASSACRE A LA TRONCHONNEUSE, maintenant agrémenté d'excellentes musiques, n'attend plus que la disponibilité du diffuseur (mon grand fiston) ; par ailleurs, mon nouveau roman est toujours orphelin de sa page de couverture, mais nous prévoyons bien une parution fin octobre.
Allez je compte sur vous pour faire remonter ma courbe des vues journalières ; en revanche, même si je n'ai pas les 700 000 abonnés de Nabilla, ne comptez pas sur moi pour me faire greffer une paire de miches king size et raboter un peu de cerveau. Quant à un lifting, peau de lapin ! DMOS
* Un pot sur le revenu : c'est nul, mais j'ai des circonstances atténuantes, je reviens de vacances.
Treize jours sans la moindre éructation littéraire, la moindre foucade stylistique : vous avez cru que j'avais cassé ma pipe, que j'étais parti chez les Trappistes, que j'étais atteint de panne textuelle.
Mazette, comme vous y allez : je suivais un séminaire de pêche à la truite en Margeride, pays de la bête du Gévaudan (heureusement, moi j'ai les miennes), où j'ai pu méditer sur la relativité de la notion de froid au lever du jour auvergnat, quand le brouillard vous enveloppe de son manteau de grisaille et que vous rentrez dans l'eau jusqu'aux fesses pour récupérer votre cuiller (leurre pour carnassiers, l'autre c'est plutôt pour la pêche melba).
Me voilà revenu (un pot, imaginez que je sois resté là-haut !*) et décidé à en découdre avec l'Adversité sournoise aux ailes de chauve-souris et au sourire de cafard [je devrais me méfier, je commence à écrire comme certains auteurs à la mode]. Ainsi, l'apparition mondiale du film MASSACRE A LA TRONCHONNEUSE, maintenant agrémenté d'excellentes musiques, n'attend plus que la disponibilité du diffuseur (mon grand fiston) ; par ailleurs, mon nouveau roman est toujours orphelin de sa page de couverture, mais nous prévoyons bien une parution fin octobre.
Allez je compte sur vous pour faire remonter ma courbe des vues journalières ; en revanche, même si je n'ai pas les 700 000 abonnés de Nabilla, ne comptez pas sur moi pour me faire greffer une paire de miches king size et raboter un peu de cerveau. Quant à un lifting, peau de lapin ! DMOS
* Un pot sur le revenu : c'est nul, mais j'ai des circonstances atténuantes, je reviens de vacances.
mardi 9 juin 2015
NOTE A BENNER (2)
D'abord, pour ceux qui n'ont pas compris le jeu de mots du titre, je traduis : "note à jeter", contrairement à un nota bene !
Ensuite, je signale à ceux qui se jettent sur mes articles à peine sortis du four, que j'ai besoin de les AFFICHER pour apercevoir les fautes ; donc si vous les lisez avant que je l'aie fait (deux, trois fois certains jours) c'est à vos risques et périls...
S'il devait rester des erreurs, vous pouvez toujours me les indiquer dans un commentaire.
Enfin, pour les lecteurs récents, s'ils deviennent des visiteurs réguliers ils deviendront eux aussi mes "chers petits vampires", expression qui m'est venue en constatant que dès que je reste quelques jours sans publier je n'ai quasiment plus de visites. Ainsi mes lecteurs ont besoin de sang frais et dès qu'ils se sont abreuvés ils abandonnent ma dépouille exsangue, indifférents, à moins qu'ils ne sentent l'odeur d'une nouvelle hémoglobine littéraire !
Ensuite, je signale à ceux qui se jettent sur mes articles à peine sortis du four, que j'ai besoin de les AFFICHER pour apercevoir les fautes ; donc si vous les lisez avant que je l'aie fait (deux, trois fois certains jours) c'est à vos risques et périls...
S'il devait rester des erreurs, vous pouvez toujours me les indiquer dans un commentaire.
Enfin, pour les lecteurs récents, s'ils deviennent des visiteurs réguliers ils deviendront eux aussi mes "chers petits vampires", expression qui m'est venue en constatant que dès que je reste quelques jours sans publier je n'ai quasiment plus de visites. Ainsi mes lecteurs ont besoin de sang frais et dès qu'ils se sont abreuvés ils abandonnent ma dépouille exsangue, indifférents, à moins qu'ils ne sentent l'odeur d'une nouvelle hémoglobine littéraire !
CEUX DE LA LÉGION...
Jésumarijosef, j'étais en train de préparer benoitement mes affaires pour un séjour de pêche en Auvergne quand parvint à mes esgourdes l'information ulcérante, la nouvelle farcie au piment Scorpion, la bouchée médiatique qui provoque instantanément les brûlures d'estomac : la légion d'honneur à M. Akbar al-Baker, PDG de Qatar Airways.
Déjà un nom qui fait écho à Abd el Kader et toute sa smala... et n'allez pas croire que son état de Qatari m'irrite ; il serait guatémaltèque, béninois ou suisse, ce serait itou.
Non, l'arête dans ma gorge c'est cette notion de "mérite civil", le truc qui motive l'attribution de la décoration. J'ai quelque mal à en saisir les contours : la plus haute distinction française parce qu'on a acheté des avions...
Maintenant, ce qui est bien avec l'attribution de cette médaille c'est qu'elle libère à intervalles réguliers mon petit jet de vapeur humoural, ma malheureuse épouse attendant avec impavidité que ma routinière indignation s'évacue dans un discours usé jusqu'à la trame.
Mais, qu'y puis-je ? Il suffit que j'aille regarder la Croix de guerre 14-18 de mon grand-père Henri - un de mes trésors- pour fulminer (il y a quarante ans je fus le minet, niçois) et pour me navrer de la Légion d'honneur de Stallone, laquelle fut pour moi l'occasion d'un brame décennal dans ma cuisine et d'une incompréhension complète.
Je repense même, je ne sais pourquoi, à d'anciens collègues bouffis de suffisance de pouvoir arborer les Palmes Académiques ; dans ce cas, soit je me permettais un ignoble jeu de mots -je n'ai pas besoin de vous faire un dessin- soit je signalais que les gens intelligents comme Camus et Prévert étaient contre toute forme de décoration et que Marcel Aymé avait envoyé paître ceux qui lui offraient la Légion d'honneur avec une invitation à se "la carrer dans le train" de fameuse mémoire.
Sur ce, moi qui n'ai même pas une médaille de la vierge, je vais ranger mon morey et me casser dans le Cantal où l'on ne surfe pas souvent. DMOS
Déjà un nom qui fait écho à Abd el Kader et toute sa smala... et n'allez pas croire que son état de Qatari m'irrite ; il serait guatémaltèque, béninois ou suisse, ce serait itou.
Non, l'arête dans ma gorge c'est cette notion de "mérite civil", le truc qui motive l'attribution de la décoration. J'ai quelque mal à en saisir les contours : la plus haute distinction française parce qu'on a acheté des avions...
Maintenant, ce qui est bien avec l'attribution de cette médaille c'est qu'elle libère à intervalles réguliers mon petit jet de vapeur humoural, ma malheureuse épouse attendant avec impavidité que ma routinière indignation s'évacue dans un discours usé jusqu'à la trame.
Mais, qu'y puis-je ? Il suffit que j'aille regarder la Croix de guerre 14-18 de mon grand-père Henri - un de mes trésors- pour fulminer (il y a quarante ans je fus le minet, niçois) et pour me navrer de la Légion d'honneur de Stallone, laquelle fut pour moi l'occasion d'un brame décennal dans ma cuisine et d'une incompréhension complète.
Je repense même, je ne sais pourquoi, à d'anciens collègues bouffis de suffisance de pouvoir arborer les Palmes Académiques ; dans ce cas, soit je me permettais un ignoble jeu de mots -je n'ai pas besoin de vous faire un dessin- soit je signalais que les gens intelligents comme Camus et Prévert étaient contre toute forme de décoration et que Marcel Aymé avait envoyé paître ceux qui lui offraient la Légion d'honneur avec une invitation à se "la carrer dans le train" de fameuse mémoire.
Sur ce, moi qui n'ai même pas une médaille de la vierge, je vais ranger mon morey et me casser dans le Cantal où l'on ne surfe pas souvent. DMOS
jeudi 4 juin 2015
SPORTOPHOBIE
Jésumarijosef, on peut me soupçonner de bien des turpitudes (sieste devant l'inspecteur Barnaby, lecture vespérale et réitérée de Jean-Marc Sylvestre, matage de jolies plastiques au bord de mer) mais pas de mépriser le sport (vélo tous les jours, kayak chaque semaine, escalade dès que je le peux). Outre ma plastique d'Apollon -à poils longs ?-sexagénaire, il m'offre la détente, la zénitude (là, ma femme est sceptique), un appétit jamais en défaut et parfois -quand je surfe- la trompeuse sensation que j'ai trente balais (le lendemain le balai dans mon dos raidi me ramène à une plus juste appréciation de mon âge) ; ce nonobstant, le sport me sort des yeux, m'insupporte et me fait vomir. Je parle évidemment de ce qu'on considère comme tel dans tous les médias : le spectacle monté en chantilly et nappé de la sauce hyperbolique de journalistes spécialisés.
Depuis le début de l'année je n'ai vu qu'un match : Toulon-Clermont, parce qu'ici on vit au rythme du RCT. En revanche, le foot, le tennis et tout le toutim, macache, nib, peanuts, que dalle !
Oh, le vilain garçon ! me direz-vous ; certes, mais ma colère, pas (jeu de mots pour océanographe, si le taxi folie a)... Comment ne pas rugir quand on a vu les terres agricoles avalées par le grand stade de Lyon, ne pas vociférer lorsqu'ont disparu les champs de blette de la plaine du Var pour le même motif (ah, la tarte de blette niçoise !), ne pas ululer comme un dingue à chaque fois que Roland-Garros bouffe un morceau de Bois de Boulogne.
D'ici je vous entends penser " Hou, le petit canaillou anti-progrès" ! Et vous pouvez rajouter, gros jaloux, parce que quand je pense à tous mes amis et parents artistes qui se font tailler en pièces en ce moment j'ai la bouffaïsse, comme on disait dans le quartier du port.
Soyons honnêtes, au bout d'une heure de tennis je craque : imaginez, les gars prennent le temps de s'essuyer, de boire, de manger, de s'asseoir, de faire rebondir la chose jaune et sphérique, de balayer le sol de la semelle, de discuter avec l'arbitre, de se faire masser, de se faire jeter des serviettes. Tout juste s'ils ne vont pas au goguenot. Trois heures de cela et je deviens fou.
Allez, je crois que je vais prendre mon morey et me casser à la plage, même si je dois attendre huit jours les bonnes vagues. DMOS
Depuis le début de l'année je n'ai vu qu'un match : Toulon-Clermont, parce qu'ici on vit au rythme du RCT. En revanche, le foot, le tennis et tout le toutim, macache, nib, peanuts, que dalle !
Oh, le vilain garçon ! me direz-vous ; certes, mais ma colère, pas (jeu de mots pour océanographe, si le taxi folie a)... Comment ne pas rugir quand on a vu les terres agricoles avalées par le grand stade de Lyon, ne pas vociférer lorsqu'ont disparu les champs de blette de la plaine du Var pour le même motif (ah, la tarte de blette niçoise !), ne pas ululer comme un dingue à chaque fois que Roland-Garros bouffe un morceau de Bois de Boulogne.
D'ici je vous entends penser " Hou, le petit canaillou anti-progrès" ! Et vous pouvez rajouter, gros jaloux, parce que quand je pense à tous mes amis et parents artistes qui se font tailler en pièces en ce moment j'ai la bouffaïsse, comme on disait dans le quartier du port.
Soyons honnêtes, au bout d'une heure de tennis je craque : imaginez, les gars prennent le temps de s'essuyer, de boire, de manger, de s'asseoir, de faire rebondir la chose jaune et sphérique, de balayer le sol de la semelle, de discuter avec l'arbitre, de se faire masser, de se faire jeter des serviettes. Tout juste s'ils ne vont pas au goguenot. Trois heures de cela et je deviens fou.
Allez, je crois que je vais prendre mon morey et me casser à la plage, même si je dois attendre huit jours les bonnes vagues. DMOS
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