Amis sportifs, je suis le seul intellectuel 50% sportif;
amis intellectuels, je suis le seul sportif 50% intellectuel;
amis cons, allez surfer ailleurs;
amis, jeunes ou vieux, qui ne voulez pas mourir idiots, venez me rendre une petite visite de temps en temps.

lundi 19 janvier 2026

JOURNAL D'UN PRISONNIER

     Mes chers Nobés, vous savez que je n'ai aucune propension à la satire, pas plus qu'à la raillerie ou à la dérision. Donc, je vais vous raconter une histoire édifiante dans un esprit dépourvu de fiel comme d'acidité.

    N'y voyez pas de similitude sarcastique avec le livre d'un certain N.S., dont quelques esprits pervers se sont gaussé comme quoi jouer les Hugo (Le dernier jour d'un condamné) quand on a passé quinze jours dans le carré VIP de la Santé, c'est un peu gonflé.

    Voici, mon journal d'un prisonnier... 

    "Un jour, dans une zone isolée d'un lieu public, un de mes amis, M.X, torturé par une envie de miction matutinale, se mit en quête d 'un lieu d'aisance, un goguenot quoi ! De nature timide, il en a recherché un sis dans un secteur discret, éloigné de toute foule. Quand ce fut chose faite, il s'empressa de vidanger ce que certains prennent pour des lanternes et, s'étant rembraillé, sa prostate satisfaite, il empoigna d'une main, douteuse sur le plan microbien mais virile, la poignée des latrines. 

    Las ! Sort funeste, scoumoune ignoble, injuste poisse, le coude métallique lui resta dans la main. Impuissant, il entendit l'autre moitié (celle qui commandait le pêne) tomber à l'extérieur. Impossible d'ouvrir la porte. Il leva les yeux : l'espace entre le haut du mur et le plafond était trop étroit pour pouvoir s'échapper. Il était prisonnier. Il appela, cria, tambourina, vitupéra, couina, feula : en vain. Quelle idée de venir se soulager dans la partie la plus déserte d'un espace très fréquenté ! 

    Il dut attendre plus d'une heure pour être désincarcéré, subissant, après les affres de l'emprisonnement, les ricanements mal contenus de ses sauveteurs." 

    Eh bien, croyez moi, mon ami X aurait eu de quoi écrire le journal d'un prisonnier, mais cédant à son tempérament pétri de modestie et d'humilité, il s'est contenté de me narrer sa mésaventure. Moi-même, je me sentirais bien d'en tirer un best-seller, comme l'illustre N.S., que j'intitulerais Deep inside the gogues.

     Allo! Non, mais allo, quoi !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire